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Critique du Roman : La Maison du Vampire
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Critique du Roman : La Maison du Vampire

Avis critique rédigé par Lucie M. le dimanche 14 août 2005 à 1344

Un roman longtemps oublié

La Maison du Vampire : Ernest Fielding, jeune poète talentueux, désire devenir le nouvel auteur en vogue. Quelle n’est pas sa joie quand il devient la pupille du célèbre écrivain Reginald Clarke et qu’il est invité par ce dernier à vivre dans sa maison. Cependant Ernest n’est pas au bout de ses peines puisqu’il va vite se rendre compte qu’une chose indicible est en train de lui arriver. Peu à peu ce dernier va être en prise à une singulière maladie des nerfs et grâce à sa rencontre fortuite avec la gracieuse Ethel Brandenbourg (l’ancienne maîtresse de Clarke) ; le jeune Feilding va se rendre compte de l’immuable danger dont il est victime. Progressivement Reginald Clarke perdra à ses yeux son immense pouvoir de séduction et une lutte des plus acharnées se livrera dans La Maison du Vampire.
Ecrit en 1907 par Georges S. Viereck, ce court roman est une œuvre romantique pourvue d’une trame des plus terrifiante. Qu’est-ce qui pourrait être plus abominable que de perdre son énergie créatrice et sa personnalité ? Finir comme une coquille vide sans âme et sans souvenirs ? Rien ! Traduit par Jean Marigny, spécialiste du thème vampirique en littérature et grâce à la majestueuse édition de La Clef d’Argent, les lecteurs et amateurs de vampires vont enfin découvrir le premier roman qui traite du vampire psychique. Un thème trop peu usité que l'on peut aussi découvrir en lisant L’Echiquier du Mal de Dan Simmons ou Les Vampires de l'Espace de Colin Wilson (Roman adapté sur grand écran en 1985 par Tobe Hooper sous le titre de Life Force).
Dans La Maison du Vampire tout commence innocemment. Puis c’est grâce à la montée croissante d’une tension assez forte qu’on va apprendre et ressentir, et cela à travers le regard innocent du jeune Ernest Fielding, quels sont les dangers de fréquenter une telle créature. Même si l’auteur aiguise notre curiosité dans les premières pages du roman, grâce à ses descriptions des pouvoirs psychiques de Reginald, c’est bien après l’apparition de Ethel Brandenburg, qu’on pourrait qualifier de personnage révélateur, qu’on subira les affres et l’indicible agonie de Fielding.
On pourrait aussi se poser énormément de questions sur le sens caché de ce roman fantastique. Et surtout sur ce qu’a voulu nous faire ressentir Georges S. Viereck. Comme par exemple la peur de perdre son identité créatrice et de ne plus pouvoir créer des œuvres artistiques ou de même perdre sa personnalité dans les limbes obscures du néant. Une peur qui doit être très dure à gérer pour toute personne dotée de capacité créatrice. La grande peur de tout artiste: perdre son inspiration.
Le Vampire psychique : Loin d’être une créature au goût prononcé pour le sang humain, le vampire psychique vise plus haut que cette matière organique qui nous fait vivre. Il vise notre esprit, notre âme. Bien qu’assez proche du vampire classique, grâce à un charme hors pair et à l’évident pouvoir de séduction qu'il inspire à son entourage, le vampire psychique possède cette force morale dès sa naissance et ne l’acquiert pas après sa mort. Toutefois c’est bien malgré lui qu’il utilise ce don obscur qui devient vite une obcession. Peu à peu il ne peut s’empêcher de l’utiliser et il en devient dépendant. Ce qui rejoint aussi le besoin de sang dont souffrent les vampires classiques. Cet aspect vampirique est très agréable à découvrir et il nous donne à réfléchir sur le développement de notre personnalité. Est-ce qu'il serait sage de croire que nous sommes tous en difinitive des vampires psychiques?

La conclusion de

D’une agréable légèreté La Maison du Vampire est un roman plein de grâce romantique, d’une sensibilité à fleur de page et d’une grande qualité littéraire. On ne lit pas ce roman : on le ressent. Et d'ailleurs de différentes manières. Premièrement grâce à son récit et deuxièmement à la splendide texture du papier. Un roman longtemps oublié qui devrait être classé dans les grands moments de littérature fantastique.

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