Bifff : un dimanche animé par de l'aventure old school et des meurtres sordides

Publié il y a 2 ans par Jonathan C.

Nos avis sur The Adventurer, Young Detective Dee, Cheap thrills, Arcana et Killers

Encore un programme diversifié en ce dimanche, puisqu'on y passe de films d'aventures old school plein d'effets spéciaux et de légèreté à des films très noirs plein de meurtres, de pulsions, de fantasmes et de perversions.

Ça avait pourtant l’air très attrayant, cet Indiana Jones british adapté d’un roman de G.P. Taylor, même s’il évoque au final plus les Sherlock Holmes de Steven Moffat que les films de Steven Spielberg ou qu’un Le Secret de la Pyramide. De l’aventure à l’ancienne en Cinémascope, une chasse au trésor, un soupçon de surnaturel, des poursuites, un contexte historique, des personnages archétypes…Dans une reconstitution soignée du Londres de l’époque victorienne, Aneurin Barnard (le héros « sosie-d’Elijah-Wood » de Citadel) campe un jeune héros naïf mais grand aventurier en devenir, l’excellent Michael Sheen joue le malicieux et mystérieux mentor, Keeley Hawes (vue dans Braquage à l'anglaise, Joyeuses Funérailles, Chapeau melon et bottes de cuir et Tournage dans un jardin anglais, les séries MI-5, Tunnel et Identity, et c'est aussi la voix de Lara Croft dans les opus Legend et Underworld) est la jolie dulcinée du héros, Ioan Gruffudd traine également dans les parages en gentil professeur, tandis que Lena Headey et Sam Neill viennent cabotiner dans les rôles ingrats mais sympas des grands vilains.

Hélas, malgré ce beau matériel, The Adventurer : the curse of the Midas Box (bêtement titré chez nous Les Aventures extraordinaires d'un apprenti détective) manque cruellement de souffle et de péripéties pour captiver, sans doute en partie par manque de budget (25 millions de dollars, pour un film d’aventure de cette envergure c’est limite) et parce que le réalisateur Jonathan Newman ne maitrise pas le genre, lui qui n’avait jusqu’ici réalisé que des petites comédies indépendantes inoffensives. Les quelques moments d’action et de tension sont tout mous (même le climax), ça ne décolle jamais (à l’image de la musique), la mise en scène est conventionnelle, la photo est fade malgré quelques jolis plans, ça sent trop le tournage en studio (c’est par conséquent trop peu dépaysant), le rythme est bancal (beaucoup de longueurs pesantes) et ça bavarde plus qu’autre chose. On finit par se foutre un peu des enjeux et par suivre cette aventure pépère d'un œil distant. N’importe que épisode de la série Sherlock Holmes est probablement bien plus riche, plus généreux et mieux foutu que ce film qui, du coup, a plutôt l’air d’un téléfilm malgré son écrin de luxe. Sorti en France le 12 mars dernier en dvd et Blu-Ray, ces Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-S...heu, d'un apprenti détective n’auraient pas eu beaucoup d’impact en salles et sont plus adaptées à la distribution DTV et VOD. Dans le genre, le film chroniqué ci-dessous est bien plus réussi et réjouissant.

 

Un des évènements de cette édition du BIFFF fut la projection en 3D du nouveau film de Tsui Hark, Young Detective Dee. L’ambitieux Detective Dee et le mystère de la flamme fantôme condensait les qualités et les défauts du cinéma de Tsui Hark, d’une telle folie et d’une telle générosité que c’en devient souvent confus et trop foisonnant. Tsui Hark a du mal à faire le tri dans toutes ses idées issues de son cerveau en ébullition destructrice, il balance donc tout d’un coup et pas forcément dans le bon ordre. D’où un film sympathique et fun mais bordélique, trop long et pas toujours bien foutu (certains CGI étaient particulièrement ratés). Avec Young Detective Dee : Rise of the Sea Dragon, préquelle qui relate la première grande enquête du héros, le maitre fou gomme les défauts du premier opus et trousse un film d’aventure euphorique d’une générosité débordante, sorte de Sherlock Holmes à la sauce Wu xia pian (genre qu’il a relancé et renouvelé à plusieurs reprises) mâtiné d’heroic-fantasy. La petite scène dans laquelle le héros explique comment il a deviné par déduction et observation l’identité de son geôlier (qui deviendra son assistant) semble d’ailleurs être un clin d’œil évident à Sherlock Holmes, notamment au Secret de la Pyramide.

En dépit de son avalanche de CGI, Young Detective Dee charme pour son coté serial (comme c’était le cas aussi de son désuet The Raid dans les années 90), son intrigue surnaturelle au savoureux parfum de mystère (avec multiples énigmes), son souffle romanesque permanent, son contexte historique prônant les traditions (Tsui Hark y est très attaché) et ses personnages qui courent et voltigent dans les airs à l’aide de filins, d’où des combats surréalistes aux chorégraphies enlevées défiant les lois de la gravité. On se retrouve ainsi devant un film d'aventure à l'ancienne, très traditionnel mais exploitant une technologie avancée.

Entre Detective Dee et cette suite-prequel, il y a une marge en termes de technique, alors que seulement 3 années les séparent. Et dans cette marge, il y a eu Dragon Gate : La légende des sabres volants, gros Wu xia pian qui permettait à Tsui Hark d’expérimenter une 3D qui le forçait à apaiser son style, à le faire respirer, à prendre une distance aérienne sur l'action qui, du coup, devient beaucoup plus lisible (un peu comme Michael Bay sur Transformers 3...allez-y, jetez-moi des pierres !). Young Detective Dee semble donc beaucoup plus maitrisé et affiche ainsi une superbe 3D qui joue sur tous les plans, ainsi que de nombreux CGI très réussis (même les doublures numériques) qui, à quelques exceptions et fautes de goût près (notamment au début), rivalisent presque avec ceux d’Hollywood. L’ensemble est d’une fluidité parfaite et l’action d’une lisibilité agréable malgré le bordel qu’il y a dans cette histoire. Tsui Hark a affiné et clarifié sa mise en scène, qui n’en reste pas moins toujours aussi inventive et audacieuse.

Young Detective Dee scotche ainsi par sa générosité et son sens du spectacle : ça se fighte toutes les 5 minutes pendant deux heures, ça virevolte dans tous les sens, il y a des pouvoirs magiques et des affrontements cartoonesques à foison dans des lieux divers et variés (on se croirait revenu dans Zu, les guerriers de la montagne magique), un monstre marin géant, des navires détruits, une créature romantique, une intrigue de complot…C’est palpitant, jubilatoire, épique et truffé de séquences mémorables, de l’affrontement tendu sur la falaise (le cinéaste est un dieu pour confectionner ce genre de combat conceptuel acrobatique) au climax avec le (superbe) monstre marin qui vient marcher sur les plates-bandes de celui de Pirates des Caraibes : Le Secret du Coffre Maudit avec le Kraken. Les scènes d’action sont nombreuses, bien agencées, spectaculaires et vraiment agréables à suivre. Même le versant romantique du film parvient à toucher (n'oublions pas que Tsui Hark, c'est aussi Shanghai Blues et The Lovers, des sommets de romantisme), avec l’histoire très référentielle entre la courtisane et son amant transformé en sorte de Créature du Marais (le clin d’œil semble évident).

Ça part un peu dans tous les sens, tout s’enchaine avec panache même si c’est peut-être encore trop long (un défaut récurrent chez Tsui Hark), c’est joyeusement too much et chevaleresque jusqu'au délire (cf. la chevauchée sous-marine !), et il y a des élans de folie et des idées trash typiques de Tsui Hark (le coup de l’antidote à l'urine, dans une production d’une telle envergure fallait oser !). La musique (du rare Kenji Kawai), la photo et la prod design sont superbes (quel soin apporté aux décors !), c'est rempli de couleurs, de saveurs, de surprises et de détails. Young Detective Dee est probablement l’un des films les plus aboutis de son auteur en termes techniques. Le peu connu Mark Chao fait un jeune Detective Dee attachant, même s’il n’a pas le charisme d’Andy Lau. Les personnages secondaires sont eux aussi bien esquissés. Cette superproduction chinoise est, avec Dragon Gate, le film le plus ambitieux de Tsui Hark, une aventure flamboyante, fun et magique qui assure le spectacle jusqu’au bout sans jamais se foutre de la gueule de son public. Tout le monde n’accrochera pas pour autant à cette overdose d’action, d’effets spéciaux et d’idées folles.

(Avis de Young Detective Dee et de The Adventurer par Jonathan C.)

 

Le troisième film de la journée fut pour nous fut Arcana de Yoshitaka Yamaguchi, déjà réalisateur d'une mini-série intitulé Neko zamurai et, avant cela, second assistant-réalisateur pour Takashi Miike sur Yatterman et l'épisode des Masters of Horror.

Une jeune fille amnésique, seule survivante d'une bombe qui vient d'exploser, est suspectée par la police d'y avoir participé. La demoiselle a beau clamer que ce sont les voix des morts qui l’ont mené à l'endroit, rien n’y fait. Pour tous les flics, le cas est réglé : cette dernière est non seulement folle, mais surtout coupable ! Mais alors que cette dernière parvient à les convaincre de suivre certains indices qui les aident à résoudre une affaire, l'inspecteur Murakami commence à la prendre au sérieux et à croire en l'innocence de la jeune femme, d'autant plus que lui-même écoute les morts depuis son enfance.

À la vision du long-métrage, une forte impression se dessine comme quoi celui-ci serait certainement une adaptation d'un Manga. Vérification faite, le film de Yoshitaka Yamaguchi est bel et bien inspiré d'une oeuvre écrite et illustrée en 2001 par Yua Kotegawa et qui est aujourd'hui terminée. Sans y avoir prêté donc réellement attention durant le générique, le traitement de la mise en scène ainsi que la conception des dialogues tout comme l'histoire elle-même tendaient à ce que le spectateur vienne à ressentir qu'il est devant une sorte d'adaptation « live » d'une création graphique. C'est d'ailleurs certainement la plus grande force du film, en plus de cette idée d'origine autour « d'esprits vivants », alter-egos d'une personne vivante crées lorsque cette dernière tente de se suicider et craint de mourir dans le cas de conflits internes.

Arcana est donc un film qui ne manque pas d'attraits, l'histoire de fond est réellement accrocheuse et il apparaît indéniable que le réalisateur arrive à instaurer une ambiance « manga » à son long. On pense aux films Death Note mais aussi au cinéma d'Hideo Nakata ou de Kiyoshi Kurosawa notamment pour le côté épouvante et la réflexion sociale (la déprime ambiante chez la jeunesse japonaise). Mais le budget n'est définitivement pas à la hauteur du sujet et on ne peut pas vraiment dire que l'équipe déco ou celle des effets pyrotechniques et visuels soient parvenus à faire beaucoup avec peu, car ce n'est pas le cas. On ne croit pas une seconde aux décors du film, les lieux de productions choisis apparaissent comme rarement judicieux, et l'impression de production du pauvre se ressent perpétuellement (on suppose du moins qu'il n’y avait pas d'argent, car sinon cela serait d'autant plus inexcusable). Et bien qu'on ait conscience que le jeu soit sciemment construit pour apporter justement cette impression d'assister à une bande-dessinée qui prendrait vie devant nos yeux, certains des acteurs restent trop en roue libre pour nous faire oublier ce qu'il y a autour d'eux. Arcana est donc un film frustrant, ou le potentiel est bel et bien visible, mais trop inabouti et fauché dans l'état actuel des choses pour que nous ayons envie de défendre la vision de ce dernier ou vous inciter à le découvrir.

(Avis de Arcana par Richard B.)

 

Passons ensuite au cinglant Cheap Thrills, que nous avions déjà vu au PIFFF. Jusqu'où est-on prêt à aller pour gagner de l'argent ? C'est la question que se pose E.L. Katz, scénariste d'Adam Wingard qui réalise ici son premier long métrage, coécrit par le scénariste de Deadgirl (et de Toxic Avenger 4 !).

Alors qu'il vient de perdre son boulot et qu'il ne peut plus entretenir sa famille, Craig (excellent et impressionnant Pat Healy, déjà partenaire de Sara Paxton dans The Innkeepers) retrouve un vieil ami à lui, Vince (Ethan Embry, vu dans Motel, L'Oeil du Mal, Harold & Kumar chassent le burger, Prisonniers du temps, Empire Records, Lame de fond, Le Peuple des ténèbres, Comportements troublants et les séries Dragnet et Brotherhood). Tandis qu'ils picolent en souvenir du bon vieux temps, ils rencontrent un drôle de couple plein aux as, Colin (David Koechner, démentiel et loin de ses rôles de comiques) et Violet (Sara Paxton en bimbo éteinte mais perverse, bien éloignée de son rôle de sirène naïve dans Aquamarine), qui leur proposent, histoire de divertir madame pour son anniversaire, de faire n'importe quoi pour de l'argent. Mais seul un des deux amis peut gagner chaque défi, ce qui les transforme en rivaux.

Si l'on se doute ou tout cela va mener, on reste scotché devant l'écran en se demandant, justement, jusqu'où ils vont aller, au fil de séquences marrantes puis marquantes. Et ça va loin, jusqu'au dégueulasse vomitif (le combi doigt + chien + re-doigt est douloureux) et à la sauvagerie (ici justifiée, c'est pas juste pour le fun). Les « épreuves », d'abord bon enfant puis de plus en plus glauques, sont amenées de façon très crédible, tout comme la tension qui s'instaure entre les deux amis, qui finiront par inspirer de la pitié et par ressembler à des animaux. Le personnage de Craig finira dans un état lamentable à faire frissonner (le dernier plan est terrible), ayant dû choisir entre ses valeurs morales et un gros paquet d'argent. Les acteurs jouent cette sordide mascarade avec une réelle jubilation.

A la fois drôle et éprouvant (on rit jaune), loin de n'être qu'un Jackass-movie bête et méchant, Cheap Thrills dresse un constat d'une noirceur terrible sur la nature humaine, sur l'appât du gain, sur l'amitié et sur l'american way of life. Ça tape fort et ça vise juste, même si c'est pas forcément très subtile (on est dans la farce féroce et transgressive, la critique sociale cinglante).

(Avis de Cheap Thrills par Jonathan C.)

 

Le dernier film de la soirée ne fut pas le moindre puisqu'il s'agissait du très attendu Killers, coproduction japonaise/indonésienne dont le nom du désormais incontournable Gareth – The Raid - Evans est ici attaché comme producteur exécutif et aussi surtout précédé d'une excellente réputation.

Il faudrait ne pas trop se fier à la belle apparence de Nomura Shuhei (Kazuki Kitamura) qui a tout de l'homme respectable et charmeur, car derrière de jolies phrases et un sourire aguicheur se cache un adepte de la webcam ou sinon un « youtuber » qui adore partager ses snuff-movies personnels. Il faut dire qu'il met autant de conviction dans l'art du meurtre qu'au montage, et que voir sa popularité monter en puissance ne le décourage pas, bien au contraire. Parmis ses « visiteurs », on y trouve Bayu Aditya (Oka Antara), brave gars qui commence cependant à péter une durite. Il faut dire que sa vie actuelle est loin d'être rose. D'un côté sa femme vient de déménager en emportant avec elle leur fille et de l'autre son job de journaliste est au plus bas depuis qu'il a tenté de publier un article incendiaire à l'encontre d'un criminel notoire qui à pour lui de savoir ou placer son argent pour toujours bien s'en sortir. Il ne fallait pas plus que ce Bayu soit sujet à un braquage pour que la bouilloire explose et qu'il se décide à se faire lui-même justice et à partager à son tour, à titre d'avertissement, les vidéos de ses méfaits sur le net, ce qui attirera justement l'attention de Nomura qui voit en Bayu un « padawan » fortement prometteur.

Attention une nouvelle petite perle d'Asie débarque. Réalisé par les Mo Brothers (Kimo Stamboel et Timo Tjahjanto), Killers est un film profondément ancré dans notre temps, ce qui ne le rend que plus inquiétant. Car à l'heure ou les vidéos personnelles se démocratisent sur le web et ou certains n'hésitent pas une seconde à se filmer torturer des animaux, à publier des vidéos d'une personne se faisant écraser ou quelques autres atrocités, il y a peu pour qu'on vienne à se dire qu'on pourrait très bien un jour être une victime d'un bonhomme en quête de notoriété et d'envies meurtrières. L'intelligence du scénario de Timo Tjahjanto (Macabre), conduite par une idée originale de Takuji Ushiyama (producteur executif sur Nightmare Detective) n'est pas que de raconter la descente aux enfers d'un homme qui va prendre goût au meurtre, mais bien une vision divergente de deux adeptes du meurtre qui auront néanmoins une conséquence identique. On découvre donc deux meurtriers qui aiment à partager leurs atrocités sur internet et à exploiter leurs pulsions : l'un profondément atteint par quelques traumatismes d'enfance qui le poussent sciemment à tuer de jolies demoiselles, l'autre par une envie de voir enfin justice se faire. Mais ça sera bien l'échange et la partage, tout comme la fascination que ces derniers exercent sur les internautes qui interpellera le plus, à l'image d'un dernier plan qui marquera par son approche aussi froide que pessimiste et quelque peu ironique.

Outre donc une histoire conçue aux petits oignons, on est fasciné aussi par une interprétation solide, amenant une crédibilité parfaite au déroulement du scénario. Ainsi malgré les multiples atrocités commises, Kazuki Kitamura et Oka Antara apportent une humanité à des personnages qui auraient très bien pu n'être perçus que comme des monstres et qui, de ce fait, crééent une empathie presque dérangeante.

Il est aussi difficile de ne pas apprécier le film pour sa qualité esthétique et sa tonalité auditive, puisque les choix des cadrages comme de la lumière s'inscrivent certes dans l'efficacité des productions contemporaines en la matière, mais démontrent aussi d'une approche profondément inspirée, ou chaque chose semble trouver sa place, avec par exemple une utilisation prodigieuse du Air on the G string de Johann Sebastian Bach par Aria Prayogi qui renforce en tout point la force des images comme du propos de Killers, démontrant, si besoin il y avait encore, que la musique classique en termes d'impact émotionnel restera à jamais un des meilleurs outils.

Alors oui le rythme volontairement lent du film, ou les meurtres certes cruels mais filmés avec une certaine – ou presque - pudeur pourront décevoir quelques adeptes du genre bien rôdé à l'exercice s'attendant à découvrir un film dépassant une fois de plus les limites du genre (autrement dit : ce n'est pas un torture-porn !), mais il serait bien dommage de placer aussi ses attentes en croyant assister à film ultra-violent et énergique à l'instar d'un Raid 2 sous prétexte qu'on y trouve plusieurs noms de personnes attachés aux deux films. Non, la violence de Killers est plus réaliste que graphique, et il n'y a pas assez de bagarres sidérantes ou de courses-poursuites effrénées. Le ton de Killers est posé, réfléchi, et navigue dans une sorte de Psychose moderne et voyeuriste.
 

(Avis de Killers par Richard B.)

 

 

 

 

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