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Rencontre avec… Arleston !

Publié il y a 8 ans par Sylvain T.

Le créateur de Lanfeust se confie à SciFi-Universe…

A l’occasion de la sortie du huitième, et dernier, tome de la série Lanfeust des Etoiles, SciFi-Universe a rencontré Arleston, le créateur de la saga, pour un entretien exclusif.
SFU : Cela fait plus de 10 ans que vous régissez, en quelque sorte, le monde de Troy, comment cela se passe-t-il ? Arleston :
D’une façon très simple, je connais bien mon univers, je l’étoffe à mon gré. Vous savez, j’ai 4000 ans d’histoire à raconter, ça me permet d’imaginer énormément de possibilités à partir de rien.
SFU : BD, Manga, JCC et même jeux vidéos, la licence Troy est un exemple de crossmedia, que vous reste-t-il dans vos cartons après cela ? Arleston : Ce n’est pas moi qui m’en occupe, c’est géré par des gens qui ne nous demandent pas notre avis. En tant qu’auteur, si on devait le faire, je dirai non à quasiment tout ce qui me serait présenté, simplement parce que je souhaite avoir le contrôle de mes séries. J’ai refusé énormément de choses - comme un dessin-animé par exemple, le résultat qui m’avait été présenté ne me plaisait pas.
SFU : Comment expliquez-vous l’engouement quasi-continu du public vis-à-vis de vos BD ? Arleston : Elle est excellente ! (rire) Nous faisons des histoires s’adressant à un très large public, autant aux filles qu’aux garçons. C’est ça qui est fou et en même temps excitant; c’est que ça plait à tout le monde !
SFU : Le monde de Troy est tellement vaste, n’avez-vous jamais eu l’idée de faire un MMO autour de la licence ? Arleston : On y pense depuis très longtemps déjà, il serait vraiment intéressant de pouvoir construire un monde persistant autour du monde de Troy, il y aurait tellement à faire. Mais la marque « Lanfeust » a un problème d’envergure: elle est très « française », et pour lancer un tel produit, il faut avant tout pouvoir s’adresser à un public international. Par contre, une chose qui est sûr dans ce projet un peu fou, c’est que je serai là pour gérer l’histoire au complet, rien ne se fera sans moi.
SFU : On a souvent comparé Lanfeust à Astérix, notamment à cause de l’humour présent dans la BD, revendiquez-vous cette filiation ? Arleston : Oui et non, Lanfeust est beaucoup plus porté sur l’aventure. Par contre, le coté humoristique est clairement inspiré de Goscinni. Je suis, en quelque sorte, tombé dans l’humour d’Astérix quand j’étais petit (rire), mais je ne m’inspire pas uniquement de cette série pour concevoir mes histoire... heureusement d’ailleurs. J’ai de multiples influences.
SFU : Le public est-il différent d’une BD à une autre ? Et d‘ailleurs, à quoi ressemble le public de Troy ? Arleston : Il n’y a pas de lecteur type contrairement à beaucoup d’autres BDs, il est extrêmement varié. Cela peut être un jeune de 12 ans, comme il peut y avoir des lecteurs beaucoup plus âgés. C’est très intéressant cette multitude de profils lisant les aventures de Troy.
SFU : Comment se passe l’écriture d’un scénario ? De combien de temps disposez-vous ? Arleston : Autant de temps que je veux. Parfois, c’est difficile de créer une histoire. Il va le plus souvent, me falloir deux mois pour l’écrire, mais cela change d’un tome à l’autre, ou même d’une série à une autre.
SFU : N’est-il pas difficile d’avoir tant de pression sur les épaules ? N’avez-vous pas peur de décevoir vos lecteurs ? Arleston : Je ne me suis pas posé la question. Quand on a commencé à avoir du succès je n’y pensais pas et je n’y pense toujours pas, cela nuirait surement à la série.
SFU : N’avez-vous pas envie de passer à autre chose parfois ? De scénariser une toute autre série, complètement différente de Troy ? Arleston : Je fais autre chose à coté, je prépare actuellement deux nouvelles séries, l’une sur un bordel au 19ème siècle et une autre sur la gastronomie, je n’ai pas que Lanfeust et tout ce qui en ressort à coté.
SFU : Quels sont vos projets dans les mois qui viennent ? Finir toutes les BDs (rire) ! Je co-scénarise beaucoup, j’aime beaucoup travailler à deux, cela permet d’avoir un regard différent sur des évènements. Je connais les personnages comme s’ils étaient réels, et quand je ne me souviens pas de quelque chose en particulier, je n’hésite pas à vérifier... et avoir une seconde personne avec moi, me permet d’écrire d’autre chose.
SFU : Vous devez bien lire d’autres œuvres à coté, quels sont vos coups de cœurs de cette année ? Arleston : C’est un comble, mais je ne lis pas beaucoup de BDs (rire) ! Mais si je devais en choisir une, ce serait Le Cadavre et le Sofa (de Tony Sandoval, ndlr), je la trouve formidable. Même si de temps en temps j’ai beaucoup de plaisir à les lire, j’ai un problème: celui d’avoir un regard « pro » sur la plupart, je vois toutes les petites imperfections, et ça me gâche mon plaisir.
Entretien réalisé durant le Festival International de la BD de Chambéry. Merci à Arleston pour nous avoir consacré du temps.
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