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Critique du Roman : Fils de la Haine
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Critique du Roman : Fils de la Haine

Avis critique rédigé par Lucie M. le lundi 2 janvier 2006 à 1743

Je suis fils de la Haine...

Je suis fils de la haine et du carnage. Bientôt, tous le sauront.
Dans un Hong Kong futuriste, Patrick Eris nous dépeint un univers cyberpunk très approfondi où internet est devenu au fil du temps la Trame créée pour lutter contre la naissance d’un état virtuel. Ce sont Les Builder’s of Anarchy, d’anciens Hackers, qui sont à la racine de cette création. Cette dernière est un gigantesque réseau virtuel où l’interfacé peut facilement surfer comme il l’entend. Ensuite, par le biais d’une enquête policière, l’auteur nous conduit efficacement, accompagné par de multiples personnages attachants, vers une histoire captivante et une intrigue surprenante. Fils de la Haine est un roman qui se dévore d’un trait.
Tout du moins, Fils de la Haine peut paraître difficile d’accès au premier abord. Difficile d’accès de part un univers fort recherché où il est ardu d’ingérer tout de suite "les composants" qui font de Fils de la Haine un excellent roman. Hong Kong est composé de conglomérats, d'organisations contre le crime comme celle de Syan Shanda - l’Organised Crime and Trial Bureau - ou de différentes sociétés dont les descriptions fourmillent de détails. Le lecteur peut facilement se perdre. Cependant il suffit simplement de s’ouvrir à cet univers également pourvu de chiens bioaltérés, d’armes destructives comme le disrupteur ou le H&K, de nanomusique, etc. pour que l’engouement littéraire aille crescendo.
Comprenant un prologue, deux parties et un épilogue, ce roman fait de plus référence à de nombreuses œuvres coréennes et chinoises. Que se soit films ou mangas, Patrick Eris connaît sur le bout des doigts l’atmosphère spécifique d’une ambiance à la John Woo ou à la Tsui Hark. Certains passages évoquent des scènes d’action dignes d’un film coréen ou des scènes de baston digne d'un Il était une fois en Chine. Egalement nous pouvons remarquer des ressemblances au dessin animé Ghost in the Shell très présentes en fin de roman.
De plus, chaque partie de Fils de la Haine débute par un extrait d’une chanson d'un groupe de musique tel que Nine Inch Nails, du génie Trent Reznor, d’Einstürzende Neubauten, du prolixe Blixa Bargeld tout en passant par Morgoth, issu initialement de la scène Death Métal. Il n'est pas habituel de retrouver des citations de ces excellents groupes précurseurs du mouvement musical Industriel ou continuateur, comme le cas de Morgoth, néanmoins cela est tout à fait adapté ; le choix des différents extraits se prêtant très bien au thème abordé dans Fils de la Haine.
Toutefois revenons-en aux personnages. Tout d’abord nous allons faire la connaissance de l’émérite Syan Shanda, au trait dur de la peuplade Mongole, et de sa coéquipière, la petite fleur fragile, Jiki. Tous deux vont être indirectement précipités au centre d’une énigme des plus sordides. Depuis quelques temps, à Hong Kong, sévit un être, un monstre ou pire encore, massacrant une quantité considérable de personnes et de manière abominable. Cette créature mystérieuse déclenche une véritable apocalypse sur son passage. Malgré cela Syan Shanda ne l’entend pas de cette oreille. Il fait partie de l’Organised Crime and Trial Bureau aprés tout et, en compagnie de Jiki, son prolongement sur la Trame, ils vont tout faire pour débusquer la dangereuse créature. Jiki, par le biais de la Trame dans la réalité profonde et Syan Shanda sur le terrain dans la basse réalité. Il seront également aidés par un être hors du commun que Jiki rencontrera par le biais de la Trame.
Néanmoins, l’action ne se déroule pas tout le temps à Hong Kong. Grâce à des interludes, où l’on découvre comment la Trame a été créé, par qui et à cause de quoi, nous pouvons évoluer en situation de flash back à Moscou ou à Saint Petersburg en rencontrant le Kalkar Oleg. Ces interludes qui sont en alternence avec l’enquête menée par Sayn Shanda et Jiki étoffent notre lecture tout en l’auréolant d’une présence réaliste. N’oublions pas également les quelques passages où la narration se fait par le biais des yeux des victimes de la créature ; moments de frayeurs sans nom.
Je suis fils de la haine et du carnage. Maintenant, ils ne peuvent plus l’ignorer.

La conclusion de

Aux frontières de l’Incréé, nous convolons entre la réalité profonde et la basse réalité. Entre présent et passé, de Hong Kong à Moscou, nous participons à une enquête policière en compagnie de personnages attachants. Patrick Eris, par le biais d’un univers cyberpunk, nous mène vers une réalité à la limite de notre futur. Avec maestria, il sait nous captiver à travers une histoire détaillée qui possède au final une intrigue surprenante. Fils de la Haine est de ces romans où l’on se pose des questions au gré de notre lecture. En revanche si notre futur réseau internet est du même acabit que la Trame je désirerais être cryogènisée pour voir ça de mes propres yeux !

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