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L'Etrange Festival : Jour 9

Publié il y a 3 ans par Jonathan C.

Corruption, sexploitation et vampires philippins

Encore un peu de tout et de n'importe quoi en cette neuvième journée à l'Etrange Festival : documentaire sur la sexploitation, polar russe et film fantastique philippin.

The Major

Avec le thriller The Major le réalisateur Russe Yury Bykov donne une image assez peu flatteuse de son pays et plus généralement de l'espèce humaine.

Un jour d’hiver, Sergey Sobolev, commandant de police locale, est en route vers l’hôpital où sa femme s’apprête à accoucher. Surexcité, il renverse un enfant qui meurt à la suite de l’accident. Le commandant a deux options : aller en prison ou cacher le crime. Sobolev décide alors de compromettre sa conscience et appelle un collègue pour l’aider. Mais l’affaire se complique et quand Sobolev change d’avis et décide de se racheter, il est déjà trop tard...

Si, au début du film, Yury Bykov montre une peinture noire du système politique et plus encore de la police russe (pas un seul flic intègre dans tout le commissariat) au fur et à mesure que le film se développe, c'est surtout l'humanité que le réalisateur attaque, tentant de démontrer que si sa propre vie ou son entourage se trouverait touché par un événement malvenu, cela engendrerait une situation destructrice. Le film assume son côté noir et n'offre aucun compromis, aidé par des acteurs particulièrement crédibles et une mise en scène soignée, le réalisateur filmant avec autant d'aisance des paysages enneigés que des commissariats glauques qui semblent tomber en ruine.

A vrai dire, le plus gros problème de The Major est de nous laisser face à un portrait non flatteur de l'humain, d'autant plus qu'il se montre assez édifiant ; à partir de là, mieux vaut être bien conditionné pour le voir, sinon le film de Yury Bykov ne vous aura certainement pas remonté le moral à la sortie.

That's Sexploitation

Réalisateur culte de la génération VHS, avec des titres comme Basket Case, Frankenhooker et Elmer, le remue-méninges, Frank Henenlotter revient avec That's Sexploitation, un documentaire-fleuve qui retrace 40 ans de sexploitation, des années 20 aux années 70. C’est donc forcément long, mais on aura jamais vu autant de filles nues en 135 minutes et c’est forcément un vrai plaisir pour les yeux. Se déroulant chronologiquement, That’s Sexploitation est un festival euphorique et lubrique de boobs, de nudies, de pin-up, de roughies, d’images rares et kitsch, de pépites savoureuses (par exemple les « films de camps de nudistes » ou la publicité pour l’hygiène du pénis). Afin de mieux mettre en avant toutes ces merveilles, ce petit cochon de Frank Henenlotter a eu la bonne idée d’en rester à deux intervenants (certes très bavards) : lui-même et le mythique David F. Friedman (auquel le film rend hommage puisqu’il est décédé en 2011, à l’âge de 87 ans), grande figure du film d’exploitation et de la contre-culture (il produit les films de Herschell Gordon Lewis, les films de nazisploitation Love Camp 7 et Ilsa la louve des SS, des « Nudie-cutie », etc.).

That's Sexploitation

TikTik affiche

Inspiré du folklore philippin, Tik Tik The Aswang Chronicles se présente plus ou moins comme un film de vampires ou un film de zombies, les créatures maléfiques (les « tiktiks ») encerclant la maison dans laquelle les héros se sont réfugié. Une tension désamorcée par un humour lourd, une esthétique cheap de sitcom, des effets spéciaux numériques miteux dignes d’un Z en DTV, des fonds verts dégueulasses (le film a entièrement été filmé sur fond vert et c’est flagrant), des personnages à tarter, des scènes d’action kitsch mais même pas drôles…Ça aurait pu être sympa (une production philippine et un sujet aguicheur), mais c’est au final une mauvaise série B même pas sauvée par son second degré et son côté pastiche.

TikTik

 

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