Stargate Atlantis saison 5 : Retour sur la fin de cette série culte !

Notre avis sur la fin du show avec cette critique du dernier épisode

C’est déjà fini après 5 ans d’antenne. La série culte, Stargate Atlantis, s’est achevée vendredi soir sur la chaine SciFi-US après très exactement 100 épisodes à son actif. Même si un téléfilm verra le jour cette année, on ne peut que regretter l’annulation qu’un rendez-vous, devenu hebdomadaire pour 20 épisodes, touche à sa fin si brutalement.

Faisant directement suite à l’épisode Vegas (5x19), Enemy at the Gate (5x20) est pourtant le tout dernier épisode de Stargate Atlantis. Todd vient d’apprendre à toute l’équipe du vaisseau Atlantis qu’un Wraith est désormais en possession de nombreux EPPZ afin d’alimenter un vaisseau qui se dirige, en ce moment même, sur la Terre. Un épisode plein de tension et de suspense, puisque dès le début, toute l’équipe se retrouve devant un gigantesque vaisseau Wraith. Reprenant le scénario d’un des épisodes de la série mère, Stargate SG-1, Atlantis a du mal à faire dans l’originalité pour cette dernière aventure. Il faut dire que notre planète a déjà bien exploité le fait qu’un ennemi vient s’attaquer à elle, et ce n’est pas une armée de Wraith, venant de la galaxie Pégase, qui va lui faire peur.

Pourtant, même après divers évènements qui ont failli détruire l’humanité, la Terre n’a toujours pas d’armement digne de ce nom, pour tenter de se défendre contre une invasion. Heureusement pour nous, les scénaristes ont eu la fertile imagination de n’inclure qu’une petite proportion de Wraith dans le vaisseau, ce dernier à beau être gros, il n’en reste pas moins assez vide. « Ouf ! », pourrait-on alors crier, mais bien entendu, durant les 45 minutes d’épisodes, les rebondissements seront les maitres mots d’un combat s’annonçant épique, malgré un manque d’originalité flagrante. Quoiqu’il en soit, cet épisode est globalement décevant dans l’ensemble, notamment parce qu’il en fait trop dans les effets de style. On retiendra les incessants propos de Woosley qui ne sert décidément à rien lorsqu’il déclare qu’il aurait mieux fait d’envoyer plus de soldats pour tenter de détruire l’ennemi…

Le scénario manque d’idées, lorsqu’on nous annonce la mort d’un membre de l’équipe, on n’y croit pas une seconde, il faut dire que le faire dans un series-finale, c’est manquer terriblement son coup. Surtout lorsque l’on annonce quelques semaines avant la diffusion de l’épisode, qu’aucun cliffhanger n’est prévu. La mort du docteur Beckett avait pourtant été extrêmement bien mise en avant dans le scénario de la saison 3. Toutefois, dans Ennemy at the Gate, on retrouve avec plaisir des visages connus des fans de la licence Stargate, les amateurs de SG-1 verront l’apparition du Major Davis (Colin Cunningham), tandis que ceux qui préfèrent Atlantis, s’attarderont sur le retour du Docteur Beckett (Paul McGillion), de Zelenka (David Nykl) ou encore de la brillante Samantha Carter (Amanda Tapping), cette dernière rend d’ailleurs un magnifique hommage à Don S. Davis, l’acteur étant décédé depuis juin dernier. 45 minutes, c’est finalement très peu pour éviter les raccourcis. Et c’est d’ailleurs cela qui gâche particulièrement la fin d’Atlantis. Les Wraiths sont expédiés rapidement du scénario, pour laisser place à une entrée surprenante d’Atlantis sur Terre. Car même si la fin reste en tout point prévisible, l’évènement de l’épisode reste celui de l’atterrissage du vaisseau des Anciens près de San Francisco, un retour de l’équipage fracassant et bourré d’émotion. Et déjà, le générique de fin se fait entendre, laissant un gout amer, celui d’une fin décevante, mais qui reste émouvante.

Manquant cruellement de dynamisme, cette conclusion à la série reste décevante par rapport aux autres saisons. Il aura fallu attendre 45 minutes pour découvrir l’image qui marquera les esprits des fans, celle d’un retour à la maison, impensable au début de la saison 5.

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