Nifff 2009 : Connected, Crank 2 et Dead snow

5éme jour des festivités

L'avantage des comptes-rendus journaliers d'un festival c'est que l'on peut parfois en profiter pour glisser deux ou trois phrases sur des films qui sont projetés mais, qui ne touchent pas forcément le fantastique. Cela sera le cas aujourd'hui pour deux d'entre eux.

Si nous n'avons pas vu beaucoup de films dans la journée c'est parce que nous avons eu l'immense chance de rencontrer Abel Ferry, réalisateur du très réussi Vertige, Bong Joon-Ho qui est l'incroyable réalisateur de The host et enfin, Joko Anwar réalisateur de The Forbidden Door. Des rencontres enrichissantes que nous diffuseront prochainement sur le site.


(Joko Anwar)

Côté projection, la claque de la journée, voir de l'année, nous vient de Hong-Kong ! Connected se trouve pourtant être le remake asiatique du film américain Cellular, mais emmené par un savoir-faire qui dépasse en tout point le film d'origine pour rentrer tout droit dans la catégorie des meilleurs films d'action. Réalisé par Benny Chan, ce dernier offre aux spectateurs un film d'action époustouflant, aux prises de vues méticuleuses et aux cascades renversantes, et cela sans jamais en oublier l'émotion. Si on peut être surpris de sa présence dans un festival dédié au fantastique, le mot quant-à lui, lui correspond pleinement!


(Bong Joon-Ho)

Après un tel film que dire de Crank 2 : High voltage, film américain surfant sur le succès des GTA-Like, et jouant a fond la touche du décomplexé ? Doté d'aucune cohérence scénaristique, alignant des scènes parfois sans aucunes liaisons entre-elles, filmé sans aucune tentative de mise en scène, alignant un nombres incalculables de plans à la seconde, ce film pour ma part est un grand « foutage de gueule » irrespectueux vis-à-vis des spectateurs, à l'instar du grand « fuck you » fait par Jason Statham devant la caméra en fin de film, comme voulant dire au spectateur « on vous a bien entubé ». La foule hier n'y a vu que du feu et semble être sortie heureuse de ce type de cinéma déstructuré et débilitant, qui pour ma part me fait froid dans le dos : « c'est ça le cinéma de demain ? ».

Pour terminer, Nous sommes allés retrouver les zombies-Nazies de Dead Snow, film certes référentiel mais purement jouissif, déjà diffusé lors du BIFFF. Si pour ma part j'ai une nouvelle fois ri comme un malade, j'ai regretté de n'avoir pas partagé cette opinion avec Romain qui pour sa part y est resté totalement hermétique.

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