Preview de l'épisode pilote de Knight Rider (2008)

ou le remake/suite foireux de K2000

Knight Rider est la suite/remake de la série plus connue en France sous le nom de K2000. Cette nouvelle version lancée cette année aux Etats Unis - 20 ans après - est à la fois une suite à la série avec de nouveaux acteurs et un nouveau KITT kitté, mais passe aussi pour un remake tant les analogies avec l'originale sont nombreuses. Autant etre franc dès le départ, cette nouvelle version est loin d'égaler l'originale et se trouve avoir de nombreux défauts.
Analyse du pilote L'épisode pilote pose les concepts et les personnages de la série. Ici les concepts sont faciles à comprendre puisque ce sont les mêmes qui ont fait de K2000 une série à succès. Une voiture intelligente, bourrée de gadgets électronique et qui va aider son conducteur à résoudre les problèmes. Rajoutez à KITT un compagnon plutôt beau gosse, sachant se battre et qui n'a pas peur d'être hors la loi et vous obtenez la copie conforme du Michael Knight (David Hasselhoff) d'origine. Seulement de petites modifications pour essayer de remettre au gout du jour l'aspect un peu kitchouille de la série font que ça ne colle pas et ce, dès le pilote.
Le nouveau KITT Déjà, le nouveau KITT (ou K3000 selon les indications sous le capot) n'a plus la classe de l'ancien. La Pontiac aux formes sportives mais qui pouvait encore passer inaperçue est remplacée par une Ford Mustang proche de Fast & Furious - manque plus que les flammes sur le coté - et là on se dit que la discrétion va être difficile. Heureusement (hic) la voiture a été conçue avec des nano-robots qui peuvent modifier son apparence extérieure ou la rendre indestructible (mais seulement quand KITT est en marche). Elle peut aussi dépasser les 300km/h tout en ne consommant qu'un litre aux 150, parler bien sur et maintenant elle dispose d'une connexion internet et de Google Earth. Bref il ne lui manque plus que les roues rétractables et le voyage dans le temps pour être la caisse parfaite. En voyant peu à peu les caractéristiques de la voiture se décliner, on s'aperçoit que la subtilité a été mise au placard au profit d'une série snack, faite pour accrocher les nouveaux téléspectateurs sur le papier mais qui risque de vite devenir encombrante, comme un papier gras.


Et les nouveaux acteurs alors ? Il aurait été stupide de faire reprendre le rôle à un David Hasselhoff trop vieux qui n'aurait pas supporté les accélérations et qui aurait eu du mal avec Internet. Non, il fallait un jeune fougueux pour piloter KITT et devenir son extension humaine. C'est Justin Bruening alias Mike Traceur qui reprend les commandes du bolide avec des motivations différentes - moins bonnes diront certains - mais toujours avec cette ambigüité qui le place à la limite de la légalité. Preuve que la subtilité de la série s'est envolée, ce nouveau Michael emballe la fille du patron (Deanna Russo) dès le premier épisode - il faut dire qu'elle n'était pas farouche - et tout se termine avec la fameuse sortie de KITT non plus d'un camion mais... d'un avion. La fille du concepteur de KITT, Sarah Graiman (Deanna Russo), est la remplaçante de Bonnie, l'ingénieur sexy qui bichonnait KITT. La nouvelle est plus jolie mais perd en crédibilité scientifique là où un juste milieu avait été trouvé. Il faut dire que le scénario n'aide pas non plus à apporter de la crédibilité à l'ensemble mais c'est encore autre chose. Dylan, l’ami de Mike (interprété par Wayne Kasserman) a un rôle encore plus pauvre puisqu'on ne le voit que quelques minutes, le temps de comprendre qu'il sera l'éternel second, et qu'il réapparait à la fin comme par enchantement, intégré à l'équipe - comme s'il pouvait aider.
Pour en finir Vous l'aurez compris si vous avez lu l'article jusqu'au bout, ce remake/suite de K2000 n'est pas à la hauteur de son ainé. Là où la série était certes un peu kitschouille, parfois même assez nulle, mais tout de même bien équilibrée, ancrée dans la réalité du moment et finalement divertissante, on se retrouve avec une pale copie, plus jolie, plus brillante, mieux filmée, mais bien mal pensée qui conviendra peut être aux plus jeunes geeks d'entre nous mais certainement pas au même public qu'hier. Ok pour évoluer et faire une nouvelle version si c'est pour avoir un nouvel angle d'approche. Mais si c'est, comme ici, pour nous sortir une série bling-bling - comme dirait l'autre - qui n'a d'autre intérêt que de tout exagérer pensant que ce sera forcément mieux, les producteurs ont eu faux sur toute la ligne.

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