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Critique de Amakusa 1637 [#5 - 2005]

Ecrit par Lionel B. le dimanche 9 octobre 2005 à 10:43

La recherche d’alliés

Natsuki tente d’éviter le massacre de 30 000 personnes lors de la révolte des chrétiens qui a eu lieu en 1637. Pour ce faire, elle tente de rallier de son côté les clans qui ont participé à la boucherie. Ainsi, Amakusa 1637 n’est pas régi par de l’action mais bien par de la diplomatie. En effet, Michiyo Akaishi privilégie le dialogue au combat, comme cela devrait se passer dans le monde réel. Natsuki semble bien avancé dans sa tâche, même peut être trop facilement. Il apparaît alors que les soi-disant ennemis du peuple se laissent convaincre trop facilement. Quelle serait votre réaction si un individu venait vous voir en vous disant : « tu ne dois pas faire ça sinon cela aura telle incidence. Je le sais parce que je viens du futur. » A mon avis, la réaction première sera plus de l’ordre du « mais il est fou ce mec là ! » que du « ah bon ? Et bien d’accord je n’agirai pas ainsi. »
En revanche, malgré le peu d’action le manga se lit relativement vite du fait d’une bonne mise en page qui offre un bon confort de lecture. Il est également appréciable de noter la présence de personnage légendaire de l’époque d’Edo tel que Miyamoto Musashi et Yagyû Jûbe, des personnages souvent mis en scènes dans de nombreux films asiatiques (La Pierre et le Sabre avec Toshiro Mifune dans le rôle de Musashi et Makai tenshô de Kinji Fukasaku, avec Sonny Chiba dans le rôle de Yagyû Jûbe).
Le dessin est, quant à lui, de bonne qualité. Les expressions des différents protagonistes sont parfaitement retranscrites tout comme leurs gestuelles. En revanche, il n’y a pas de prise de risque au niveau des perspectives avec des plans qui restent sans grandes originalités.

à retenir

  • L'apparition de personnages historiques
  • La voie diplomatique préférée au combat

à oublier

  • Les personnages du passé ont tendance à croire trop facilement que L'héroïne vient du futur

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