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Rencontre avec...

Publié il y a 12 ans par Benjamin R.

Jacques Védie

La nouvelle série d'interviews : "Rencontre avec..." continue...
Cette fois-ci, c'est un "jeune" auteur que nous avons rencontré pour parler de son premier roman Norânaë. Tout d'abord inscrit sur nos forums, nous l'avons contacté puis il a eu la gentillesse de bien vouloir rencontrer un de nos staffeurs pour discuter un peu de SF, de son premier livre ainsi que de ses futurs projets. L'interview s'est déroulée dans un bar de Paris, dans une ambiance conviviale.
Voici donc l'interview :
SFU - Tout d’abord, qui es-tu et que peux-tu nous dire de toi ? Jacques VédieJ’ai 38 ans, j’habite dans les Yvelines et j’ai deux enfants.
SFU – Comment en es-tu arrivé à vouloir écrire ? As-tu été pris de la fièvre de l’écriture ? J. V.J’ai tout le temps aimé écrire, déjà dans le primaire et au collège, j’adorais les rédactions et puis au lycée les dissertations dans n’importe quelle matière, que ce soit en économie, en histoire, en français. Mon premier roman, ce fut vers l’âge de 12/13 ans, une histoire du genre "club des 5", mais qui n'a pas été au-delà du 3ème ou 4ème chapitre. Sinon, j’ai terminé une histoire de SF sur mes 16 ans et il est possible que je retravaille dessus un jour prochain.
SFU – Comment es-tu venu à la fantasy et à science-fiction ? J. V. - Passionné de SF avant tout, je suis venu à la Fantasy après que l'une de mes tantes m'ait offert le « Seigneur des Anneaux ». Puis j’ai découvert les jeux de rôle sur table, uniquement en qualité de maître de jeu. J’ai écrit des scénarios pendant une dizaine d’années. Techniquement on y retrouve les bases de l’écriture : création de mondes et d’univers, de personnages et surtout d’une intrigue.
SFU – Norânaë a été coécrit, qui de toi ou de Jean Renaud Robert est à l’initiative du projet ? Et comment vous êtes vous rencontrés ? J. V.C’est moi qui suis l’initiateur du projet. J’ai rencontré Jean Renaud à l’armée. Nous étions de styles radicalement opposés et rien n’aurait dû nous amener l’un vers l’autre mais il y a eu quelque chose. Nous sommes restés deux mois ensemble. Au fil de nos discussions, nous nous sommes aperçus qu’il y avait de nombreuses coïncidences dans nos vies. Lorsque je lui ai parlé de mon projet d'écriture il a été emballé et s'est proposer de bosser avec moi sur Norânaë.
SFU – Comment avez-vous réussi à terminer le projet malgré les difficultés que l’on peut rencontrer avec la coécriture ? J. V. - On a créé le squelette pendant près d’un an, la création des personnages, l’intrigue et les chapitres. Puis les deux années suivantes ont été consacrées à l'écriture. A l’époque, il n’y avait pas encore l’internet, alors nous nous expédions nos fichiers soit par de fastidieuses connexions via modem, soit par envoi de disquettes et les délais que cela suppose.
SFU – Quelles tâches vous êtes vous données ? J. V.Jean Renaud jouait le rôle de critique sur les chapitres que j’avais écrit et que je lui envoyais. Il été particulièrement doué pour les descriptions, c’est donc lui qui s’est chargé de les faire mais on s’est aperçu que son style ne collait pas pour l’écriture du roman alors il a fait les descriptions que j’incorporais à mon propre style, et pour appuyer ses descriptions, il crayonnait certains endroits précis (entre autre pour la ville de Minor Haut et ses ascenseurs). Quand à moi, j’avais la charge d’écrire le roman et de le corriger selon les avis de Jean Renaud et de ce qu’il me semblait à revoir. Rien que l’écriture du livre m’a pris deux ans, et une autre année de correction.
SFU – Quels avantages as-tu vu à la coécriture ? J. V.La coécriture permet un retour et une correction immédiate, mais il faut être sincèrement amis, et avoir une confiance totale en l’autre pour accepter la critique souvent dure. L’apport d’idées est aussi un atout majeur, ainsi que le soutien moral et la motivation mutuelle.
SFU – As-tu été surpris par les critiques sur Norânaë et par le nombre d’appréciations sur les sites de ventes en ligne ou des commentaires qui t’ont été envoyés ? J. V.Oui, en fait ça me sidère toujours autant. Par exemple quand j’avais participé aux stylos d’or 2000 (un concours tous genres confondus, policiers, sentimentaux, SF…) il fallait envoyer son manuscrit, ce que j’avais fait et je crois que j’étais le seul auteur en fantasy. Il y avait deux tours, le premier invitait les auteurs eux-mêmes à choisir cinq romans parmi les dix qui leur avaient été imposés, et le deuxième tour, le jury composé de journalistes, de professionnels du livre établissaient le classement définitif. J’avais déjà réussi à passer le premier tour et je n’y croyais pas, j’étais super critique vis-à-vis de Norânaë. Et finalement, j’ai terminé second du concours. Vraiment je suis heureux, aux anges ! Cela donne vraiment envie de continuer à écrire, maintenant mon but est d’intéresser d’autres maisons d’éditions, des grandes si possible.
SFU – Comment envisages-tu le futur de Norânaë ? J. V.Je suis en train de boucler le deuxième tome tout seul pour cette fois-ci, mais je précise qu’il n’y a pas de malaise avec Jean Renaud, il ne dispose pas d’assez de temps actuellement. Le manuscrit n’a été lu par personne encore, et j'attends avec une certaine appréhension les premières critiques. Un troisième tome est prévu, de nouveau avec Jean-Renaud.
SFU – Comme c’est ton premier roman, peux-tu nous parler des difficultés rencontrées quand on est un jeune auteur ? J. V.Il y a des pièges à éviter, et en particulier les maisons qui vous propose une édition à compte d'auteur. Le manuscrit en poche, on rêve déjà à voir son livre en rayon et on est souvent prêt à beaucoup de choses. On devient alors une proie facile pour des gens sans scrupules. Quant aux grandes maisons d'éditions, elles sont submergées de manuscrits et n'y accordent que peu ou pas de temps. Il reste heureusement des éditeurs qui osent et donnent leur chance à de nouveaux auteurs. J'en profite pour remercier Cylibris Editions, notre éditeur, qui nous a donné notre chance et qui propose un catalogue varié et plein de talents.
SFU – Et maintenant que tu as passé le cap de l’édition, quels conseils aimerais-tu donner à un débutant qui cherche à se faire publier ? J. V.Choisir des personnes critiques qui donneront déjà leur avis. Ne pas hésiter à reprendre son travail, le corriger ; vérifier les enchaînements de chapitres, chronologies... L'après manuscrit (corrections, modifications) demande du temps et ne doit pas être négligé. Il ne faut pas être trop pressé d'expédier son travail, la réponse (lettre type) viendra bien assez vite. Il vaut mieux se détourner des grandes maisons, pour cibler celles qui seront plus en adéquation avec le manuscrit. Se documenter sur les maisons, leurs catalogues...
SFU – Penses-tu être bien lancé dans le monde du roman fantastique vis-à-vis du public ? J. V.Je n'en suis qu'à mon premier roman. La route est encore longue... Mais Norânaë bénéficie de critiques favorables et d'un bon bouche à oreille. Du coup, les médias commencent à s'y intéresser, TV, radio, presse, sites internet.
SFU – As-tu d’autres projets d’écriture que Norânaë ? Toujours en fantasy ou en SF ? J. V.En fantasy, l'actualité pour moi, c'est Norânaë et le second tome que j'achève dans les jours prochains puis le troisième opus. En SF, j’ai déjà commencé le squelette d’un roman. J’étais parti dans l’idée de le travailler après Norânaë, mais avec l’accueil favorable sur ce premier roman, je l’ai mis de côté pour favoriser l’avancement et la clôture du second tome, mais je me remettrai très vite dessus.
SFU – Envisages-tu un jour de ne vivre que de l’édition ? Ou l’aimerais-tu ? J. V.Non je ne l’envisage pas, c’est déjà trop dur de faire connaître Norânaë mais il est certain que je l’aimerais. Juste pour pouvoir continuer à faire rêver... si je fais rêver.
SFU – Quels sont tes goûts en matière de littérature fantastique ? J. V.En fantasy, j’adore Tolkien, quasiment tous ses romans mais surtout le Seigneur des Anneaux que j’ai déjà lu plusieurs fois. Sinon il y a les Chroniques de Thomas l’Incrédule que je trouve génial car on a faire à un anti-héros total et de plus l’intrigue est bien montée. Puis alors en SF, Asimov en grand favori, mais aussi jean Pierre Andrevon, van Vogt, Sheryl, Vance, Dick, Silverberg… et j’en oublie. A une époque, j’étais même branché Lovecraft, Edgar Poe.
SFU – Y a t-il des auteurs avec lesquels tu aurais aimé ou aimerais écrire ? J. V.Je n’ai pas cette prétention, mais c’est sûr que j’aurais aimé rencontrer des gens comme Asimov, Tolkien.
SFU – Peux-tu nous en dire plus sur la suite de Norânaë ? J. V.Ça va être dur ! Je n'en ai parlé encore à personne !! Les personnages principaux seront des femmes, ce qui modifie la donne du premier qui faisait la part belle aux hommes. On y découvrira les origines des Namlaë, de la Tour et de nouvelles régions. Déjà 180 années se seront écoulées sur les Terres Emergées, et l'on y apprendra ce qu'il est advenu de Ryan, entre autres. Le premier tiers du dernier chapitre est écrit, et vous êtes les seuls à avoir une avant première sur la suite.
SFU – Merci de nous avoir accordé cet entretien. J. V.Merci à vous.

Vous pouvez aussi récupérer cette interview au format PDF ici. Pour en savoir plus, le site officiel noranae.com (Autres interviews, critiques, forums...)

Source : SFU

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