75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°3 : Un peu de fantasy ! Désactivez votre Adblock pour notre domaine et nous revivrons comme par magie !
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Stargate Universe : premières impressions

Publié il y a 6 ans par Vincent L.

Sur les dix premiers épisodes...

Lancé en octobre dernier par la chaîne américaine Syfy (anciennement SciFi), le second spin-off de la série Stargate SG-1 - baptisé Stargate Universe - aura beaucoup fait parler de lui avant même sa diffusion, et pas nécessairement en des termes très élogieux. En effet, alors que le projet était annoncé au lendemain de l'annulation de Stargate : Atlantis (à l'issue de la cinquième saison et de son cliffhanger), Brad Wright et Robert C. Cooper, maîtres de la franchise Stargate, dévoilaient un casting de jeunes acteurs que l'on ne devinait choisis que pour leur plastique intéressante (Elyse Levesque, Alaina Kalanj, Brian J. Smith). Ce n'est en fait qu'avec l'arrivée au casting du génial Robert Carlyle que Stargate Universe commença à gagner en crédibilité.

Le premier épisode fut diffusé le 02 octobre 2009. Autour de Carlyle et de ces jeunes acteurs, nombres de vétérans avaient rejoint le casting principal (Justin Louis, Ming-Na Wen, Lou Diamond Phillips), donnant un cachet un peu plus sérieux à la série. Et dès ce series premiere, le nouveau spin-off pris immédiatement ses distances avec ses deux prédécesseurs, se rapprochant, au niveau de la forme, d'autres séries à succès comme Battlestar Galactica (pour les scénarios) ou 24h chrono (pour la réalisation). Loin de l'esprit aventureux et porté sur l"héroïsme de Stargate SG-1 - et, par extension, de Stargate : Atlantis - Universe joue la carte de l'austérité, enfermant ses héros dans un vaisseau en ruine dont ils ne peuvent physiquement pas s'échapper.

Filmée caméra à l'épaule, utilisant des zooms et un montage rapide, Stargate Universe est une série qui se veut nerveuse, mettant ses personnages constamment en danger dans ce vaisseau pouvant à peine subvenir à leurs besoins. Ici, pas d'aliens agressifs représentant une menace pour le groupe - à l'instar des Goa'uld ou des Wraith - mais une série survival dans laquelle les principaux dangers viennent des protagonistes eux-mêmes. Et c'est ici que se trouve d'ailleurs la plus grande parenté avec BSG, en ce que, très vite, les humains prisonniers du vaisseau vont se diviser en groupes opposés, entre ceux qui suivent le très pragmatique Dr Rush (Robert Carlyle), ceux qui se rangent derrière l'héroïque colonel (Justin Louis) et ceux qui tentent, coûte que coûte, d'obtenir des brides de pouvoir (Ming-Na Wen).

Loin des canons de SG-1 et de ses aventures one-shot, Universe est une série définitivement "feuilletonnesque" rappelant beaucoup Lost dans sa construction (l'utilisation de flashback permet astucieusement de s'échapper de l'enfermement du vaisseau), les épisodes se terminant bien souvent sur un cliffhanger donnant envie de regarder la suite ; on trouve également des éléments rappelant Sliders (le compteur de temps) ou de Code Quantum (les pierres de communications). Même la musique se rapproche plus de celle de Battlestar Galactica que de celles des deux précedentes séries Stargate. Un parti pris qui a d'ores et déjà refroidi plus d'un fan - certains considérant que ce n'est pas du Stargate - mais qui a réussi à reconquérir ceux qui pensaient qu'Atlantis était très ennuyeuse, car s'apparentant trop à une copie carbone de SG-1.

En dix épisodes, seulement quatre planètes seront donc explorées par l'équipe de SG-U (dont deux de manière très anecdotique), et, à l'exception de l'épisode Time (qui est un épisode très classique de Stargate), la série tourne essentiellement autour des notions de survie et de pouvoir, à l'intérieur comme à l'extérieur du vaisseau (les pierres de communications permettant des allers-retours virtuels sur Terre). A noter que la série dispose assez visiblement d'un budget moindre par rapport à ses deux grandes soeurs. Tournée dans des décors uniques, usant des gros plans ou des contre-plongées pour donner une impression de grandeur, ne mettant pas en scène de races extra-terrestre, de planète chiadées ou de combats spaciaux, Stargate Universe est visuellement plus cheap, tout en étant paradoxalement beaucoup plus nerveuse.

Mais si ce renouvellement formel de la franchise est fort appréciable, reconnaissons que cette première moitié de saison de Stargate Universe possède son lot de défauts, au rang desquels on notera une certaine redondance des situations (une pénurie de quelque chose, le vaisseau stoppe près d'une planète et on va l'explorer), un relatif essouflement dans les derniers épisodes (il ne se passe pour ainsi dire absolument rien dans le neuvième épisode), de très nombreuses incohérences (vêtements, orientation dans le désert) et un certain nombre de personnages qui ne s'apparentent qu'à des figurants. En fait, le défaut le plus ennuyeux est qu'aucun des personnages principaux ne semble être destiné à mourir, désamorçant de fait toutes les situations dramatiques qui pourraient conduire à leur mort ; cette lacune n'existait pas dans l'optique héroïque de SG-1, mais s'avère plus génante dans l'esprit survival de Universe. Difficile, donc, de savoir si le concept tiendra sur plus d'une saison sans très vite lasser l'audimat, l'absence de renouvellement risquant de rapidement jouer contre elle.

Reste enfin à préciser que la série tire essentiellement son épingle du jeu grâce aux jeux très efficaces des comédiens. Malgré quelques ratés par-ci par-là (Elyse Levesque et son personnage insipide, Alaina Kalanj physiquement peu crédible), la série s'axe autour de personnages soit sympathiques (David Blue, Brian J. Smith), soit totalement hors-normes (le soldat psychopathe de Jamil Walker Smith, le colonel n'arrivant pas à gérer la situation de Justin Louis). Bien sûr, le tout gravite autour d'un Robert Carlyle absolument génial, dont les comportements de son personnage, désagréable et totalement ambivalent, sont à la fois détestables et terriblement logiques, ce dernier analysant les situations de manière froide sans jamais prendre en compte un quelconque sentimentaliste. A l'instar de Richard Dean Anderson dans SG-1, Robert Carlyle est le coeur de Stargate Universe, le personnage sans lequel la série ne pourra pas exister.

Le dernier épisode a été diffusé le 4 décembre 2009 (et se termine par un cliffhanger énorme !), et si les dix autres épisodes sont actuellement en tournage, aucune date de diffusion n'a pour l'instant encore été annoncé. Mais nul doute que la série est sur le point de connaître de belles heures. En effet, malgré un début timide, "la diffusion des 10 premiers épisodes de Stargate Universe aura permis à Syfy Channel d’atteindre des records d’audience pour l’année 2009. Avec une moyenne de 2,57 millions de téléspectateurs, cette première saison a représenté pour la chaîne une augmentation de 22% de parts de marché, soit plus que la dernière saison de Stargate Atlantis" (information tirée du site Stargateuniverse.fr).

 

Réagissez à cet article sur le forum de SFU

Suis nous sur facebook !

Fiches de l'encyclopédie de la SF en rapport avec l'article

Commentaires sur l'article

Réagissez à cet article en postant votre commentaire ci-dessous.Seuls les membres SFU peuvent poster leur avis.

Créez votre Espace SFU en moins d'une minute pour ajouter votre avis (et bien plus). C'est simple et gratuit !
Alors n'hésitez plus et venez rejoindre la communauté de Scifi Universe !

S'inscrire S'identifier En savoir plus sur « Mon SFU »

  • Ah ? Bon.

    Je n'ai pas SyFy mais dès que l'occasion se présentera je regarderai, histoire de me faire une opinion. Merci pour la présentation.
    Arsenal Gear, le 25 janvier 2010 15:24
  • Pour ma part, je n'ai vu que les 4 1er épisodes, donc, pas de quoi me lasser pour l'instant.

    Il est clair que le style change, mais il le fallait pour une franchise qui s'essouffle !

    Enfin, je réagis (attention au petit spoil des 15 1eres minutes du pilote) au retour mystérieux du personnage de Lou Diamond Phillips. Il est tout simplement aux commandes d'un F-302 lors de l'attaque et donc rentre à bord du vaisseau terrien au lieu de la base.
    Chcap, le 25 janvier 2010 16:10
  • Effectivement, aucune incohérence quand au retour de Lou Diamond Phillips sur Terre.

    Quand à la série en elle même, j'en suis ravi. Je fais parti des gens ayant suivi Stargate depuis le départ.

    SG-1 manquait d'inspiration sur ses deux dernières saisons, et Atlantis était très loin de combler tout son potentiel.

    J'étais donc très sceptique quand à l'arrivée de SGU. Le pilot faisait le lien entre l'univers conventionnel de Stargate et dés l'épisode 2, on est confronté à tout le potentiel de SGU.

    La grande force de cette nouvelle série est son côté réaliste. Les questions de survie, rarement abordées le sont.

    Comment un équipage peut il survivre à bord d'un vaisseaux qui fonctionne depuis des milliards d'années?

    Comment compenser le soudain manque d'eau? La soudaine disparition de l'air?

    Et quand c'est deux problèmes essentiels sont réglés, t'en veux encore?? Ben y en rena! C'est l'énergie du vaisseau qui vient alors à manquer…… et la résolution de ce problème s'avérera des plus originale et impressionnante!!

    La série profite effectivement de l'existence de BSG. Notamment avec des effets spéciaux aussi minimalistes que réalistes et efficaces (les plans extérieurs sur le vaisseaux avec zoom).

    La musique électro-ethnique se marie à merveille avec la SF et donne toute son ampleur à la série. L'ambiance musicale fait toujours 50% du boulot, et on le constate avec l'absence du thème musical génial dans le remake consternant de médiocrité de V…

    Enfin, les scénarios sont bien écrit. Le cliffhanger du 10ème épisode vous laisse sur les genoux et l'attente jusqu'à la reprise en avril devient insupportable.

    Bref, du nouveau Stargate, du Grand Stargate. Ils ont su se renouveler, bravo à eux et vivement la suite!
    Cerberus, le 25 janvier 2010 16:51
  • Je fais partie de ceux qui n'ont pas accroché a SGU,j'etais plus accro à SG1,car pour moi SGU me semble trop lent,avec moins d'action et de rythme que son prédécesseur,par contre Robert Carlyle est excellent dans ce role.
    krypton, le 25 janvier 2010 17:38
  • De mon côté, faire un stargate différent c'est bien, que les scénaristes tournent la page : OK.
    Mais si ils appellent la série Stargate alors autant faire du Stargate on peux faire différent sans faire du rien a voir.
    déjà une interaction avec des E.T. (plus que le sable), et l'utilisation plus courante de la Porte (thème centrale à la base)et un peu plus d'explorations et de découvertes, serait les bien venu pour se rapprocher de Stargate, car le thème principal de Stargate a toujours été :
    Exploration->Découverte
    Il n'y a pas grand chose a faire a part que les personnages en découvrent plus.
    Car quittes à la comparé a BSG, il y avait le thème de la survie abordé de toute les façons différentes (politique, peur, pourchasse,..).
    SGU pour moi n'est pas du BSG, mais n'est pas totalement stargate, il manque une ou deux touches pour que la série soit bonne.. la diversification des thèmes, l'exploration, la Porte, et un rythme plus soutenu. et la ce serait du Stargate différent mais pas presque opposé.
    J'admets que les acteurs et le développement des personnages reste excellent, et l'humour reste un peu présent.
    voilà ce que je pense de la nouvelle série de ma franchise favorite.
    Maxlegater, le 25 janvier 2010 18:44
  • bonjour
    pour repobndre a la question comment le personnage de Lou Diamond Phillips est-il retourné sur Terre ? c simple il piloter un des chasseur qui defender la base apret quelque minute carter a rapeler les chasseur sur le hamond c pour ca qu'il et retourner sur terre
    jamal, le 25 janvier 2010 19:53
  • Cette nouvelle série surf sur le succès de BSG en en reprenant les ficelles narratives et visuelles, plus sombres, tout en respectant le cahier des charges des bons Stargates.
    Moi ca me vas très bien.
    Ca change la donne, ca change le rythme, c'est tout benef.
    Tant que l'on ne tombe dans des situations complètement alambiqué a la façon de LOST ou Alias, c'est encore mieux. Il faudra a tous prix éviter ce piège. Ça peux rendre une série ennuyeuse et vide de sens au final. Donc méfiance.
    Je souhaite réellement le meilleur a cette nouvelle perle potentielle de la SF.
    CLu, le 25 janvier 2010 20:15
  • Autant pour moi, je n'avais pas vu pour le personnage de Lou Diamond Philips. Pour moi, il était resté dans la base au moment de l'attaque. Mea Culpa.
    Vincent L., le 25 janvier 2010 22:47
  • En fait, le colonel Telford est retourné sur Terre avec le Général Hammond!
    DeathAhead, le 26 janvier 2010 02:09
  • Aaaaaah cool, du SG BSG! vais regarder!
    plus d'aliens en plastique, ahahah en vla une bonne nouvelle :)
    alone, le 28 janvier 2010 16:18
  • seul intérêt pour moi
    le Doc.Rush aka.Robert Carlyle. excellent dans son rôle de bon salaud xD

    ayant vu les 10 d'un coup (c'est pas le genre que je pourrais voir 1 épisode par semaine surtout quand on tombe sur des épisodes nase comme le 9ém ou les feu de l'amour sous le soleil dans l'espace et à palavas les flôts... )

    quelques moments intérressant l'épisode 3 analyse sur sable ou la décéleration via la force G de la planète... j'adore (des moments sf on se croirait presque dans star trek)

    le reste c'est bon à jeter surtout scott le phallus sur patte -_-

    j'attends surtout de voir ce qui va arriver avec les dix prochains si un gros scénario avec alien se met en place ou sa tourne en rond soap et autre nanardises pour boutonneux communes à toutes les séries que je déteste.
    broly-sama, le 4 février 2010 00:14
  • J'ai vu les dix premiers épisodes, c'est bien si on aime regarder les séries américaines actuelles (Lost, BSG, fringe, ncis,et autre médium...). Par contre si on aime la Science Fiction il vaut mieux oublier! De Stargate il ne reste que le nom! Faites l'expérience suivante: visionner l'un après l'autre les pilotes de SG1 et de Universe... malgré le décalage d'époque, il n'y a pas de comparaison! Ah j'oubliais, il y a des scènes de sexe qui interviennent de temps en temps pour ceux... Dernier détail : il n'y a pas une once d'humour!
    Rygel, le 9 février 2010 17:33
  • Comment ça pas une once d'humour ?
    Tous les clins d'oeil que fait Eli par rapport aux films de SF, moi ça me fait sourire. ^_^
    Yom, le 17 septembre 2010 17:30