Le phénomène The Eye of Judgment

Quand Sony et Wizards of the Coast donnent vie à vos cartes


Faute de temps, faute de bug SFU et faute de courage – je l’avoue –, je ne vous ai pas encore causé d’un nouveau jeu qui a littéralement mis en fête mon esprit ludique lorsque je l’ai déciouvert sur un stand du Salon du Jeu, début octobre. Il s’agit de The Eye of Judgment, un concept révolutionnaire qui mixe deux hobbys bien distincts ; le jeu vidéo et le jeu de cartes à collectionner.

Une animation sur le stand du Salon du Jeu qui connut un franc succès

The Eye of the Judgment, c’est le mariage d’intérêt entre un géant du JCC, Wizards of the Coast, et un colosse du milieu vidéo ludique, à savoir Sony. Finalement, le jeu se présente, dans sa thèmatique de base, comme une sorte de Magic ou de Yu-Gi-Oh!, mais appréhendés sous leur forme la plus primaire, avec un système de règles très simple. Les joueurs composent donc un deck à partir de séries de collections de cartes à parution régulière qu’ils peuvent acheter à l’unité ou par boosters de 8 cartes. Ceci fait, ils disposent ensuite les cartes sur la table pour y faire opposer leurs créatures, en utilisant leurs caractéristiques intrinsèques et leurs pouvoirs spéciaux. Rien de révolutionnaire jusqu’ici, vous me direz…
Là où cela commence à devenir plus original, c’est quand on y introduit le concept de la vision des évènements (des combats) en 3-D. Un désir qui a entrainé le Senior Game Designer de Sony, Yusuke Watanabe, à imaginer un système pouvant faire « prendre vie » à ces rectangles de cartons. Une chose possible aujourd’hui grâce aux technologies modernes et à la puissance de la Playstation 3.
La technologie au service du jeu de cartes à collectionner

Le principe est très simple. Les joueurs jouent leurs cartes sur un tapis spécifiquement dédié, sur lequel est également disposée une caméra sur pied reliée à la console de Sony. Ces cartes sont équipées d’un code qui permet une rapide identification par l’œil de la caméra. Chaque carte se voit donc traitée, de manière instantanée, par l’ordinateur qui restitue une image 3D de la créature sur votre écran ou votre téléviseur. Et où cela devient génial, ce que lorsqu’un joueur active un monstre (par la pose d’une carte action) pour en attaquer un autre, le combat se déroule devant vos yeux, sur l’écran de télévision, à la manière d’un jeu vidéo !
Je dois vous avouer que l’effet est saisissant. Et à la vue de la foule scotchée devant les écrans géants disposés sur le stand, je peux vous affirmer que je n’ai pas été le seul à en rester bouche bée. Du coté de l’esthétisme, rien à dire, c’est la grande classe. Reste à savoir si au point de vue tactique, 9 cases de placement n’est pas un chiffre un peu trop léger, et si les animations, à la longue, ne finissent pas par devenir un habillage redondant et monotone.
Résultat dans quelques mois, quand le jeu aura gagné assez de maturité pour que l’on se fasse un jugement…
Quand vos cartes prennent vie...

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