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Critique de la Bande Dessinée : Ultra

Avis critique rédigé par Richard B. le mercredi 28 septembre 2005 à 08:26

Sex, Power and the City

Spring City est une ville où les super-héros semblent légion, et où ils mènent une vie de star, comme un grand joueur de football ou une star de cinéma. D’un côté, ils gèrent l’ordre public, et de l’autre une véritable campagne marketing. Pearl Penalosa fait partie de cette catégorie de super-héros très médiatiques, et a parfois du mal à concilier vie privée et vie publique. ..
Esprit de famille pour ce comics dont les deux auteurs sont Joshua et Jonathan Luna. Encore plus étonnant, voir l’aspect féminin traité par deux hommes certainement très influencés par la série « Sex and the City ». L’histoire est signée par Joshua et pour un premier ouvrage publié, le bonhomme impressionne déjà. L’auteur suit trois femmes aux personnalités assez diverses et pourtant très amies ; mais c’est surtout le personnage de Pearl Penalosa (Ultra) que Joshua suit le plus. A travers son image de super héroïne, Joshua Luna met en évidence les incohérences de la médiatisation et comment la star d’aujourd’hui peut devenir la perdante de demain. Critique d’autant plus méchante qu’il nous montre une population dénigrer ses héros juste à cause de leur vies privée. Que ce soit la télévision, la presse people, ou encore la publicité, tout passe à la moulinette. Autre sujet traité avec aisance, la sexualité des héroïnes, très influencée comme dit plus haut pas la série populaire « Sex and the City ». Pas de jugement facile cependant sur les torts hommes/femmes, les relations sont complexes et ne mettent aucun parti en tort, mais révèlent juste des faiblesses face à des circonstances. Pas de morale, pas de leçon ni de propagande provocatrice, juste la vie telle qu’elle peut apparaître. Au final, l’auteur ne garde le côté super héros que pour faciliter la lecture et le message, mais la bande dessinée aurait très bien prendre un pompier ou un policier qui passe pour un héros après une action médiatisée.
Pour le dessin c’est Jonathan Luna, qui se base tout de même sur les crayonnés de son frère Joshua. Là encore rien à dire, c’est sobre, le trait est précis, les plan assez variés et surtout les personnages vivent à travers les cases. Les filles sont belles mais loin d’être des poupées gonflables et en cela loin des modèles type Wonder Woman ou encore Supergirl. Oubliez les poupées Barbie de Turner ou de Jim Lee, les frères Luna préfèrent jouer davantage sur le charisme et la personnalité que sur le tour de poitrine.

91

Ultra est une merveille du comics US. Salué par les lecteurs et par la critique de l’autre côté de l’Atlantique, il ne fait aucun doute que ce fut mérité. Encore une fois un comics qui prouve que la bande dessinée américaine peut aussi être complexe et évoluée tous en utilisant ses mythes. J’en redemande !

Critique de publiée le 28 septembre 2005.

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