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Chronique Citadine

Publié il y a 12 ans par David Q.

un futur possible pour nos villes?

Je suis dehors, sûrement aux frontières d'une ville. Soudain j'aperçois un homme. Il cherche quelque chose. Je le vois plonger tout d'un coup vers la forêt, mais il s'arrête soudainement, il est tombé sur une clôture. Je ne l'avais pas vue quelques instants auparavant, vraiment bizarre. Je l'entends parler tout haut : « Ça ne doit pas être loin, je n'ai plus qu'à suivre cette satanée clôture et je trouverai cette fameuse ville ! ». Je suis tout surpris de l'entendre parler de ville, je crois que je viens d'en quitter une, mais je suis sûr qu'il n'y a pas d'autre ville dans les environs. Je vérifie quand même sur mon guide routier. Non, aucune ville dans les parages, cet homme doit délirer.
Et voilà que je le voie longer cette clôture. Je le suis de loin. Au bout de quelques temps j'aperçois notre ami prendre un air réjoui. Il sort un calepin et se met à interroger une personne qui se trouve juste devant lui. Une personne que je viens juste d'apercevoir mais qui devait être là à l'instant d'avant, vraiment bizarre tout ceci. - Une ligne de bus partant d'ici serait agréable pour vous, n'est-ce pas ? demande notre inconnu. - Et pourquoi donc ? Cela fait du bien, un peu de marche à pied, lui répond l'interrogé. - Et vous madame, marcher si longtemps doit vous fatiguer, un moyen de transport reposant doit vous manquer, non ? demande notre inconnu à une vieille dame que je n'avais elle non plus pas remarqué. La conversation semble se continuer, notre inconnu interroge d'autres personnes encore, toujours plus nombreuses. Je crois comprendre qu'il effectue une étude sur le potentiel d'une nouvelle ligne de bus. Mais je ne m'intéresse plus à lui, je suis intrigué par cet endroit, je m'aperçois qu'il y a un grand nombre de personnes qui se promène et qui semble venir de l'autre côté de la fameuse clôture. Une allée se distingue, je m'y engage. Au bout d'un moment je me rends compte que c'est une ville entière qui est caché derrière la forêt. Une ville qui ne semble être indiqué sur aucune carte !
Je suis éberlué. Je continue mon aventure progressivement. J'observe attentivement ce curieux spectacle qui s’offre à moi. C'était comme si la ville venait d'apparaître, exactement comme la clôture ou toutes ces personnes de tout à l'heure. J'entre dans une rue, et soudain j'ai un choc, je reconnais ces bâtiments, ce sont exactement les mêmes que ceux où logeait les familles des militaires, il y a plus de dix ans maintenant. C'était une caserne en pays étranger, les familles étaient donc toutes logées au même endroit, mais ce n'était pas la caserne, c'était des appartements on ne peut plus traditionnels. Cela fait un choc de retrouver une image que l'on pensait avoir perdue depuis si longtemps. La rue est déserte. Je ne reste donc pas plus longtemps ici et je continue à explorer cette ville. Il me semble que je suis tombé dans le centre ville. Les rues sont plus étroites, il y a beaucoup de monde avec une activité débordante, tout le monde semble se connaître : il y a des discussion de partout. On croirait une image d'une ville à l'ancien temps, lorsque personne n'était aussi pressé et que les dialogues sur la place publique étaient monnaie courante. Je prête l'oreille à quelques conversations : - Mais pourquoi veulent-ils nous faire absolument sortir de chez nous ? On est très bien ici ! - Jamais on ne les laissera faire ! - Il n'y a aucune raison pour qu'on sorte. - ... Est-ce que vous vous rendez compte, quelqu'un a envisagé que nous allions dans d'autres « villes ». Ce mot était prononcé avec une sorte de dégoût. - ... Et puis, si on accepte, tout le monde ira ici - Mais c'est dégoûtant cette idée, pendant que tu y es, dis que des personnes qu'on ne connaît pas vont venir habiter ici... Tout le monde a l'air de parler ce projet de ligne de bus. Et ils n'ont pas l'air de la vouloir cette ligne. Je sens que mon inconnu de tout à l'heure n'a pu eu beaucoup de succès.
Je me demande bien où je suis tombé, il est bien temps de sortir d'ici, mais je n'aperçois plus de rues, je suis perdu. Je suis rentré dans un établissement qui indiquai un lieu important, mais ça ne ressemblait pas du tout à ce à quoi je m'attendais. J'avais l'impression qu'il n'y avait pas de limite entre les maisons et la rue. Il y a autant de monde que derrière la porte. Les gens y discutent comme s'ils étaient dehors. Soudain, je revois des panneaux. Ils indiquent plusieurs directions, dont celle que je suivais tout à l'heure pensant rattraper une rue. La seule différence avec l'extérieur c'est qu'il y a un plafond, autrement aucun changement. Ce n'est pas un abri. C'est réellement une bâtisse qui remplace la rue. Ce qui semble être le chemin se divise en deux, j'aperçois l'extérieur. Je me précipite, pour mieux rentrer dans une autre bâtisse. Je m'affole. Je ne sortirai jamais de cet endroit. J'aperçois quelqu'un que je reconnais, en tout cas lui aussi me reconnais, il s'approche vers moi, et il m'amène dans une rue déserte. Il me semble que je n'aurais jamais pu trouver cette voie tout seul, une intuition. Je me rends compte que l'homme qui m'a amené dans cette rue est un parfait inconnu pour moi, je me suis trompé en croyant reconnaître son visage, mais par contre lui, semble me connaître parfaitement. Finalement je discute moi aussi de cette ligne de bus : - Tu ne trouves pas que c'est exagéré toutes ces réactions négatives sur ce projet ? - Hein ??? Il semble vraiment surpris que j'ouvre la bouche, m'avais-t-il pris pour un muet ? En tout cas je reprends, et j'essaie de le raisonner. - Être si isolé, ce n'est pas si bien tout de même. On pourrait communiquer plus avec l'extérieur. Il me regarde encore avec incrédulité, et je me rends compte que j'ai du pain dans la bouche et que depuis tout à l'heure je suis en train de lui faire partager d'une manière assez désagréable mon en-cas. - Excuse-moi. Je recommence dès que j'ai fini ce que j'ai dans ma bouche. Je fais des signes pour lui faire comprendre, tout en lui jetant autant de pain à la figure, mais je me rend compte que ce n'est pas la peine que je recommence à parler, je suis tombé dans une des fameuses « villes cachées ».
Les villes cachées, je croyais que c'était une légende. Il paraît que tout commença avec un péage à l'entrée des grandes villes. Au début les embouteillages diminuaient, mais ces péages étaient une source de dépense de trop pour les entreprises. Il y en a eu beaucoup qui ont déménagé dans un coin tranquille, où il y avait moins de charges inutiles liées au transport. Pendant ce temps, ceux qui habitaient à l'intérieur de la ville étaient considérés comme des privilégiés, ils ne payaient pas ce fameux péage. Le foncier monta inexorablement, attirant que les gens aisés. Ensuite, ces gens prirent conscience de leur privilège, ils s'enorgueillirent et ne sortirent plus de la ville. Au fur et à mesure de la montée des prix et de la disparition des entreprises, la population diminua, les grands immeubles furent remplacés par des maisons plus modestes. Tout le monde vint à se connaître. Le contact avec l'extérieur se faisait encore, même s'il était rare, jusqu'au jour où ces villes disparurent des cartes, les rares qui voulaient les trouver faisaient échec, ou alors on ne les revoyait plus. Mais je croyais que c'était des histoires de lutins dans la forêt, ou de villes martiennes avant que l'homme n'y ait posé le pied.
Voici la vision que j'ai eu ce matin, moi L'Épistolier du Librarius, l'agence nationale soumise à l'Arbre des Possibles, qui récolte tous les futurs possibles que nous personnes aux pouvoirs psychiques pouvons voir. Comme d'habitude, cela se passe durant mon sommeil, et je prends la place d'un quidam dans un certain futur. Le plus souvent mes visions ont un rapport avec l'actualité, et cette fois-ci j'ai bel et bien l'impression que si le modèle du péage de Londres se propage à toutes les villes de France de plus de 10 000 habitants comme il l'a été annoncé ce matin, ce futur que j'ai eu en vision sera le nôtre.
Chronique réalisée par l'Epistolier.

Source : Un visiteur de SciFi-Universe.com

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  • suite de la matrice des humains nous sommes en 2006 creer se futur de vos idee et reve qqn peut me faire voir ce futur des cyborg et 2100
    cyborg-new ager, le 17 octobre 2006 14:16