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Critique du Roman : Substance Mort
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Critique du Roman : Substance Mort

Avis critique rédigé par Manu B. le jeudi 29 décembre 2005 à 0219

Substance Mort

« C’est un type qui passait ses journées à se secouer les poux des cheveux. Le toubib lui dit qu’il n’avait pas de poux dans les cheveux. Après être resté huit heures sous la douche, debout sous l’eau chaude, à souffrir le martyre, heure après heure, à cause des poux, il sortait et se séchait, et il trouvait encore des poux dans ses cheveux ; en fait-il en trouvait partout. Un mois plus tard, il en avait dans les poumons… »
Fred fait partie des stups. C’est un boulot comme un autre dans la police , sauf qu’il faut s’infiltrer dans le milieu des toxicomanes et la meilleure couverture est de faire comme ses compagnons. La drogue est sa couverture. Obligé, pense t-il, sinon ils auront des soupçons. Surtout que pour coincer Bob Arctor, il faut savoir prendre des risques et que ses compagnons de maisonnée ont peut-être des doutes…
Une œuvre intimiste. Substance Mort n’est pas qu’une œuvre hallucinée ou hallucinante de Philip Dick, c’est probablement l’une des œuvres les plus personnelles. Dick a baigné dans ces milieux de la drogue, ces amis étaient, pour certains, des toxicomanes, et Dick a perdu certains de ces êtres chers qui ont sombré dans la toxicomanie la plus dure qui soit puisque certains de ses amis ont fini dans des hôpitaux psychiatriques pour des psychoses sévères. Jugez plutôt de la longue liste de personnes à qui ce roman est dédié à la toute dernière page. La liste est longue. Alors ce livre est un hommage poignant pour ces personnes. « Ceux là furent mes camarades ; ils n’en est pas de meilleurs. Ils demeurent dans mon esprit, et l’ennemi ne sera jamais pardonné. « L’ennemi » fut l’erreur qu’ils commirent en jouant. Puissent-ils jouer tous, de quelque autre manière, et puissent-ils être heureux » est la dernière phrase émouvante de ce roman. Je vous laisse juges.
Paranoïa. Fred cohabite avec ses potes/junkies/cibles - il ne sait plus d’ailleurs s’il a toujours sous contrôle sa mission d’infiltration – avec lesquels il ne peut que consommer la drogue la plus dangereuse qui soit : la Substance Mort. Un nom qui ferait frémir n’importe quel flic de la stup, mais lui il a commis l’irréparable. Il a franchi la ligne blanche. Il est accro, ce qui ne va arranger sa situation à la stup. La paranoïa va s’emparer de lui, de ses compagnons, de lui, de la chère Donna, une fille paumée aussi. Mais quand il rend compte de l’avancement de son enquête, il y va avec son complet brouillé. C’est la règle. Impossible de le reconnaître. D’autant que son enquête sur ce Bob Arctor n’avance pas. Ils vont devoir poser des caméras…
Une scène frappante m’a fait halluciner : une scène de quelques pages où les comparses délirent sur un plateau de vitesse d’un vélo. Là est la force de Dick, trouver le détail qui fera la différence.
Ce roman est un livre de science –fiction et ce n’en est pas un, c’est un livre schizophrène, paradoxal, autobiographique. C’est le récit poignant de la détresse d’un homme piégé.

La conclusion de

Notez que ce roman doit sortir très bientôt avec des images très surprenantes.

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