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BIFFF : le temps et l'esprit ne sont que des jouets

Publié il y a 2 ans par Vincent L.

Notre avis sur Black Butter, Time Lapse, Mindscape et Baby Blues 3D

Avec Black Butler, ce samedi Bifffois nous amène à nous plonger dans une adaptation d'un manga qui n'en finit pas de se développer depuis qu'il a été prépublié en septembre 2006 dans le magazine Monthly Gfantasy (le manga est édité en France par Kana). En effet, entre l'adaptation d'une série télévisée d'animation de plusieurs saisons produite par le studio A-1 Pictures, des OAV, des jeux vidéos et même une comédie musicale, il paraît presque étonnant qu'il fallut attendre 2014 pour voir débarquer une oeuvre cinématographique inspirée de l'univers créé par Yana Toboso.

Cette histoire inédite de Black Butler se déroule 130 ans après la série originale. Nous sommes en 2020 et Shiori (Ayame Gōriki) est la première fille descendante de la famille Phantomhive. Afin de diriger la société Phantom et rester dans l’organisation secrète des chiens de garde de la Reine, elle doit cacher sa véritable identité en devenant Kiyoharu. Pour l'aider dans ses enquêtes, elle est accompagnée d’un majordome démoniaque répondant au nom de Sebastian (Hiro Mizushima). Sa nouvelle affaire aussi mystérieuse que périlleuse autour d'un meurtre momifié ainsi que la disparition de jeunes femmes va aussi conduire Shiori à revivre un drame passé et peut-être l'aider dans une vengeance qu'elle espère assouvir depuis un certain nombre d'années .

Réalisé par Kentaro Ohtani (Nana, Runway Beat) et Keiichi Sato (Asura et bientôt Saint Seiya : Legend of Sanctuary), on ne peut pas vraiment dire que le travail fut été bâclé tant l'approche "technique" de cette version cinématographique de Black Butler approche de la perfection. Découpage et cadrage soignés, chorégraphie des combats élaborée, direction de la photographie exemplaire de la par de Terukuni Ajisaka, costumes et décors répondant parfaitement au cahier des charges, bref l'esthétque est tout simplement remarquable (hormis peut-être quelques effets spéciaux). Mais un film n'est pas que technique, et s'il est vrai que ce dernier se destine à un public de jeunes adolescents, il y a de grandes chances qu'il ne touche que celui-ci (ainsi que les fans de la série, qui sont assez nombreux pour que la tire-lire se remplisse bien !).

En effet, pour toute personne non familière à l'univers de l'auteur Yana Toboso, ou pour toutes autres ayant passé la vingtaine d'âges, il est probable que le produit apparaisse comme ennuyeux de par ses dialogues interminables, sa philosophie particulièrement enfantine, une histoire aussi tordue que tirée par les cheveux ou enfin ses explications et révélations à rallonges. C'est simple : soit vous êtres pris d'un méga-fou-rire face à la niaiserie et la morale des vingt dernières minutes, soit vous êtes atterré pas le manque de subtilité que veulent véhiculer les auteurs Yana Toboso et Tsutomu Kuroiwa. Sans compter que les auteurs n'ont pas perdu le nord en laissant une porte grande ouverte à une potentielle suite.

La distribution ici très calibrée, aux jeux assez froids et théâtraux – un peu comme si nous regardions un dessin animé - permet de retrouver quelques noms plus ou moins importants de l'industrie Japonnaise, en particulier dans le monde des dramas (nom données aux séries japonaises) comme Hiro Mizushima (Beck), Ayame Gouriki (Gatchaman, Kurokouchi), Yuka (Reincarnation), Takuro Ohno (Sanbiki no Ossan), Tomomi Maruyama (Nana), Goro Kishitani (présent doublement au BIFFF avec Arcana) ou encore Masatô Ibu (le sergent Nagata dans le superbe Empire du soleil de Steven Spielberg) dans un rôle secondaire de méchant.

Bref, certainement un gros succès en perspective, un produit formaté pour la jeunesse, mais qui franchement n' a pas convaincu. De temps à autre, la morale, voire quelques niaiseries, ne font pas de mal, mais quand c'est appuyé avec autant de force, ça ne passe pas !

(Avis sur Black Butler de Richard B.)

 

On va peut-être dire de nous que l'on est un poil méchant, mais aujourd'hui, lorsqu'on nous parle de premier film, on pense immédiatement "found footage", voire "film de zombies". Oui, restons honnête et ne nous mentons pas, ces deux sous-genres s'apparentent désormais à des clés d'entrée facilement utilisables pour entrer dans le monde fantastique du long-métrage. Par définition, ces deux styles de film ne demandent en effet pas un gros budget (rappelons que La Nuit des morts-vivants de George A. Romero, a été fait pour seulement 115 000$ en 1968), peuvent donc être potentiellement très rentables (à l'image du récent Paranormal Activity) et s'adressent en général à un public plutôt réceptif qui peut leur offrir le bouche-à-oreille nécessaire pour lui garantir une distribution. Néanmoins, la plupart du temps, ces film fauchés sont ratés, et n'ont bien souvent le droit qu'à une gloire très éphémère en festival avant que la pléthore d'offres similaires disponibles ne les submerge et ne les fasse disparaître corps et bien.

Tout cela pour dire que pour Time Lapse, son premier long-métrage, Bradley King n'a signé ni un found footage, ni un zombies movie, ce qui est déjà une première qualité ! Non, on en a trop soupé du mort-vivant sauce bolognaise et de la caméra parkinsonnienne pour pouvoir encore apprécier la manoeuvre... Enfin un réalisateur qui, sans avoir un budget supérieur à celui de ses petits camarades, a de l'ambition ! Une unité de lieu, des acteurs qui tiennent la route, des idées et voilà un premier film qui, s'il n'est pas dénué de défauts, sait avoir de la gueule ! Et pourtant, le pitch de base restait relativement simple : Callie, Finn et Jared vivent en collocation, vivant de petits boulots ingrats en attendant de percer dans les milieux artistiques. Un jour, ils découvrent que leur voisin a inventé une machine capable de photographier l'avenir. Chaque jour, la machine donne ainsi une photo représentant ce qui arrivera 24 heures plus tard...

Et voilà, le tour est joué ! Trois personnages, une unité de lieu (la machine ne peut pas être bougée, ce qui lie de facto l'action à une seule pièce), aucune necessité d'effets spéciaux couteux, juste un scénario qui accroche le spectateur grâce à un jeu assez astucieux avec les voyages dans le temps. Il n'est en effet pas facile de ne pas se planter dès lors que l'on joue avec le temps dans un scénario. On ne compte ainsi plus les films qui, parce qu'ils ont laissé passer de menus détails "paradoxaux", finissent par devenir complètement incohérents. Time Lapse parvient ainsi à bien tenir son propos, et, si l'on excepte une espèce de deus ex machina moisi en milieu de parcours, réussi à tenir la distance en terme de scénario. Si les moyens financiers sont limités, le principe des photos est plutôt bien utilisé et permet de tenir accroché le spectateur, que ce soit dans l'avancée dramatique de la situation ou dans la curiosité née de la situation (la simple question du "mais comment vont-ils en arriver là ?").

Sans spoiler outre-mesure (puisque le scénario joue sur l'effet de surprise), on pourra toutefois reprocher au scénario ses personnages quelque peu clichés (deux garçons, une fille, tous les clichés y sont !), une avancée finalement assez prévisible ainsi qu'un procédé quelque peu redondant (Time Lapse aurait gagné à avoir un montage un peu plus resserré et un peu moins de péripéties), mais malgré ces quelques défauts, le tout s'avère fort convaincant, et aboutit à un premier long-métrage sympathique, divertissant et, par de nombreux aspects, loin d'être crétin. Les trois comédiens principaux tiennent la distance (on notera, d'ailleurs, la présence tout à fait anecdotique de John Rhys-Davies, dont le rôle à probablement été coupé au montage) et nous offrent un spectacle tout à fait correct, entre humoir noir, thriller et science-fiction. Voilà, Bradley King a fait ses preuves, et on ira voir sont prochain long-métrage...

(Avis de Time Lapse de Vincent L.)

 

Le film de 20h30 a une nouvelle fois bien remplit la salle, mais il faut dire que Mindscape (produit par Jaume Collet-Serra) était assez attendu.

John fait partie d'un groupe de personnes ayant la faculté à pénétrer dans l'esprit des gens grâce à des techniques d'hypnose particulières. Grâce à cela, il a pu contribuer à résoudre un certain nombre de sales affaires. Après avoir arrêté quelque temps - suite à quelques soucis d'ordre personne l, John souhaite reprendre du service. Pour commencer doucement, il est chargé de s'occuper du cas d'une adolescente douée d'une intelligence incroyable, mais assez perturbée pour entamer une grève de la faim. Sa mission est donc d'aider la jeune fille de 16 ans à reprendre de l'appétit. Une formalité pour un expert comme John. Enfin presque, car pris d'une certaine sympathie pour l'adolescente, il va avoir la mauvaise idée de dépasser le cadre de sa mission et s'investir plus que de raison...

Ancien assistant de Pedro Almodóvar (La Mauvaise éducation) ou de Guillermo Del Toro (L'échine du Diable), puis après réalisé une dizaine de courts-métrages, Jorge Dorado réalise enfin avec Mindscape son premier long-métrage. Avec une telle expérience, on pouvait s'attendre à un résultat au minimum visuellement élégant, et sur cet aspect-là, nous ne sommes point déçus. Il faut dire que l'homme a su bien s'entourrer puisqu'à la photographie on retrouve Óscar Faura (Les Yeux de Julia, L'Orphelinat, The Impossible), ou bien encore le chef décorateur Alain Bainée (Blancanieves, Transsiberian, Fragile). L'image de Mindscape  est donc à la hauteur des grands films espagnols et, lorsqu'on visionne le film, on a réellement l'impression d'être dans un beau produit (cela même si on ne peut pas vraiment dire que derrière se dessine encore une personnalité, à l'image des réalisateurs pour lesquels Jorge Dorado a travaillé). La vision d'ensemble et d'avoir un produit réellement bien fabriqué, mis en boite par une personne qui connait très bien son métier, mais qui en reste pas moins un film de commande, chose d'autant plus vraie qu'il n'est pas crédité au scénario.

L'histoire est donc celle d'un certain Guy Holmes qui lui aussi semble ici signer son premier scénario, du moins le premier à prendre vie sur grand écran. Derrière cette histoire, on y trouve de très belles intentions à vouloir fournir quelques choses d'un poil original et de complexe. Il se dégage aussi un certain sans du rythme. Pourtant, Guy Holmes donne l'impression de ne pas arriver à tirer pleinement parti de son idée, on retrouve donc quelques éléments n'apparaissant pas toujours crédible dans son histoire et surtout une fin assez maladroite, laissant comme une impression d'inachevé, un peu comme si l'auteur lui-même ne savait pas trop comment conduire son dénouement.

Sinon on retiendra aussi du film un casting de bonne tenue, avec un Mark Strong (Zero Dark Thirty, Mensonges d'État) plutôt crédible en tête d'affiche, une Taissa Farmiga (The Bling Ring) bien ambigue et manipulatrice, un Brian Cox (X-Men 2) qu'on aime à revoir perpétuellement dans les seconds rôles, tout comme on s'amusera du petit rôle de Indira Varma (Le trône de fer, Rome) qui possède un certain charme indéniable.

Mindscape apparaît donc comme un produit calibré pour une carrière internationale de bonne facture, et monté avec une certaine efficacité, cela même s'il laisse une impression de légère déception. En effet on aurait aimé une fin plus surprenante tout comme une personnalité qui se dessine un peu plus.

(Avis sur Mindscape de Richard B.)

 

Nous avons terminé la soirée avec le « Baby Blues » - tout en relief - de l'actrice Sing Kwan Janelle, le tout sous la direction de Po-Chih Leong (La Sagesse des Crocodiles).

Tout commence à merveille pour le couple Tao (Raymond Lam) et Snowy (Sing Kwan Janelle). Tout d'abord le couple emménage dans une superbe résidence spacieuse avec piscine qui plus est pour vraiment pas cher, ensuite ils apprennent qu'ils vont être parents et enfin, ils ont trouvé pour les accueillir une poupée abandonnée qui pourrait bien leur porter chance... ou pas !

Attention produit ultra kitch et déjà datée en vu ! L'avantage avec les produits comme Baby Blues 3D, c'est que ça sent le nanar avant même qu'on entre dans la salle. Bon OK, lorsqu'on nous parle de poupée maléfique on a de suite en tête Chucky et on se dit que voir une poupée du même genre sous la direction de Po-Chih Leong  massacrer du beau monde, le tout en 3D, ça va être sympa... Mais après on s'attend pas à être plus surpris que ça, car  il y a bien longtemps que le cinéma japonais horrifique nous a plus réellement marqués (l'époque Dark Water ou Ring ça commence à dater).

Bah vous pouvez nous croire sur parole ce n'est pas Baby Blues 3D qui changera la donne. On a beau retrouver Chi-ying Chan (Detective Dee et le mystère de la flamme fantôme) à la photographie ou Raymond Lam (Le Sorcier et le serpent blanc, Saving General Yang) en tête d'affiche, ce n'est pas ça qui sauvera le navire. Très long à commencer, action pauvre, poupée sacrément laide et peu charismatique, seul l'attrait du relief et les minois très agréables du trio d'actrices, Sing Kwan Janelle, Karena Ng et Kate Tsui arrivent de temps à autre à nous conférer un capital sympathie à la chose et nous sortir du sommeil. Bon d'accord, on peut rigoler un peu aussi du ridicule des accidents à la tension inexistante, de la mouvance ultra nanardesque de la poupée, ou encore de certains dialogues bien crétins, mais non, ça reste mauvais et chiant sur la longueur. Bref, le renouveau du cinéma horrifique japonais ce n'est pas encore pour maintenant!

(Avis sur Baby Blues 3D de Richard B.)

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