La bande son du film
Conan le Barbare fut composée par
Basil Poledouris en 1982 pour accompagner l'oeuvre de
John Milius.
Celle-ci possède une grande qualité, elle se calque admirablement bien aux images du film. Chaque morceau contribue à magnifier cet excellent long métrage qui conte les aventures du fort courageux Conan. Nous sommes transportés à travers 12 plages musicales qui décrivent avec puissance les faits et gestes du héros.
Néanmoins, mon passage préféré restera éternellement
The Gift of Fury quand les hommes de Thulsa Doom viennent détruire le village de Conan. C’est au-delà de toute perception auditive. C’est jouissif, exaltant et subjectif de bataille. Comme à l’image de ce passage du film. Le Chœur qui entame cette mélopée empreinte d’une touche destructive nous porte à un paroxysme musical comme le fait certainement, sur beaucoup de personnes, l’écoute du "
Carmina Burana" de
Carl Orff. Nous ressentons des frissons d’effroi et nous avons qu’une seule envie c’est de brandir une énorme épée ou un lourd marteau pour casser du crâne.
Puis la suite,
Collumn of Sadness, nous invite dans une mélopée vêtue de tristesse et d’affrontement. L’affrontement de la mère de Conan face à l’ignoble Thulsa Doom. La musique qui sort des instruments à cordes est empreinte de courage et de profond obscurantisme. Le Chœur plaintif nous émeut jusqu’au plus profond de notre être. Il nous semble revoir ce douloureux passage pour le jeune Conan qui perd sa mère.
Ensuite, les morceaux suivants sont toujours aussi évocateurs des images du film. En écoutant cette bande son il nous semble voir Conan grandir, s’épaissir, combattre, tomber amoureux et devenir un voleur jusqu’à son affrontement final où il pourra se venger du terrible Thulsa Doom.
En revanche, même si mon morceau favori est The Gift of Fury, je dois reconnaître que le voluptueux
The Orgy est sublime. Sublime et entraînant. On perçoit le rythme des tambourins qui nous rappelle les voiles des protagonistes féminines de la scène qui se déroule dans le repaire de Thulsa Doom.
D’ailleurs,
Basil Poledouris excelle dans l’art de retranscrire les ambiances bien spécifiques de certains films d’époque. On reconnaît également sa fine touche en écoutant son somptueux travail dans le film de
Verhoeven, "
La Chair et le Sang". Réalisateur qu’il accompagna musicalement avec de nombreux longs métrages comme
Robocop en passant par
Starship Troopers.