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Retour à Gerardmer 2013

Publié il y a 3 ans par Jonathan C.

Deuxième partie du compte-rendu

Suite de notre compte-rendu du dernier festival de Gerardmer.

You're Next

You're Next avait tout l’air d’un home invasion movie glaçant à la The Strangers ou façon John Carpenter, avec ses mystérieux assaillants portant des masques d’animaux pour perturber une réunion de famille dans une vaste demeure paumée. Mais il se révèle plus décalé que prévu, carburant à l’humour noir et sardonique. Effrayants au début (les masques font leur effet), les assaillants sont peu à peu tournés au ridicule (ce sont les pieds-nickelés du home invasion) tout comme leurs proies, parmi lesquelles le réalisateur Ti West (The Roost, Cabin Fever 2, The Innkeepers, House of the devil) et la culte Barbara Crampton. Les personnages sont des caricatures cyniques et les rebondissements sont tellement gros qu’ils en deviennent hilarants (ce qui amène LA réplique : « J’ai grandi dans un camp de survivalistes »).

Avec cette histoire débile d’héritage blindée d’invraisemblances (à quoi ça sert de tuer les voisins qui sont très éloignés de la demeure assaillie ?), le réalisateur Adam Wingard (auquel on doit, à l’image de son pote Ti West, un segment de V/H/S et le segment très drôle Q is for Quake dans ABCs of Death) joue avec les codes et les attentes du genre, d’où quelques surprises. La fin vient confirmer définitivement que toute cette mascarade n’est qu’un gros délire passablement tendu (difficile d’éprouver de la crainte envers des assaillants aussi branquignoles) mais énormément fun, avec son héroïne inattendue, en apparence inoffensive mais qui se révèle être « douée pour tuer les gens » et qui se déchaine dans une poignée de scènes aussi trash que jouissives (l’affrontement dans la cuisine, les mises à mort des assaillants…). Campé avec fougue par Sharni Vinson (Sexy Dance 3, Blue Crush 2), le personnage prend la pose dans des plans iconiques et se la pète avec des punch-lines expéditives (« Why not ? »).

A coups de bande-son tapageuse (heureusement parfois évincée par l’excellent morceau rock seventies Looking for the magic de Dwight Twilley qui revient plusieurs fois au cours du film) et d’effets gores, Adam Wingard trousse une série B bête et méchante, pas très bien filmée mais bourrée d’humour (cf. l’hilarant discours final du boyfriend à l’héroïne, ou encore la brunette qui insiste pour copuler avec son complice à côté du cadavre de sa mère). C'est nul, mais on s'amuse. Aussi con soit-il (justement), You're Next a mis l’ambiance dans la salle comme aucun autre film de la compétition officielle à Gerardmer cette année.

Hansel & Gretel

Hansel et Gretel : Witch Hunters était l'un des évènements de cette 20ème édition de Gerardmer, d'autant plus qu'il s'agit du premier film projeté en 3D dans le cadre du festival. Remarqué pour l’anecdotique Kill Buljo : ze film (une parodie redneck de Kill Bill) et surtout pour son délirant Dead Snow, comédie horrifique très gore dans lesquels des jeunes skieurs affrontent des zombies nazis en montagne, le norvégien Tommy Wirkola passe à l’étape supérieure avec un film de studio à budget important, production ambitieuse revisitant la légende d’Hansel & Gretel et imaginant ce que seraient devenus les héros du conte des frères Grimm après avoir échappé aux griffes de la sorcière. Jeremy Renner (qui tournait en même temps dans Avengers et Jason Bourne : l'héritage) et Gemma Arterton (choisie suite au désistement de Noomi Rapace) endossent avec classe les costumes de ces frère et sœur chasseurs de sorcières par soif de vengeance. D’autres films se sont récemment inspirés de ce conte : la version teen movie/drogue Hansel & Gretel Get Baked avec Lara Flynn Boyle, la version d’Asylum avec Dee Wallace, une version pour bambins avec Lynn Redgrave et Dakota Fanning, l’adaptation coréenne de Yim Pil-sung, le nanar de David Decoteau avec Eric Roberts, etc.

Ce qui surprend dans cet Hansel et Gretel : Witch Hunters, c’est qu’en dépit d’un budget plus conséquent (60 millions de dollars ; Dead Snow n’avait même pas couté un million) et d’acteurs prestigieux, il reste exactement dans le même esprit que Dead Snow : burlesque, folklorique, gore, généreux, fun, plein d’humour noir, sans aucune prétention et très fortement influencé par Sam Raimi et Peter Jackson, que le cinéaste citait ouvertement dans Dead Snow. Certaines séquences bariolées, cartoonesques et baroques pourraient en effet tout aussi bien sortir d’un Evil Dead III : l'armée des ténèbres ou d’un BrainDead, toutes proportions gardées.

D’ailleurs produit par Will Ferrell et Adam McKay (on sait ainsi d’emblée que ça ne va pas se prendre au sérieux), Hansel & Gretel se pose ainsi comme une série B décontractée à prendre au second degré, un pur cinéma d’entertainment ET d’artisan à l’ancienne qui préfère le matériel au virtuel (les créatures ne sont ici pas en CGI, ce sont bien des costumes et des prothèses). Tout l’inverse d’un gros Z pop-corn comme Abraham Lincoln, Chasseur de Vampires carburant à la surenchère et aux CGI grossiers. Le combat final dans la maison en sucre témoigne de cette volonté très bis de faire dans le brut et l’artisanat : au lieu d’avoir un déluge d’effets spéciaux et de sorts spectaculaires, les adversaires se mettent simplement et sauvagement sur la gueule avec les moyens du bord (poings, ustensiles…).

Ce n’est bien entendu pas un modèle d’écriture (hormis quand il s’agit de faire dans la punch-line), l’intrigue étant rudimentaire, le récit bordélique (jusqu'à une fin ouverte très frustrante qui attend une suite) et les personnages très minimalistes. L’inventivité est plutôt à trouver dans la mise en scène (dynamique), la prod design (décors, costumes…) mi-féérique mi-moyenâgeuse, les séquences d’action folles (très chorégraphiées), les différentes mises à mort (jubilatoires) des sorcières, le bestiaire (des sorcières très diversifiées, et un troll génial), les débordements gores (l’attaque dévastatrice du troll), l’arsenal des chasseurs, les sorts, les effets spéciaux festifs, etc. La 3D, très efficace, en rajoute dans le côté train-fantôme et spectacle forain. Hansel & Gretel offre même quelque chose d’assez rare au cinéma (quoique Le monde fantastique d'Oz sort une semaine après) : un vrai duel entre sorcières.

Jeremy Renner et Gemma Arterton s’amusent comme des gamins, face à une Famke Janssen (qui confie avoir accepté ce rôle pour payer des dettes) parfaite en méchante sorcière. Peter Stormare vient cabotiner un peu en shérif borné, et l’acteur-créatures Derek Mears (Jason Voorhees dans le Vendredi 13 de Marcus Nispel, fantôme duelliste dans Le Manoir hanté et les 999 fantômes, loup-garou dans Cursed, redneck dans La Colline a des yeux 2, extraterrestre tentaculaire dans Men in Black II, prédator dans Predators…) joue le sympathique troll Edward. Bref, ça sort cette semaine dans nos salles et c'est à voir.

The Conspiracy

Imaginez un mélange entre Complots et Kill List à la sauce found-footage et vous aurez une idée de ce qu’est The Conspiracy, dans lequel deux amis cinéastes, Aaron et Jim, font un documentaire sur un conspirationniste fou (type Mel Gibson dans Complots mais en plus laid et plus geek) nommé Terrance. Le jour où celui-ci disparaît mystérieusement, laissant son appartement en vrac, l’un des deux amis se met en tête d’enquêter sur ce que Terrance, peut-être pas si fou que ça, avait découvert. Mais Aaron et Jim se rendent bientôt compte qu’ils sont surveillés…

La première partie, très typée documentaire (et pour cause puisque les deux jeunes cinéastes veulent réaliser un documentaire sur le sujet), dresse le portrait intéressant d’un sympathique conspirationniste (interprété par Alan C. Peterson, vieux briscard vu dans Sucker Punch, Defendor, Shooter tireur d’élite, Narc, Compte à rebours mortel, Une Blonde en cavale, New Blood, Shanghai Kid, Flic et rebelle…), dont les propos théoriques sont captivants, et développe le thème de la conspiration pour en livrer une vision assez juste. Le réalisateur Christopher MacBride ne fait pas passer les conspirationnistes pour des cons et leur donne même plutôt raison, ce qui est tout à son honneur.

Lorsque le personnage de Terrance disparaît (ce qui est d’ailleurs assez dommage), The Conspiracy vire au thriller d’espionnage paranoïaque classique tendance années 70, mais dans la forme du found-footage, étonnement crédible ici (on ne se pose pas trop de questions sur qui filme et pourquoi) et parfaitement adaptée au sujet. Surprenante et tendue, la dernière partie passe en mode infiltration avec les mini-caméras en fish eye et évoque, dans son délire de secte puissante, le final de Kill List (et moins directement des films comme Eyes Wide Shut ou Wicker Man…). La séquence de la chasse est assez terrifiante, et la conclusion glaciale fait froid dans le dos.

Le scénario, finalement plus simpliste qu’une conspiration (on pouvait s’attendre à plus retors), est plutôt bien ficelé en dépit de quelques invraisemblances (les deux héros ne se demandent pas une seconde pourquoi c’est aussi facile d’infiltrer la secte la plus secrète du monde ?). Christopher MacBride ne cherche hélas pas à creuser son sujet (il semblait surtout passionné par le personnage de Terrance), son film ne durant d'ailleurs que 1h15 (c'est peut-être pas plus mal : pas de superflu, pas de remplissage inutile, pas le temps de s'ennuyer...). Mais pour un premier film, c’est brillant. Une des bonnes surprises parmi les films hors compétition.

Citadel

Après le NIFFF, l’Etrange Festival ou le PIFFF, cette bête de festival qu'est Citadel ajoute Gerardmer à son Palmarès, même si hors compétition. Citadel traite, sur un mode fantastique, de la violence des adolescents (une thématique récurrente dans le cinéma britannique depuis quelques années) et restera comme l’un des rares films à aborder l’agoraphobie post-trauma, trauma d’ailleurs souvent lié à la délinquance (cf. A Vif et Harry Brown). Le réalisateur ayant autrefois lui-même supporté l’agoraphobie suite à une agression, il parvient à retranscrire avec une authenticité saisissante cette angoisse claustrophobique permanente (Neil Jordan avait plutôt réussi l'exercice dans son A Vif). S’il relate le combat classique d’un jeune homme (Aneurin Barnard, sosie de Elijah Wood) affrontant ses peurs, il le fait par le biais d’une audacieuse allégorie : les peurs sont ici incarnées par d’étranges enfants-zombies (leur look déglingué fait froid dans le dos), métaphore fantastique d’une délinquance juvénile assimilée ici à un virus ou un « cancer à éradiquer », maladie dont le cœur est la tour sombre d’un H.L.M (un décor sordide des plus inquiétants). Ces monstres n’existent peut-être que dans sa tête, on ne le saura jamais, mais Citadel est bel et bien un pur film d’épouvante (les apparitions des "enfants" sont terrifiantes et le climax dans l’immeuble est incroyablement glauque et tendu) en même temps qu’un récit initiatique éprouvant (le héros se bat, littéralement, contre ses peurs et phobies) et une progression anxiogène dans la folie. Tomandandy compose une bande-son oppressante et le réalisateur multiplie les idées bien vues (le garçon aveugle protecteur nommé Danny, petit clin d’œil évident à Shining) pour souligner son propos. Entre horreur graphique psychanalytique et huis-clos psychologique paranoïaque, Citadel pourrait être la rencontre en Irlande entre Clive Barker et Roman Polanski (difficile de ne pas penser à Répulsion lorsque le personnage délire dans son appartement), le jeune cinéaste assumant pleinement ses références (David Cronenberg, L'Echelle de Jacob, Les Fils de l'homme...). Lire la critique

The Thompsons

Déjà présenté à l'Etrange Festival, The Thompsons était projeté ici avec The Hamiltons. Décidément très influencé par le cinéma américain des années 70, les frères Butcher réalisent avec The Hamiltons puis cette suite titrée The Thompsons (ce sont les mêmes personnages mais qui, en fuite, ont du changer de nom) des thrillers horrifiques hérités des familles monstrueuses de Massacre à la tronçonneuse, La Colline a des yeux, La Dernière Maison sur la gauche ou, plus récemment, le diptyque La Maison des 1000 morts/The Devil's rejects de Rob Zombie, qui avait précisément la même démarche (y compris avec ses Halloween) que les frangins bouchers. Mais ces derniers sont loin d’avoir le talent du Zombie.

Malgré le mélange des genres et l’improbable pitch digne d’un Twilight (deux familles de vampires s’affrontent, avec au milieu une romance à la Roméo & Juliette), The Thompsons est terriblement ennuyeux, prétentieux et timide. L’un des personnages aura beau adresser une pique à Twilight, la crétinerie de certaines scènes de The Thompsons se rapprochent fortement des adaptations de Stephenie Meyer, notamment dans son dénouement neuneu. Film de vampires oblige (bien que les vampires en question ne suivent pas toutes les caractéristiques du mythe, ils ne craignent par exemple ni le soleil ni les crucifix), The Thompsons se doit de comporter un minimum de sang et de sexe ; il y a bien quelques paires de seins et une poignée de plans gores aux effets spéciaux moyens (et ça suffit le sang numérique !) quand ce n’est pas du hors-champs, mais on en voit bien plus dans un épisode de True Blood !

C’est justement à un épisode de série télé que fait penser The Thompsons, sans aucune folie ni inspiration dans la mise en scène, conventionnelle, parvenant même à rendre ennuyeux les rares affrontements entre les vampires. Des vampires par ailleurs particulièrement mal interprétés par des acteurs sans charisme, si l’on excepte Daniel O'Meara (John Carter, Le Sang des templiers) dans le rôle du patriarche de la famille adverse et l’affolante Elizabeth Henstridge, mélange torride entre Rachel McAdams et Keira Knightley. Le tout se prend très au sérieux et se noie dans une voix off encombrante dissertant sur la condition du vampire, dont la morale sera : « on est pas tous des méchants ».
Si les premières minutes font illusion, promettant une ballade crépusculaire et westernienne sous l’influence des Frontières de l'aube (le carnage dans le bar semble être un clin d’œil évident), on en vient à souhaiter revoir le chef d’œuvre de Kathryn Bigelow plutôt que de continuer ce thriller aussi grotesque qu’inoffensif, ni fun ni sensuel (malgré Elizabeth Henstridge).

Modus Anomali

Nous avions également déjà vu Modus Anomali au PIFFF. Retour sur l'avis de Richard B. : "Sur le papier, on nous propose de découvrir un survival forestier tourné en 8 jours avec un concept se voulant original. Dans les faits, il y a en effet de cela, mais on a oublié de nous spécifier que derrière l'idée du concept le script avait dû être écrit en 4 heures.
Dès la première scène, il y a quelque chose qui cloche. Imaginez. Un homme se réveille alors qu'il vient tout juste d'être enterré vivant. Après avoir récupéré son souffle, il découvre qu'il a en sa possession un téléphone portable. Par chance, ce dernier fonctionne. En homme de raison, il se met à appeler la police pour demander les secours. Sauf que, lorsqu'arrive le moment où l'interlocuteur au bout de la ligne lui demande de donner son identité, notre victime réalise qu'il a perdu la mémoire. À ce stade sa réaction demeure plutôt unique en son genre, puisqu'il lâche le téléphone portable, pleure sur son sort et part sans plus jamais passer le moindre coup de fil alors même qu'il pense être traqué et que dans son parcours il croisera un autre téléphone (et un cadavre non loin). Durant tout le film, on assiste à une pléiade de séquences qui paraissent illogiques. Et si en effet une partie trouve réponse au bout d'une heure à travers « une grosse révélation », cela n'enlèvera en rien toutes les incohérences qui ont parsemé le long-métrage. Plus encore, « la révélation» ne peut faire oublier que durant tout ce temps la tension tournait à vide et que l'on s'ennuyait à plein régime jusqu'ici. Une fois le "twist" révélé , les 25 minutes restantes serviront à expliquer celui-ci sur toute la longueur jusqu'au moment ou, de nouveau, notre personnage se trouve sous la terre, au cas où le spectateur aurait besoin de tous les détails (ce qui, en fait, soulignera encore plus les erreurs).
Pour ne pas se montrer totalement méchant vis-à-vis de ce Modus Anomali, on saluera tout de même la prouesse du tournage rapide qui ne se ressent presque jamais en terme de résultat visuel à l'écran. On y retrouve par moments le Sam Raimi de ses débuts, du moins en ce qui concerne quelques mouvements de caméra, car pour ce qui est du rythme c'est bien entendu une toute autre histoire. On saluera aussi une scène particulièrement "choc" qui n’est certes pas d'une grande violence graphique mais qui mènera à son petit effet malsain. Mais quelques idées visuelles ou quelques passages intéressants ne font pas un film dans son ensemble, et sur la balance le mauvais est ici largement prédominant."

Dead Sushi

Une nuit typée grindhouse/fantastique était aussi au programme, avec le déjà culte Iron Sky (lire la critique ici), la comédie hollandaise New Kids Nitro (la suite de New Kids Turbo) et ce Dead Sushi que nous avions vu à l'Etrange Festival. Après Calamari Wrestler, voici donc les sushis mutants de Dead Sushi. Comme on pouvait s’en douter, c’est évidemment un grand n’importe quoi, dans la tradition Sushi Typhoon : réalisation pauvre, interprétations en roue libre, effets spéciaux aussi cheaps qu’inventifs (la patte de Yoshihiro Nishimura), histoire nonsensique, esprit pastiche (survival, film de kung-fu…), mises à mort délirantes, gags incluant du gore, des nichons et des pets…Ce qu’il y a de bien avec ces productions nippones, c’est qu’elles sont totalement libres et osent tout, exploitant leur pitch absurde en multipliant en crescendo les idées débiles (le Guizmo des sushis, le sushi-humanoïde-boogeyman armé d’une hache, le vaisseau-sushi, les zombies-sushis, le sushi lance-flammes…) et les situations de mauvais goût (la douche de sang dans la piscine, le pervers qui veut toucher les seins d’une fille en train de se faire manger la bouche par les sushis-tueurs, le riz débordant de la bouche des victimes…). Les scènes d’action sont même très fun (cf. l’héroïne qui dégomme les sushis volants à coups de katana ou à coups de pied), jusqu’aux combats finaux plutôt bien orchestrés et chorégraphiés (le duel entre l’héroïne et le l'homme-poisson ressemble à du Power Rangers sous acide). L’idée de l’art culinaire enseigné comme un art martial est évidemment empruntée au Festin Chinois de Tsui Hark, mais ça ne va guère plus loin. Le spectacle est hystérique et généreux, à la fois navrant et génial. C’est du pur slapstick, du burlesque, du cartoon, par le réalisateur déviant de The Machine Girl et RoboGeisha. Beaucoup de moments hilarants, mais comme souvent c’est trop long et ça finit par fatiguer malgré l’énergie et l’inventivité déployées.

 

Quand à La Maison au bout de la rue, présenté hors compétition après être sorti discrètement dans nos salles en novembre dernier, il est toujours aussi mauvais (lire la critique ici).

 

Suite du compte-rendu très prochainement !

 

Jonathan C.

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