Bifff Jour 5 : de l'amour, du sable et de la torture en ce lundi de pâque

Publié il y a 4 ans par Richard B.

Rachel Weisz et Fabian Krüger triomphent de ce lundi Bifffois!

Ce lundi de pâque fut cinématographiquement très varié, autant par les thématiques abordées par les films que par leurs qualités respectives.

La première séance fut destinée avant tout chose pour les plus jeunes avec Le Lorax de Chris Renaud et Kyle Balda. Le studio créateur de Moi, Moche et Méchant adapte un roman du très populaire Dr. Seuss et nous livre un conte écologique avant tout destiné aux très jeunes. En effet, le film s'avère à la fois simpliste, niais et moralisateur, tellement en fait qu'un enfant de plus de dix ans sera déjà surement trop cynique pour apprécier le message lourdement délivré. Privé de second niveau de lecture, plutôt fade en terme humoristique, Le Lorax plaira sans nul doute aux plus petits, qui y verront un spectacle très mignon.

Par la suite, nous nous sommes retrouvés à suivre les aventures de Benno, un homme très sûr de lui s’amusant souvent aux dépenz des autres. Sandra, qui tient un café juste en dessous de son appartement, est sa victime préférée. Mais voilà, un matin, Benno trouve du sable dans son lit et, très vite, le phénomène va empirer... The Sandman, film écrit et réalisé par Peter Luisi, est une petite surprise et dégage sans conteste une certaine fraîcheur. Souvent drôle, très bien interprété par Fabian Krüger et Irene Brügger, on suit cette aventure fantastiquo-romantique avec réjouissance. De plus, entre la reprise de la 9e symphonie de Beethoven et une musique de Michael Duss, Christian Schlumpf et Martin Skalsky très influencée par Danny Elfman, nous sommes pas loin d'être transporté dans un conte moderne. Non pas que le film soit indéniablement parfait (on peu trouver quelques longueurs malgré sa courte durée), mais on ressort avec la banane, ce qui est tout de même une très bonne chose.


The Sandman

L'homme sable terminé, nous nous sommes aventuré dans la famille des indestructibles avec « Mr. & Mrs Incredible » de Vincent Kok. Il était question ici d'un couple de super héros à la retraite essayant de ne pas reprendre du service lorsqu’un tournoi national d’arts martiaux se trouve être organisé dans le petit village paisible où ils vivent incognito depuis des années. Ce film Hong-Kongais est ce que l'on peut qualifier « de mignon », réalisé sans grande prétention et jouant avant tout chose la comédie bon enfant. Ce « Mr. & Mrs Incredible » pourra doc être perçu comme une bonne échappatoire à la morosité de ces temps acuels. Reste la forte naïveté de ce récit, la fin qui aurait demandé peut-être un poil plus d'ambition et le côté très appuyé en terme d'humour sont des éléments qui peuvent déplères. Mais que c'est beau l'amour super héroïque, non ?

La soirée s'est entamée avec The Whistleblower (Seule contre tous) de Larysa Kondracki. Si on peut être surpris de voir ce film au BIFFF, il n’en reste pas moins que le film est une bonne surprise. Ce thriller politique met en scène la ravissante Rachel Weisz dans le rôle d'une flic du Nebraska se trouvant envoyée en Bosnie juste après la guerre. Elle va alors se retrouver témoin d'un trafic humain de jeunes femmes torturées et sexuellement abusées. Remarquablement interprété, peut-être un poil trop hollywoodien dans le développement des sentiments, le film de Larysa Kondracki est cependant prenant et crée assez de situations explicites pour porter son message. Certes il défonce un peu des portes ouvertes, et il y a peu de chance que celui-ci fasse évoluer les choses, mais il permettra à un public un peu moins informé de prendre connaissance de certaines choses qui ne sont pas toujours mis sur le devant de l'information. Bonne surprise, mais on reste surpris de voir ce dernier dans la sélection du BIFFF.


The whistleblower

Par contre, nous avons eu beaucoup de mal à survivre et tenir jusqu'au bout de Kotoko, drame social de Tsukamoto dans lequel une mère de famille instable sombre de plus en plus dans la folie allant jusqu'à confondre rêve et réalité. Lent, pénible, répétitif, existant sans aucune véritable raison, on retiendra de Kotoko des plans tremblotants et un plan-séquence de dix minutes où la caméra suit la jeune femme du nom de Kotoko (Cocco) chanter et danser. Pas certain que cela soit une bonne chose. Le seul point positif de Kotoko est le public du BIFFF, qui au vu de l'ennui que procurait le film, a réussi à créer un peu d'animation sans laquelle l'oeuvre de Tsukamoto aurait pu nous faire sombrer dans la folie de l'ennui, ou dans le sommeil...

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