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La Possibilité d'une île >

Critique du Roman : La Possibilité d'une île

Avis critique rédigé par David Q. le dimanche 13 novembre 2005 à 11:37

Une île hautement improbable

La possibilité d’une île est un de ces romans dont on peut dire « Je l’ai lu » dans les soirées mondaines car lire du Houellebecq – un presque Goncourt rattrapé par l’Interallié – ça fait bien. Mais derrière le roman d’un personnage de la littérature française, il y a une histoire d’anticipation sur l’Homme du futur. Dans une société où le clonage est possible et où l’Homme a évolué pour finalement n’être plus qu’une espèce d’animal-plante accroc à MSN, Houellebecq soulève pas mal de points noirs concernant la société actuelle.
Violence, sexe, dégoût d’autrui, cynisme, religion, ce roman nous emporte dans un torrent de petites idées sur divers sujets parfois caricaturaux mais parfois tellement vrais qu’on peut bien assimiler le personnage de Daniel1 à son auteur. Ainsi, ce personnage comique mais observateur réaliste arrive à dépeindre la société actuelle avec un certain recul et une pointe de pessimisme provocateur tout en plaisant aux foules. Ce succès entraînera ce personnage dans les bras de diverses femmes qui, c’est bien connu, seront la cause de sa perte.
Car certes, c’est un roman d’anticipation tout ce qu’il y a de plus fictif, mais Houellebecq se plait à nous y décrire ses fantasmes bien plus terre à terre, d’une façon plutôt crue. C’est plutôt inhabituel pour le genre « SF » qui est plus souvent pauvre en matière de sexe. Ici, on peut dire que l’auteur se fait plaisir tout en jouant la carte de la provocation avec son vocabulaire cru qui peut choquer les personnes non habituées à lire ce style de littérature. Attention donc à ne pas le lire trop ouvertement dans les transports en commun car certains passages sont vraiment bien chauds, je vous passe les détails.
Sinon effectivement à côté de ça, il cite de nombreux auteurs, des philosophes, des acteurs, il fait de la poésie et des longues phrases pleines de mots « intelligents », il nous livre ses réflexions philosophiques et souvent machistes sur la vie, les femmes, la société, la religion et le cul, le tout dans un style toujours narcissique et provocateur – comme le bonhomme finalement. On ne change pas un style qui marche, et qui paie. Mais en terme de roman SF, c’est assez pauvre. Sauf peut-être sur le fin, voir seulement dans l’épilogue, mais je dois dire qu’on reste plutôt sur sa fin. Alors que le roman semblait enfin prendre une direction nette après les deux tiers du livre, on assiste à une fin des années plus tard sans aucun transition ni explication, d’où un sentiment de manque et d’incompréhension d’un futur finalement rendu peu probable par ce manque. La note est donc plus un reflet du talent de l’écriture et de l’impression générale qu’un reflet de l’histoire en elle-même.

76

Un roman bien écrit, renfermant pas mal de réflexions sur notre société et ses mœurs mais qui, en terme d’anticipation, reste assez moyen même si certaines idées sont bonnes. Par contre, c’est la classe de lire un Houellebecq – et ça change de la littérature bon marché – donc si vous pouvez, allez-y.

Critique de publiée le 13 novembre 2005.

Que faut-il en retenir ?

  • Les réflexions sur notre société
  • Le langage cru, sans tabou
  • Le style Houellebecq

Que faut-il oublier ?

  • Un roman d'anticipation pas assez rendu crédible
  • Certaines scènes et mots peuvent choquer
  • L'histoire commence vraiment à la moitié du lire

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