BIFFF J7 : Des mirages, du Kung-fu et des vampires

Pourquoi sont-ils si méchants ?

Cette 7éme journée a débuté avec Phase 7 (de Nicolas Goldbart) que nous n'avons pour l'instant pas vu, mais qui est déjà suivi de très bon échos. Le second film était It's a Wonderful Afterlife où, là encore, nous étions portés absents (mais les échos cette fois-ci furent nettement plus mitigés).

Notre première séance fut donc Mirages de Talal Selhami, film introspectif assez efficace, très bien interprété, qui aurait juste mérité à raccourci de 10/15 minutes pour conserver sa montée en tension. Certes la caméra tremble parfois de trop, mais les plans extérieurs nous font voyager et le film recèle de petites idées de mise en scène qui fait mouche et interpelle la curiosité. (Lire la critique de Lionel B.)

Reign of Assassins (de Chao-Pin Su, cosigné John Woo) est un Wu Xia Pian (genre très prolifique cette année au Bifff) à la chorégraphie et à la photographie magnifique. Très bien interprété par une Michelle Yeoh particulièrement en forme, le film a pour gros défaut de nous balader durant trente minutes dans une histoire incompréhensible, et dans laquelle on nous présente plusieurs personnages à la fois (ce qui rajoute à la confusion). Au départ il est donc difficile de rentrer dans le film. Reste que la patience paye plutôt bien, et que le film bénéficie, par la suite, d'une excellente facture !

Nous avons fini la soirée avec Stake Land (ben oui, on a renoncé à voir le troisième volet de la trilogie Tetsuo). Si le film se veut amusant et nous permet de retrouver Kelly McGillis (elle a pris un sacré coup de vieux la charmante demoiselle de Top Gun), le film possède de gros problèmes de cohérences, de rythmes et d'originalité (vous avez aimé Je suis une légende ? vous avez aimé Bienvenue à Zombieland ? voici le croisement des deux !). La musique se montre aussi bien trop présente, de même que la voix off du jeune héros qui finit par énerver. Il y a malgré dans ce film de Jim Mickle des passages bien trippants qui permettent de sauver les meubles.

Et, même si on a pas pu le filmer, on remercie quand même Stéphane Everaert (qui présente les films et les invités) pour sa blague sur Fritland, probablement la plus naze jamais entendue depuis que nous faisons le BIFFF... va falloir être imaginatif pour faire pire cette fois !

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