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Nifff 2009 : The Forbidden Door, The Thing, Histeria...

Publié il y a 7 ans par Richard B.

2éme jour des festivités

Outre les diverses compétitions et rétrospectives, le NIFFF propose des conférences techniques relativement pointues, bien qu’ouvertes à tout public, animées par ceux qui font le cinéma. Ainsi, le symposium Imagine the Future (dont c’est la 4ème édition) s’intéresse à décortiquer, au travers de ses multiples tables rondes et présentations, différents aspects de ce que sont les effets spéciaux visuels aujourd’hui. La journée commença donc avec l’exposé du passionnant Guillaume Terrien sur les effets spéciaux du Ne te Retourne pas de Marina de Van : « Il y avait un vrai potentiel avec ce film, l’occasion de faire autre chose que des effets tarte à la crème, mais là, en l’occurrence, c’est raté… » telle est la modestie du superviseur ayant notamment œuvré sur les monstrueux VFX de Dark Knight (le visage du Two Face, c’est lui). Et le sieur Terrien de soulever sûrement l’une des questions les plus pertinentes sur l’avenir des effets spéciaux visuels, révolutionnant le concept même de postproduction : « C’est un fait, on peut désormais créer un être humain synthétique pouvant parfaitement s’incruster dans une séquence réelle, un décor naturel. Mais à quoi bon ? Qu’est-ce que l’on va pouvoir faire avec ça ? L’idée est, je pense, de repenser complètement l’écriture des effets spéciaux et de les insérer en amont, dès le premier story-board. L’effet doit être incorporé dans la narration… ».

 

En fin d’après midi, cette conférence a d’ailleurs pu être illustrée par la visite de la Green Box du studio Rhino (300 m2 au sol et 25 mètres de haut), orchestré par le sympathique Jacques Matthey (petite interview prochainement).

En ce qui concerne notre dose quotidienne indispensable de délires pelliculés, l’entrée fut indonésienne, servie par le réalisateur et juré Joko Anwar (dont l’itv déboulera dans quelques jours) : Forbidden Door. Copieuse et généreuse s’il en est, cette première projection augurait du meilleur de par ses innombrables idées narratives ou visuelles (le traitement par moment lynchien notamment) mais a finalement laissé un arrière goût tenace, un peu désagréable, de film inabouti inhérent à un rythme mollasson et à une réalisation (mise en scène et surtout direction d’acteur !) pas toujours convaincante… Ensuite, en guise de plat principal, nous avions le choix entre deux spécialités exotiques, l’Ekko norvégien de Anders Morgenthaler (apparemment fabuleux, d’après certains échos…) ou le sobrement intitulé Histeria, de Malaysia, de James Lee. L’ami Dick Bourderionnet de trancher dans le vif et d’opter pour la mascarade asiatique. J’avais raison de me méfier : Crise de foie générale !! Le film d’horreur asiatique le plus indigeste de tous les temps… Le goûter, quant à lui, fut la gourmandise de la journée : The Thing du maître Carpenter, en salle, en 35mm (copie un peu crade certes…), présentée par Bong Joon-Ho et parmi un public à 50 % de néophyte. Hmmm !

Et pour le dessert, voyage du côté de Down Under avec Coffin Rock de l’australien Rupert Glasson produit par la bande derrière Wolf Creek, véritable choc traumatique, dans la droite lignée des thrillers oppressants des années 90’s à la Liaison Fatale, Calme Blanc ou encore Fenêtre sur Pacifique, mais présentant un traitement totalement réaliste (magnifique photo) et une interprétation au cordeau. Et avec en sus, la création de l’un des psychopathes les plus viscéralement irritant qu’il nous ait été donné de voir ces dernières années(1). Nan, franchement, ça ne se fait pas trop d’exploser d’adorables bébés kangourou dans les murs…

 

(1)Richard B : en totale désaccord avec ce chère Romain, pour ma part Coffin Rock sans être mauvais, ira très vite dans les oubliettes.

 

Romain Basset et Richard « Dick » Bourderionnet

Source : scifi-universe

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