8e volume de la série Delcourt "
Côté obscur". Il est question cette fois de mettre à l’honneur une certaine Aurra Sing (aperçu vaguement lors d’un plan de la
menace fantôme sur Tatoïne), cela avec 2 histoires (une beaucoup plus longue que l’autre).
La première des histoires (
The Hunt for Aurra Sing (mars à juin 2001), nous entraîne au départ dans la ville de Coruscant, où Aurra Sing assassine deux Jedi sous les yeux d’une jeune Padawan. Le Conseil Jedi, commence à tenir compte de la menace ‘Aurra Sing’ et charge Ki-Adi-Mundi de retrouver cette chasseuse de prime qui par le passé était une élève Jedi. Ki-Adi-Mundi pour cette mission se fera accompagner de 2 connaissances : La Jedi Adi Galia et le Padawan A’Sharad Hett (un homme des sables).
Il fallait s’y attendre après les 2 bonnes séries qu’étaient
Chewbacca et
Chevaliers de l'Ancienne République, il fallait bien à un moment une baisse de régime. Il est sûr que cette histoire racontant les aventures de Aurra Sing fait vraiment pâle figure par rapport aux deux dernières qui nous avaient été proposées en France. Le scénario de
Timothy Truman souffre de logique par rapport à la saga. Comment un homme des sables peut-être Padawan ou même Jedi ? Déjà dans le principe, les Jedi vont rarement dans la bordure extérieure. Mais de plus, il est inconcevable, du moins dans la manière où on nous a toujours montré les hommes des sables, que l’un d’eux puisse être Jedi. Le personnage de D’A’Sharad Hett étant mis en avant cela m’a souvent interpellé dans le mauvais sens du terme. Ensuite, voir une ancienne élève (Aurra Sing) surpasser ses maîtres, et très facilement, paraît vraiment énorme. Aurra Sing a tendance à combattre honnêtement ses adversaires, de sabre à sabre, et remporter tout de même les combats, cela sans même avoir été au bout de sa formation. Pourquoi faire de cette chasseuse de prime une ancienne Jedi ? La mode actuelle est bien trop souvent de mettre des adversaires manipulant l’art Jedi. Ça me rappelle comment
Timothy Zhann avait fait preuve d’originalité avec un ennemi comme Thrawn, simple extra-terrestre, doté d’une grande intelligence.
Timothy Truman mène assez bien son entreprise, assez pour que l’on s’ennuie jamais, mais arrivé au bout on retient tous ces petits points négatifs et surtout une impression que l’auteur essaye de faire un mixte de deux formules qui ont réussies à l’univers de Star Wars :
Boba Fett et la mythologie Jedi. Mais parfois à force d’abuser d’ingrédient cela devient un peu indigeste.
L’élément agréable de cette histoire se situe dans le dessin de
Davidé Fabbri, très lisible, très agréable et efficace. Si le dessinateur évite les arrières plans complexes, les prises de vues et la mise en scène des cases font que souvent on oublie le manque de décors. La mise en couleurs de
Dave McCaig doit elle aussi contribuer énormément à cette facilité de lecture, j’ai même tendance à penser que le coloriste contribue énormément à cet ensemble agréable, il apporte les ambiances et les petits détails qui ne figurent pas toujours sur le dessin.
La seconde histoire (beaucoup plus courte) est illustrée et scénarisée par le même
Timothy Truman. Sans être méchant, je trouve que ce dernier est beaucoup plus talentueux dans le dessin que pour ses histoires. Le Trait possède une forte personnalité, et cette intrigue aurait même gagné à rester en noir et blanc. Par contre côté histoire, si le déroulement et les situations sont amusants, elle joue trop sur des clichés. Comme par le simple des hasards dans cette histoire de traque, on ne découvre que des planètes aperçues sur les films (Hoth, Tatooïne, Bespin, Endor).