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Critique du Film : Serenity

Avis critique rédigé par Nicolas R. le mercredi 26 octobre 2005 à 12:49

Le retour du Firefly le plus maudit du petit écran

Joss Whedon , bien connu du monde des séries TV américaines, est à l’origine de licences bien juteuses comme Buffy The Vampire Slayer et son spin-off Angel mais est aussi créateur et scénariste du comics Fray (une tueuse de vampire du futur jamais traduite en français) et depuis peu scénariste de Astonishing X-Men (en cours de parution chez Marvel France / Panini). En 2002, Whedon lance sur la FOX une série mêlant Science Fiction et Western et nommée Firefly . Malheureusement, la chaîne va alors massacrer la diffusion de la série, diffusant ainsi l’épisode pilote au deux tiers de la saison et utilisant comme premier épisode « The Train Job » , un épisode fort bien mené mais qui n’introduit en aucune manière la série auprès du public de la FOX peu habitué désormais à découvrir de la Science Fiction aussi originale. La série raconte les aventures de Malcolm Reynolds, commandant du vaisseau Serenity (un vaisseau de transport de classe Firefly), et de son équipage 500 ans dans le futur, mais est interrompu sans avoir conclu sa première saison, la chaîne ne diffusant même pas les trois derniers épisodes. Fort heureusement, la sortie en coffret DVD de la totalité des épisodes fin 2003 se révèle être une très bonne affaire. En effet les coffrets se vendent très bien et permettent de découvrir qu’une véritable communauté de fans de cet univers s’est créée.
Ayant prouvé que son univers pouvait être rentable, Joss Whedon s’est alors mis au travail pour porter Firefly au cinéma, s’essayant ainsi à l’écriture et la réalisation d’un long métrage, avant de s’attaquer au mythe Wonder Woman (sortie prévu en 2007). Et force est de constater que Monsieur Whedon fait décidément des merveilles quand il s’agit d’écrire avec fougue et passion. Adapter Firefly au cinéma n’était pourtant pas une mince affaire puisqu’il fallait que l’histoire puisse être appréciée par le grand public comme par les fans déçus ne n’avoir pas eu droit à une suite avant aujourd’hui. Autant le dire tout de suite, le pari est gagné à ce niveau là. Pas besoin d’être un inconditionnel de Firefly pour pleinement s’enthousiasmer pour Serenity. Heureusement, puisque le public français n’a eu droit qu’à une diffusion relativement intimiste sur Série Club. Bien sûr, les fans prendront plaisir à retrouver cet univers et ses références, mais les néophytes pourront aussi en découvrir toute la richesse. Le premier quart d’heure du long-métrage permet de se familiariser avec l’histoire et les personnages d’une manière fort intéressante, dont un plan séquence unique très réussi qui sert de générique.
Tout le casting de la série est donc réuni à nouveau pour continuer la saga. Un casting qui se révèle d’ailleurs très efficace sur grand écran. Le commandant du Serenity, Malcolm Reynolds (Nathan Fillion) est une sorte d’héritier spirituel de Han Solo, donnant ses ordres à un équipage plutôt hétéroclite constitué de soldats, Zoé et Jayne, d’une mécanicienne, Kaylee, d’un pilote, Wash, d’une compagne (sorte de prostituée), Inara, le prêtre Shepherd et d’un médecin, Simon et sa sœur River échappée d’un camp de l’Alliance qui est d’ailleurs au centre de l’histoire. En effet la jeune River Tam (Summer Glau) est activement recherchée par l’Alliance car elle représente une grande menace pour le régime actuel à cause de ses pouvoirs de voyance. On trouve également un allier de l’équipage en la personne de Mr Universe, un excentrique génie des communications. Le portrait de famille ne serait pas complet sans un « bad guy » à la hauteur des héros. Et c’est le cas ici avec The Operative, interprété par Chiwetel Ejiofor, un homme de main de l’Alliance chargé de retrouver River et Simon. Un personnage particulièrement intéressant dans sa façon d’être, toujours très détaché et d’un machiavélisme impressionnant. Du côté des méchants, il faut parler également des « Reavers », en français les Ravageurs, bien connu des fans de la série mais que les spectateurs n’avaient jamais vraiment rencontrés face à face. Les « Reavers » sont des barbares cannibales qui ont perdu toute humanité au fin fond de l’espace. Ils vivent dans des vaisseaux et débarquent sur des planètes éloignées pour y massacrer et violer jusqu’au dernier les humains qu’ils rencontrent. Les révélations autour de cette race de prédateurs sont d’ailleurs également un point important de l’intrigue.
Le scénario fait évidemment la part belle à l’action, mais avec une conviction en général absente de la majorité des films hollywoodiens récents. Ici, on en met plein les yeux mais seulement si c’est nécessaire. L’opposition entre les décors naturels style Western et la modernité des villes est à ce titre très intéressante et plutôt réaliste. Pas besoin non plus de montrer des armes lasers typiques des productions se déroulant dans le futur, ici c’est encore le règne des armes à feu à l’ancienne la plupart du temps. Cette façon d’appréhender la SF n’empêche pas le réalisateur de nous réserver une bataille spatiale particulièrement impressionnante et bien rythmée, à tel point que George Lucas et ses Star Wars pourraient en tirer quelques enseignements. Serenity fait preuve d’un traitement visuel et sonore qui différencie énormément cet univers par rapport à ce qui a déjà été vu auparavant, que l’on aime ou pas, il faut avouer que Joss Whedon a su faire de l’originalité et redonnait un souffle nouveau à un genre la plupart du temps trop stéréotypé. Les mouvements de caméras sont très mobiles et font preuve d’un dynamisme étonnant, que ce soit lors des scènes d’actions au sol ou pendant les scènes spatiales. A l’origine la série avait un style musical très particulier, en accord avec l’aspect Western, dont un générique tirant vers la Country. Pour le long-métrage, les musiques sont d’un style un peu plus classique à part pour l’avant générique qui rappelle quelque peu les influences Country originales.
L’aspect technique irréprochable ne fait pas pour autant passer les émotions et la profondeur des personnages au second plan. En effet, il faut reconnaître que Whedon a toujours su créer des personnalités attachantes. Serenity ne fait pas exception à la règle. Là où la plupart des films hollywoodiens récents se contentent d’aligner les moments de bravoures et les scènes d’effets spéciaux complexes et pour le moins irréalistes, Whedon met en avant ces personnages et leur histoire, et c’est bien ce qui est le plus important dans un film, même si les personnages secondaires auraient mérités un peu plus d’attention. L’humour est très présent et bien placé, du moins avant que les événements ne précipitent l’équipage dans une situation quasi désespérée où il faut agir sans perdre de temps. L’ambiance dans laquelle baigne le film surprendra certainement pas mal de gens, les multiples références à la culture asiatique, notamment dans les dialogues, mélangé à l’atmosphère des bars miteux d’un Far Far Far Far West (le fin fond de l'espace, c'est quand même loin), puis la découverte de cités ultra technologiques montrent une recherche permanente dans l’esthétique et l’originalité.

90

Joss Whedon nous gratifie ici d’un de ses meilleurs scénarios et d'une réalisation impeccable qui nous permet d’apprécier l'univers d'une série injustement annulée sans avoir eue le temps d’écrire ses lettres de noblesses. Serenity fera prendre conscience aux détracteurs de la série Firefly que cet univers SF – Western possède un grand potentiel, un spectacle très excitant et plein d’imagination, un véritable tourbillon d’émotions. Mais le peu de promotion faite autour du film risque de ne pas attirer beaucoup de spectateurs, qui auront bien tort de passer à côté d’un voyage aussi passionnant. Mais que tous les vrais fans de SF et d’aventures spatiales tentent l’expérience, ils ne seront certainement pas déçus et auront peut-être envie de découvrir la série par laquelle tout a commencé.

Critique de publiée le 26 octobre 2005.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario impeccable
  • Des effets visuels convaincants
  • L’ambiance si particulière
  • Les personnages très attachants
  • Espérons que la série renaisse de ces cendres (on peut toujours rêver)

Que faut-il oublier ?

  • Pas assez long ^_^
  • On en redemande !!!
  • Euh rien d’autre…

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