75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°4 : Au secours ! Un Publi-killer se ballade dans le coin. Une seule solution, le désactiver pour de bon.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Exclu : Entretien avec Richard Hooper

Publié il y a 6 ans par Richard B.

Un entretien avec l'armurier de Prince of Persia

Disney nous a fait parvenir, pour quelques jours en exclusivité, un entretien de Richard Hooper, armurier sur Prince of Persia : les Sables du Temps. Même si cet entretien est pour quelques jours réservé pour scifi-universe, les questions formulées ne sont pas de nous, mais celle du studio.

À notre avis, il reste cependant très intéressant, de connaître tous les aspects d'un film, surtout de ce type, afin de se représenter à quel point chaque poste est important.

 

Richard Hooper a été responsable des armes dans divers films tels que CASINO ROYALE de Martin Campbell avec Daniel Craig, SYRIANA de Stephen Gaghan avec George Clooney, ALEXANDRE réalisé par Oliver Stone et LE RETOUR DE LA MOMIE de Stephen Sommers.

 

 

Entretien avec Richard Hooper

 

Les principaux méchants dans PRINCE OF PERSIA sont les Hassansins - les mercenaires engagés par Nizam. De quelles armes sont-ils équipés et en quoi chaque membre de la bande est-il différent ?

Chacun d’entre eux a un type d’arme bien particulier afin de mieux pouvoir les distinguer à l’écran. Leur chef, le Hassansin n°1, a une arme qui ressemble à un de ces bâtons d’arts martiaux utilisés comme matraques par de nombreuses forces de police à l’étranger. Nous l’avons équipée d’une lame de cimeterre. Il peut se battre en la mettant par-dessus son avant-bras ou la tourner dans l’autre sens pour frapper.
Chaque arme devait avoir l’air vieille et mal entretenue, sauf pour les tranchants qu’ils gardent propres et affûtés. L’Hassansin n°2 se bat avec le feu, nous lui avons donc fabriqué de petites bombes qui sont fixées sur son corps, et il a un percuteur sur la bandoulière de son sac pour les allumer. Le n°3 porte un fouet. Il est équipé de griffes en acier et d’une pointe au bout. Celle-ci sera mise en mouvement grâce à des effets spéciaux. Avec cette arme, il peut couper ou poignarder. Sur un autre fouet, il y a une griffe squelettique qui permet d’empoigner un ennemi ou de s’agripper à quelque chose pour se balancer. Il porte également une courte épée. Nous avons surnommé le n°4 « Monsieur Fourchette et Couteau » parce que c’est à cela que ses armes ressemblent. L’idée est venue d’une description dans le scénario. Et le n°5 a des fléchettes en acier. Les plus grandes sont fixées sur  lui pour être lancées, et les plus petites sont tirées à partir de ses bras. Son armure est également couverte de pointes. C’est une machine à tuer et il porte également une épée avec un tranchant en dents de scie. 

Le réalisateur, Mike Newell, voulaient que les armes montrent que les Hassansins ne sont rien d’autre que des meurtriers. Elles sont mal entretenues, sauf pour le tranchant de la lame, et elle paraissent avoir beaucoup servi.

Les armes ont-elles de grosses différences entre elles en fonction du type de personnage à qui elles appartiennent ?

Il y a trois types d’armes dans le film. Les Hassansins sont très sombres, nous avons donc utilisé beaucoup de noir et de brun. Ils sont négligés, se déplacent  beaucoup et n’ont pas vraiment de respect envers eux-mêmes. Ce sont juste des mercenaires. Pour les Perses au contraire, les armes sont plus brillantes et mieux entretenues, décorées avec beaucoup d’or et d’argent. Leurs flèches cependant sont de facture assez simple, alors que celles des Alamutiens sont de couleur plus claire avec des motifs d’inspiration chinoise et japonaise tout le long. La principale différence entre les armes perses et celles des Alamutiens est que les premières sont inspirées de formes arabes et les secondes plutôt indiennes. Nous avons essayé de bien marquer les différences entre les groupes dans toutes les armes que nous avons conçues afin que les spectateurs puissent savoir qui est qui.

Quelles sont les armes du Prince Dastan et en quoi sont-elles comparables à celles qu’il portait dans les jeux ?

Dastan dispose d’un certain nombre d’armes parmi lesquelles un poignard et une épée inspirés du premier jeu. Il a également deux couteaux à lancer et un couteau de botte, il est donc bien armé. Il porte également un grand bouclier sur son dos, copié sur un modèle arabe du XIIIème siècle. Quand nous avons dû créer les épées de Dastan, nous avons essayé de faire en sorte qu’elles soient dans l’esprit du jeu. Elles en sont librement inspirées, nous n’avons pas essayé de les copier.





Combien d’armes ont-elles été créées au total et quelles difficultés avez-vous rencontrées, notamment étant donné le fait qu’un grand nombre d’entre elles ont été fabriquées sur place au Maroc ?

Nous avons crée environ 5 000 pièces : flèches, épées, dagues, boucliers, arcs et lances. Il nous fallait par exemple quatre à cinq heures pour fabriquer un bouclier, et nous en avons fait 150. Tout était neuf, nous n’avons pas emprunté d’armes à d’autres films et nous avons fabriqué plusieurs versions de chaque arme dans différents matériaux comme l’aluminium, l’acier inoxydable ou encore le caoutchouc pour les scènes de combat.

On n’utilisait l’aluminium que pour un coup spécifique comme par exemple pour casser un morceau de bois. Il y a des versions plus souples que l’on utilise quand les acteurs roulent par terre ou montent à cheval. Nous avons fait à peu près 100 épées rien que pour Dastan parce qu’il a beaucoup de scènes d’action dans le film.

Quelles sont les armes des autres personnages principaux ? Les acteurs ont-ils leur mot à dire quant à leurs impressions ou ce à quoi ils ressemblent ?

Garsiv et Tus ont le traditionnel cimeterre incurvé avec l’arrière découpé. Cela le rend plus léger à porter, et plus maniable pour s’interposer. 
Le roi et Tus n’ont pas vraiment d’action, ils n’étaient donc préoccupés que par leur costume et le fait de pouvoir bouger avec. Au contraire, comme Garsiv, Dastan et Nizam ont des scènes d’action, les acteurs donnaient leur opinion sur la longueur de l’épée, son équilibre, la taille de la poignée etc. Nous les avons associés au processus de fabrication le plus tôt possible car il fallait qu’ils se sentent bien avec. Tamina, elle, a juste un poignard de type indien, même si elle utilise également deux épées qu’elle ramasse en chemin pour pouvoir se défendre.

Quel a été le plus difficile dans la création des armes pour ce film ?

Nous avons dû créer un cimeterre 30% plus gros que la normale pour pouvoir monter une caméra au bout. Les armes les plus complexes à réaliser étaient celles des Hassansins. On ne peut pas donner à un acteur ou à un cascadeur une arme qu’il ne peut pas utiliser correctement à l’écran, cela nécessite donc beaucoup d’entraînement pour déterminer les actions et les mouvements de chaque personnage. Cependant, le plus difficile est toujours que tout soit prêt à temps. Les artisans marocains sont formidables. Ce n’est pas plus grand que les studios de Pinewood et c’est l’endroit le plus désolé que l’on puisse imaginer, et pourtant vous leur donnez un exemplaire ou même une photo du modèle et ils mettent toute la famille au travail et ramènent 35 répliques prêtes pour le lendemain.

Que deviennent les armes une fois le tournage achevé ?

Tout est emballé et renvoyé aux Etats-Unis. On liste tous les produits, ce que c’est, où ça se trouve et dans quelle boîte c’est rangé. Comme ça, s’ils font une suite, ils sauront ce qui est utilisable.

Suis nous sur facebook !

Fiches de l'encyclopédie du fantastique en rapport avec l'article

Commentaires sur l'article

Réagissez à cet article en postant votre commentaire ci-dessous.Seuls les membres SFU peuvent poster leur avis.

Créez votre Espace SFU en moins d'une minute pour ajouter votre avis (et bien plus). C'est simple et gratuit !
Alors n'hésitez plus et venez rejoindre la communauté de Scifi Universe !

S'inscrire S'identifier En savoir plus sur « Mon SFU »

  • trop classe ce film :)
    alamute54, le 8 octobre 2010 19:21