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Critique du Roman : Utopia
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Critique du Roman : Utopia

Avis critique rédigé par Lucie M. le jeudi 8 septembre 2005 à 1958

UTOPIA

451 est son matricule et ce chiffre lui sert de nom. 451 est technicien, dans la grande cité Utopia, et il habite dans la zone D. Il a passé les trente premières années de sa vie à bosser efficacement pour pouvoir obtenir sa Gradation. Le but ultime, et tant attendu, par tous les bons matricules qui se respectent. Pourtant un matin son réveil ne sonne pas et 451, porté par sa grande curiosité, va découvrir qu’Utopia, sa belle et grande cité productive, n’est pas réellement sous le contrôle des membres du Sécu-Réseau et des hauts Dignitaires que l’on aperçoit jamais.
Une Utopie est un projet de société idéale et parfaite, pour tous les citoyens qui y habitent. Une telle société peut être aussi qualifiée de chimérique car elle n’a pas encore été créée ("Never say never" comme chantait Dave Mustane). C’est ce que Sullivan Lord tente de nous expliquer dans son dernier roman en date : UTOPIA. Loin de son style littéraire lyrique et métaphorique, que l’on connaît grâce à son Tryptique Vampirique, l’auteur nous livre une vision très humoristique de notre société actuelle par le biais d’un récit d’anticipation. À première vue le roman en question nous paraît bien court, du haut de ses 151 pages. Toutefois quand on commence à le lire, et à réellement rentrer dans l’histoire, cette surprise ne nous dérange pas. Car même si les gros pavés sont plus tentants, là, et cela grâce au style narratif de l’auteur qui est très efficace, notre lecture coule tel un ruisseau des plus limpides.
Sullivan Lord s’amuse, de plus, à satiriser notre système de communication et de consommation. Tous les médias y passent, enfin non pas tous, sauf les médias sur support papier. Mais la raison pour laquelle les médias sur support papier y réchappent vous le saurez en lisant Utopia. D’ailleurs je trouve que le mode de vie d’Utopia est très proche du notre, même si il est poussé à l’extrême à cause du climat post-apocalyptique du récit. Quand on découvre au gré de notre lecture que la plupart des matricules sont neutralisés par des substances calmantes, placées dans leurs barquettes de nourriture quotidienne, on ne peut que songer à la plupart des gens, vivant dans notre société, qui ont besoin d’antidépresseurs ou d’anxiolytiques, fournis par leurs psychologues ou leurs médecins. Seulement, et cela rejoint sa satire du monde des médias, les matricules d’Utopia ne sont pas qu’abrutis par des médicaments. Mais aussi par des émissions de télé à caractère populaire et divertissantes. Comme par exemple La Canard Académie !!
Pourtant Utopia ne contient pas que des passages satiriques. Un récit, une histoire, des plus entrainantes, nous donne envie, et la curiosité, de lire la suite des découvertes du matricule 451. Accompagné de son robot André (avec qui il cause de manière très drôle), 451 devra endurer beaucoup d'interrogations à propos de ses origines, de ce qui se tapit sous les panneaux publicitaires de la cité Utopia et si c’est réellement bienveillant de choisir entre ses deux camps qui lui sont proposés bien malgré lui. Celui de la rébellion ou celui, bien pépère, de sa vie quotidienne de technicien. 451 est une sorte de héros, ou plutôt un antihéros, malgré lui et c'est qui fait tout son charme. Du reste, l’univers de Sullivan Lord perdure. Ses descriptions narratives sont des plus visuelles et elles se dévoilent à nous efficacement au gré de notre lecture. De même que les deux clins d’œil qui font références à l’univers et aux personnages de ses deux précédents romans.
Tout de même, j’en reviens aux nombres de pages du roman. Et une question me vient à l’esprit et sur tout quand nous découvrons la fin de cette histoire des plus rythmées. Est-ce que Sullivan Lord a voulu faire un genre de fin à la Richard Matheson ; à l’exemple de son sublime roman : Je suis une légende ; de part une fin surprenante et un court récit des plus rythmés. Ou a-t-il voulu simplement nous démontrer que la boucle de l’humanité était bouclée, et que de toute façon, il pouvait bien y avoir un éternel recommencement à notre naissance sur la Terre. Mais qui se finirait toujours de la même manière, celle de détruire ou de réduire en état de végétation nos semblables pour x raisons.

La conclusion de

Utopia est un roman au contenu humoristique et d’un rythme des plus soutenus grâce aux découvertes du matricule 451. Il aborde, par le biais de l’anticipation, une critique satyrique de notre société actuelle où tout le monde doit être sorti d’un moule unique et uniforme. Où pour exister, il faut travailler, tous les jours, comme des forcenés, pour profiter d'une retraite des plus misérables pour finir nos vieux jours. Dans notre société actuelle, ne plus pensez équivaut à la rédemption de l’esprit. Être sous le charme des multiples programmes télévisuels, qui font rêver certains d'entre nous, et par la même occasion consommer pour parvenir à la perfection du (stéréo) type Plouc Académie, nous libère de beaucoup de tracasseries. Donc comme le dit si bien le sous-titre d’Utopia: Pensez nuit gravement à la santé !!

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