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Rencontre @vec...Alexis Lorens

Publié il y a 10 ans par Lucie M.

pour son roman Le Long des Sentiers Obscurs

Alexis Lorens s'est volontiers prêté à une interview par e-mail pour son roman premier Le Long des Sentiers Obscurs paru aux Editions Nuit d'Avril en avril 2006.
Présentation du Le Long des Sentiers Obscurs: Au XVIII siècle, dans l'Océan Indien, des marins hollandais croisent sur leur route un vaisseau fantôme, dont l'équipage a été crucifié sur des haubans. De nos jours, alors qu'il inspecte des installations pétrolières dans le désert du Néguev, Bryan, un technicien irlandais, est victime d'une explosion. Il se réveille dans les profondeurs d'une grotte où, malgré ses blessures, il déniche, entre deux squelettes, le journal que tenait le médecin du navire batave...
A sa sortie de l'hôpital, il rencontre Leah, la sœur de son ami David : elle vient de traduire le manuscrit et lui en révèle toute l'importance. Dès lors, les trois jeunes gens partent dans un long périple qui les mènera à Amsterdam puis en Egypte, sur les traces d'une secte disparue, afin de retrouver de mystérieux médaillons censés ouvrir une porte sacrée. Celle-ci mène-t-elle à l'Enfer ou au Paradis ?


L'interview:
Bonjour Alexis !
Bonjour Lucie
-Pourrais-tu te présenter quelque peu à nos internautes ? (Une sorte de mini bio de ta vie ? De ton parcours) -comment l’envie d’écrire t’est-elle survenue ? -Quelles sont tes goûts littéraires ? aimes-tu un auteur en particulier ?
J’ai 36 ans. Je suis marié et papa de deux adorables petites filles. Je suis rentré dans la Marine Nationale à l’âge de 19 ans, où j’exerce encore la spécialité de navigateur. J’ai toujours eu cette passion de créer des histoires, sûrement due à mon côté rêveur. Après m’être lancé dans de multiples essais infructueux de scénarii de BD, le désir m’est venu de m’aventurer dans l’écriture d’un roman. Il était temps de sortir du tiroir toutes ces bribes d’histoires et autres idées griffonnées. Je suis le premier surpris d’avoir mené à terme ce projet. De nombreux écrivains des littératures de l’Imaginaire m’ont inspiré : tout d’abord Stephen King, maître incontesté du fantastique, mais aussi de grands auteurs tels que, Dean Koontz, Jack Vance, Philip K. Dick, Isaac Asimov, Franck Herbert et Dan Simmons. J’apprécie aussi le roman noir, le thriller avec des écrivains comme Caleb Carr, Nicci French, Mo Hayder, Ruth Rendell et bien d’autres. Je n’ai pas d’auteur préféré, mais plutôt deux romans : l’étranger d’Albert Camus et le roi des aulnes de Michel Tournier.
-Quelles sont tes influences générales ? Tes sources d’inspirations ? Ce qui te donne l’impulsion de création ?
De manière générale, je suis influencé par la musique, le cinéma, mes voyages. Ce sont des groupes indépendants tels : Nine Inch Nails, Afghan Whigs, Sisters of Mercy, Radiohead, Pixies, Smashing Pumpkins, Killing Joke, U2 et Placebo et beaucoup d’autres qui m’inspirent depuis plus de vingt ans et surtout la voix envoûtante de Lisa Gerrard. Côté ciné, tous les genres m’intéressent dès que le film est bon. Mais, ce sont véritablement les films de science-fiction qui m’influencent le plus. Quant aux voyages, ils me permettent de partir à la découverte d'autres façons de vivre, de voir toute la richesse des différentes cultures qui constituent notre monde. C’est une expérience enrichissante et un des bons côtés de mon métier.
-Comment fonctionnes-tu quand tu prépares un roman ? Prends-tu des notes ? Fais-tu des recherches sur un sujet en particulier dont tu as envie de parler ?
C’est tout à fait cela – j’ai une idée de départ, quelques sujets que j’ai envie d’aborder. Passionné d’Histoire, j’effectue un travail de recherches avant d’entamer l’écriture, pour apporter plus de crédit au récit. J’ai toujours, sur mon bureau, un grand cahier, véritable fourre-tout, où l’on retrouve des notes, des idées, des bouts de phrases qui me passent par la tête, et, indispensable, une liste des personnages.
-Depuis combien de temps ton roman le long des sentiers obscurs était-il écris ? -Est-ce que sa publication et la recherche d’un éditeur ont duré longtemps ?
Ce roman, je l’ai entamé en 1999 (la partie maritime). Il est resté au fond d’un tiroir jusqu’en 2003, où j’ai repris le cours du récit. Ce travail m’a pris environ un an. Puis vient la recherche d’un éditeur. J’ai donc envoyé quelques manuscrits vers de grandes et moyennes maisons d’édition, sept pour être exact. Huit mois après, les Editions Nuit d’Avril m’ont proposé de publier mon roman.
-Comment cela se passe-t-il, en France, pour être édité quand on écrit du fantastique ? As-tu rencontré des problèmes ?
Pour en revenir aux grandes maisons d'édition... Lorsqu'elles s'intéressent au domaine du roman Fantastique, elles publient à 90 % du temps des romans anglo-saxons, qui ont déjà fait leurs preuves outre-Atlantique !!! Il est difficile, dans ce contexte, pour les jeunes auteurs de romans francophones d'émerger et de se faire publier. Heureusement depuis quelques années, de nouvelles maisons d’éditions françaises, de taille moyenne, ont fait leur apparition et en s’émancipant, donnent une chance à des auteurs.
-Comment en es-tu venu à collaborer avec les éditions Nuit d’Avril ? Et également comment s’est passée cette collaboration ?
Un peu par hasard… puisque j’ai découvert cette maison d’édition sur Internet. Mon roman entrait dans leur ligne éditoriale donc je leur ai envoyé un manuscrit. La collaboration avec Franck Guilbert est excellente. C’est une personne très professionnelle qui se dévoue pour ses auteurs. Nous avons apporté ensemble quelques retouches au roman : corrections orthographiques, développement de quelques idées… Depuis nous communiquons régulièrement par mails ou téléphone.
-Qu’as-tu ressenti la première fois que tu as eu entre les mains l’édition de ton roman ? Et également les premiers avis autour de toi ?
Une immense joie, bien entendu, et qui marque le début d’une nouvelle aventure pour moi. Les premiers avis positifs ne se sont pas fait attendre, et cela procure, au jeune auteur que je suis, un soulagement et une certaine fierté.
-Pourrais-tu nous présenter le long des sentiers obscurs avec tes mots ?
C’est un mélange d’aventures, de polar, et de fantastique. Une quête de la vérité… -Le lecteur suivra les découvertes exceptionnelles de plusieurs personnages autour d’une secte qui se nomme Emounin ? Existe-t-elle réellement ?
Cette secte n’existe pas. Emounin est un terme hébreu qui signifie « les fidèles ». . Toutefois, au début de l’ère chrétienne, il y avait de nombreux groupes religieux gnostiques. C’est sur ceux-là, que je me suis appuyé pour le roman.
-Tu fais référence à beaucoup de faits historiques, de religions anciennes et de lieux. Cela rejoint une question précédente, mais comment as-tu procédé pour utiliser toutes ces informations dans ton roman et pour la documentation ? As-tu également pris certaines libertés ? Où peut-être as-tu tout inventé ?
J’ai pris quelques libertés avec l’Histoire, puisque tout ce qui concerne la secte n’existe pas. Les lieux, quant à eux, sont bien réels, que ce soit la cité de Shivta, le temple de Dendérah en Égypte ou les autres monuments historiques. Les faits, eux, font référence aussi bien à la secte des esséniens, à la mystique juive (la Kabbale), aux grands courants gnostiques des premiers siècles de l’ère chrétienne.
-Dans de nombreuses chroniques sur le long des sentiers obscurs, on compare ton histoire et ton intrigue principale avec celle du Da Vinci code. Comment prends-tu cette comparaison ? Est-elle raisonnable à ton avis ?
Tu n’es pas la première à faire le rapprochement. J’avoue que cela m’ennuie un peu puisque lorsque j’ai commencé à écrire mon roman (en 2003), Dan Brown était un parfait inconnu. J’ai achevé « le long des Sentiers obscurs », au moment où le Da Vinci Code venait d’être traduit. Nous pourrions faire les mêmes rapprochements avec les romans de Nathalie Rheims (Le cercle de Meggido), d’Henri Loevenbruck (Le testament des siècles), de Romain Sardou (L’éclat de Dieu) ou le livre récemment paru de Raymond Khoury (Le dernier templier). Je pourrais t’en citer une dizaine d’autres. La comparaison ne se fait que parce celui de Dan Brown est devenu un best-seller. Dans ce genre de roman ; thriller ésotérique, les références à la religion proviennent de la même source. Les auteurs en font des interprétations différentes.
-Le fait de dater et de situer l’action à chaque début de chapitre, te semblait indispensable pour la construction de ton roman ? Cela t'a paru nécessaire puisque les personnages principaux sont amenés à beaucoup se déplacer dans différents pays ? Cela t'a aidé pour élaborer la construction de ton roman ?
Il est vrai que le lecteur est amené à beaucoup se déplacer dans le roman. C’est dans le seul but de lui fournir des repères que je mets en exergue le lieu et la date des évènements. Je n’ai pas utilisé cette « aide » pour élaborer mon récit.
-En tenant compte de ton expérience de la mer et donc également de la navigation, le fait d'introduire ton histoire avec une sublime description d'une tempête en mer avec tous les désavantages et les descriptions techniques de navigation cela te paraissait absolument primordial pour donner un ton personnel à ton premier roman ? Cela t’a-t-il fait plaisir de l’écrire ?
Désavantages, non. Cela n’a pas été le cas pour moi. Mon métier aidant, tout cet aspect technique des choses m’est familier. Oui, je voulais que ce côté de ma personnalité ressurgisse dans le roman. Les auteurs parlent en général de ce qu’ils aiment, de leur vécu qui peut transparaître çà et là. Il y a un peu de moi, c’est évident et bien entendu, j’ai eu plaisir à écrire ces pages.
-Tu y introduis beaucoup d’action, de rebondissements, d’informations relatives à l’intrigue, mais en gardant toujours un véritable suspense sur l’intrigue générale et tu vas même jusqu’à ralentir l’apparition du thème fantastique dans le récit. Est-ce que cela pourrait être un moyen d’introduire un second tome ? Est-ce que celui-ci sera plus posé au niveau du déroulement de l’histoire ?
L’aspect fantastique ne pouvait apparaître au début du récit, au risque de gâcher l’intrigue. La fin est en quelque sorte une révélation et reste résolument ouverte… Une suite n’était envisageable qu’à partir de la publication du roman. Cela dit, j’y travaille depuis plusieurs mois maintenant. J’en ai écris environ les deux tiers et il me reste encore beaucoup de travail. Je pense que les lecteurs seront encore une fois surpris… mais, je n’en dirais pas plus ! Juste que le côté fantastique apparaît plus tôt.
-Avec cette précédente question, je vais continuer sur le sujet de tes projets littéraires futurs. Donc es-tu déjà en train d’écrire un nouveau roman, faire une suite à celui-ci ? En tout cas sans dévoiler et spoiler le Long des Sentiers Obscurs la fin nous laisse un arrière-goût de manque ? Donc j’aimerais beaucoup savoir s’il y aura un second tome…pitiééé Alexis ;p ?! J’ai écris un autre thriller fantastique que j’ai envoyé aux Éditions Nuit d’Avril il y a deux mois. C’est un autre registre… en attendant la suite du Long des Sentiers obscurs…
-Bon j’aimerai également – et pour finir – que tu te prêtes au jeu du portrait chinois ? Tu es d’accord ?! Alors…si tu étais :
-Un Livre : « L’étranger » d’Albert Camus -Un Mot : Liberté -Une Phrase : Carpe Diem -Un Film : « La ligne rouge » de Terrence Mallick -Une Chanson: « All I want is you” de U2 -Un Objet : Une boussole -Un Animal : Un tigre blanc -Une Couleur : Bleu -Une Émotion : Le bonheur -Une Fin : Dans la joie et l’allégresse !
Je ne rajouterai qu'une seule chose: Merci Alexis !!!

Source : SFU

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