75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°6 : Vador nous consulte sans Adblock alors pourquoi pas vous ?
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Les avis d’internautes à la une !

Publié il y a 10 ans par Christophe B.

La sélection du mois de février 2006

Comme chaque mois désormais, nous mettons à l’honneur quelques avis d’internautes. Parmi les quelques 300 commentaires publiés sur le site au mois de février, nous en avons sélectionné cinq que nous vous livrons ici au cas ou vous les ayez ratés…
La sélection des commentaires de Février 2006 :
Brainstorm La mort peut-elle tuer son expérimentateur interactif ? Le 04/02/2006 à 19h35 par Cyd
Très bon film de science fiction (bon scénario, bien dosé entre clichés, vécu et projections), c’est une des perles un peu vieillies des années 1980, mais très divertissante et attachante. Le spectateur des années 2000, rompu à la pratique du multimédia et de l’interactivité, nourri de 2001 l’Odyssée de l’espace à Minority Report, en passant par Tron, la série les Petits génies et par Dream Scape, voire les « Royaumes du Nord » pour la vision cosmique de la mort, se retrouve ici au tout début du travail en réseau, d’Internet (quand l’usage en était limité aux riches laboratoires et à certains campus universitaires), des expériences sur le lien corps/cerveau/ordinateur/bande enregistrée, des premières expériences d’interactivités… un certain réalisme désuet s’en dégage sur un fond très romanesque et efficace.
Christopher Walken campe un excellent génie, à la fois égocentrique et généreux, un peu naïf, mais très malin face à une Nathalie Wood, qui joue son épouse, une femme sensible, toute aussi créative, mais blessée par un compagnon trop obsédé par ses recherches ; tous deux incarnent la rivalité, la communion et la complémentarité dans le couple ; cette intrigue secondaire donne toute sa tension à la première partie du film et vient comme en écho à l’expérience interactive de l’échange de sensations via la machine.
L’environnement scientifique, robotique est soigné (même si on déplore les habituels boutons lumineux gadgets qui peuplent les films de cette période). Humour et magie sont souvent présents (la joie de l’aboutissement de 10 années de recherches, le caractère enthousiasmant des expériences sont bien transmis à l’écran, sans mièvrerie, tandis que l’iconoclasme et la malice du personnage de Walken donne toute sa saveur aux scènes où les machines semblent n’en faire qu’à leur tête), avec de réels moments de grâce, correspondant aux aspects positifs de l’invention et aux retrouvailles du couple, (à noter d’ailleurs que la place de la musique dans la vie du couple est très bien utilisée), enfin Douglas Trumbull, le réalisateur, propose une intéressante mise en image avec des variations de taille d’écran, selon le jeu sur la caméra subjective, quand la communion de sensations et d’émotions est recherchée ou quand l’interactivité est expérimentée. Lorsque la belle invention échappe à ses créateurs, quand l’utopie s’incarne dans le réel, le complexe militaro-industriel pointe son nez et l’intrigue devient plus banale, mais toujours plaisante.
Une curiosité à voir.
____________________
Sheitan Une petite merveille ! Le 14/02/2006 à 04h56 par GOLDEN BOY
Je l'ai trouvé remarquablement filmé, justement, avec ce qu'il faut d'audace dans les prises de vue, tantôt léchées, tantôt du type caméra sur l'épaule, tantôt comme les jeux vidéos fonçant vers un point qui fuit dans l'infini.
La direction d'acteurs, essentiellement les jeunes, est d'une rare justesse. Ils sont tous très émouvants dans l'intensité de leurs rôles. Bien sûr, les clins d'yeux à Hitchcock, Kubrick, et Peckinpah, sans oublier Délivrance , sont autant de plaisirs que l'amateur savoure entre deux coups de poing !
J'ai aussi particulièrement souri aux prises de vue, à deux reprises, où l'héroïne, au premier plan, agenouillée, a les genoux justes suffisamment écartés pour que l'on entrevoie au fond quelque chose d'un peu sombre, mais rien de défini.... Comme au niveau érotique, Chapiron a su arrêter de dénuder les personnages au moment où la pudibonderie, pourtant sévèrement malmenée sur le plan verbal, risquait de s'offusquer.
C'est une illustration rare et magnifiquement menée d'un monde où les coups et les mots tiennent lieu le plus souvent de rapports que les jeunes n'osent pas exprimer plus simplement. Le maniement de la bande sonore est également excellent. C'est avec une grande joie que j'ai assisté hier soir au début d'un réalisateur sur l'avenir duquel je place toute la mise.
____________________
Serenity Des débuts cinématographiques prometteurs Le 14/02/2006 à 08h17 par Saishû Heiki Kareshi
Après avoir "révolutionné" la série télé, Joss Whedon arrivait au cinéma. Autant dire que je l'attendais au tournant. Adapter une série télé au cinéma est toujours un exercice difficile, et Joss Whedon risquait de manquer de recul.
Résultat, pas grand chose à reprocher. Le plan séquence du début pose bien les intentions du réalisateur : prouver qu'il est capable de réaliser un film. Le film globalement est très soigné dans sa mise en scène, les combats particulièrement bien chorégraphié (on n’en attendait pas moins).
Au-delà de ces aspects techniques, il faut bien avouer que Joss Whedon> joue, comme d'habitude, avec les nerfs de ses spectateurs. Sans même parler du scénario bien rythmé, on remarque que les personnages sont une nouvelle fois au centre de l'histoire. Une femme, comme toujours, figure incontournable et fantasmée d'une femme qui prend le pouvoir, castratrice ou sensuelle. Et les dernières minutes du film sont, notamment pour le spectateur connaissant la série télé, véritablement éprouvantes / impliquantes.
Mais n’oublions pas que Serenity est une œuvre de science-fiction. Joss Whedon nous avait déjà prouvé qu’il maîtrisait le genre en écrivant le script du génialissime Alien 4. Et au final, comme toute œuvre de science-fiction qui se respecte, Serenity délivre un message politique très fort. Une belle réponse à tous ceux qui voyaient dans la fin de la saison 7 de Buffy un soutien à la guerre en Irak…
Je croise les doigts pour que ce soit une trilogie. J’attends en trépignant d’impatience Wonder Woman (Joss Whedon était le seul à pouvoir s’occuper de cette adaptation, à coup sûr, il va la sublimer).
____________________
King Kong The King is dead. Long Live the King ! Le 22/02/2006 à 11h58 par Ezékiel
Honnêtement : je m'attendais à un carnage. Je me dis "King Kong à notre époque, ça va forcément tourner à la débauche d'effets spéciaux à grand renfort d'images de synthèse". Eh bien, non (enfin, presque pas).
Déjà, ingrédient essentiel d'un film : les acteurs (quoi qu'en dise mon père, qui a les films d'acteurs en horreur). Or là, c'est du tout bon. Naomi Watts est vraiment très douée, elle dégage (surtout au début) une impression de naïveté tout à fait bienvenue (sans compter qu'elle est très jolie, mais cette remarque importe finalement peu). Jack Black est très bon aussi, et Adrian Brody de même... donc, question acteurs, ça assure (en même temps, avec le budget qu'il avait...)
Et puis, point essentiel aussi : c'est excellemment bien tourné. C'est un vrai film d'aventure, avec toutes les techniques cinématographiques que cela implique. Dans ce sens, c'est un pure réussite.
De plus, les effets spéciaux sont excellents (vu le budget, il pouvait pas faire autrement... je me tais). Kong est vraiment une des créatures les plus réussies que j'ai jamais vues au cinéma : poils, yeux, expressions, tout est parfait. (on passera vite sur les quelques incrustations un peu ratées, il fallait bien rogner quelque part pour ne pas (trop) dépasser le budget - en plus, c'est raté, il a explosé - )
Mais voilà : le film a tout de même quelques points faibles. Enfin, surtout des longueurs. Le combat "titanesque" (enfin pas tant que ça quand on voit la tronche des autres bestioles de l'île... pas un endroit où passer ses vacances, ça) entre le Roi et ses "sujets" (enfin, il paraît) Tyrannosaures (Rex ?) est bien trop long, bien qu'il permette d'observer des détails intéressants à propos de notre gorille favori, comme par exemple sa technique de jonglage avec femme ou la résistance inouïe de son bras droit (mordu à pleine dents une petite vingtaine de fois en dix minutes...). Ce combat était finalement un peu à prévoir : fallait bien montrer qu'on sait faire des dinos plus beaux que ceux de Jurassic Park... enfin bon, c'est pas la cata non plus, hein. (le fait qu'un nouveau gusse se ramène toutes les minutes ajoute de la tension à la scène)
Et puis il y a la fin... je me dis "ça ne peut pas être pire que celle du Retour du Roi..." Eh bien non, mais c'est quand même pas terrible. On ne compte plus le nombre de fois où les deux tourtereaux (enfin, la tourterelle et le gorille de 8 mètres de haut, nuance) se regardent comme si c'étair la dernière fois... (au moins, les yeux sont brillamment réussis) Mais, tout de même, il y a ces avions (un peu synthétiques des fois, mais très réussis dans l'ensemble), et puis notre Kong dépassé par la technologie (pour l'époque en tout cas) moderne ; c'est un grand moment. Les plans sur New-Yorks sont grands, immenses, superbes (au même titre, d'ailleurs, que les plans "junglesques" de cette chère "Île du Crâne"), et notre Roi en haut de l'Empire State Building a, comment dire, la classe. Et la dernière scène (ou presque), les deux amoureux qui s'étreignent à 443 mètres de haut... c'est limite beau (parce que pas grandiloquent).
Résumons : un bon moment, qui passe vite, bon film bien réalisé, bonnes scènes d'action, émotion pas absente pour autant (sans chercher à arracher les larmes pour autant), une réussite quoi, à "bémoliser" tout de même, par quelques longueurs (ne serait-ce pas le lot de tout film de plus de troi heures ?).
Ah, si, dernier point : l'emphase pour le Kong. Si on m'avait dit avant ce film qu'un jour je m'identifierai à un gorille de 8 mètres de haut, j'aurais ris. Eh bien là, c'est un peu le cas. Comme dirait l'amateur de jazz, "The Kong is You".
____________________
Bloody Mallory Film de genre Le 28/02/2006 à 08h00 par Thierry
Ce film est déconcertant, certes. Les personnages sont tous des stéréotypes, voire grotesques. Les dialogues volontairement outranciers ont au début provoqués chez moi la même réaction de rejet, voir d'endormissement, mais a y regarder de plus prés...
j'en avais oublié l'essentiel : la parodie. Que ce soit pour Les Bronzés, des films cultes comme L'Attaque de la moussaka géante ou bien d'autres comme Le bal des vampires ou Mars Attack, la parodie et l'outrance font partie du spectacle.
Je ne dis pas que le film est une réussite totale. Celui qui s'attend à un film d'horreur avec son atmosphère si particulière ou à un film comique classique sera forcement déçu. Il ne faut pas prendre Bloody Mallory pour autre chose que ce qu'il est :un ovni dans le fantastique Francais et une initiative de réécrire un genre où beaucoup de territoires ont été défrichés et ou l'originalité déplait forcément.
Je ne pense pas que ce film soit un chef d'oeuvre, ou un film culte. Il vous gratte l'esprit et vous irrite en brisant vos repères et dans ce sens il est intéressant.
____________________

Suis nous sur facebook !

Commentaires sur l'article

Réagissez à cet article en postant votre commentaire ci-dessous.Seuls les membres SFU peuvent poster leur avis.

Créez votre Espace SFU en moins d'une minute pour ajouter votre avis (et bien plus). C'est simple et gratuit !
Alors n'hésitez plus et venez rejoindre la communauté de Scifi Universe !

S'inscrire S'identifier En savoir plus sur « Mon SFU »