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Le Rutger Hauer Day

Publié il y a 5 ans par Richard B.

L'Etrange Festival reçoit le légendaire Rutger Hauer

Il y a des moments qui sont à graver dans une vie, il n'est pas toujours donné de pouvoir rencontrer des artistes avec un grand « A ». Rutger Hauer est de ceux-là. Il n'est pas seulement un grand acteur, mais bien plus que cela tant il a su apporter à certains de ses personnages mythiques. Trois films en son honneur furent diffusés ce samedi 10 septembre.

Nous avons tout de même vu auparavant Dead Heads, film de zombie essayant de trouver sa place dans la cour des Bienvenue à Zombieland et Shaun of the Dead. Dans ce long réalisé par les frangins Pierce (Brett Pierce et Drew T. Pierce) il est question de deux morts-vivants se réveillant avec une conscience et une faculté de raisonnement. Mike Kellerman (Michael McKiddy), malgré son état peu glamour, décide de retrouver l'amour de sa vie pour lui faire sa demande en mariage. Seul problème : il n'est pas évident de parcourir une longue route lorsqu'on est un zombie et qu'on est recherché.

Dead Heads est un film possédant quelques bonnes idées tels certains zombies plus intelligents que certains humains, ou encore des petites scènes d'émotions ou d'humour fonctionnent plutôt bien. Mais Dead Heads souffre hélas d'acteurs inégaux (voir très mauvais pour certains), un script manquant grandement de subtilité se croyant perpétuellement drôle en citant ses références (ce qui n'est pas le cas) et couvert de maladresse de mise en scène rapprochant plus ce dernier d'un bon téléfilm que d'un film « grand écran ». Si pour ma part cela ne m'a pas trop empêché de passer un agréable moment, ce n'est pas le cas de Jonathan.

Dead Heads

L'avis de Jonathan C. : Deux zombies, conscients et cohérents (ils ont encore toutes leurs facultés humaines) sans qu’on sache pourquoi eux et pas les autres, se réveillent dans une forêt infestée de morts-vivants. Ils échappent à une attaque de zombies et entament un périple pour aller retrouver l’ex girlfriend de l’un d’eux, avec un chasseur de zombies coriaces à leurs trousses.
Dead Heads part d’un pitch aguicheur promettant du bon zombie-flick mélangeant film de potes, romance et road-movie, mais le traitement va plomber toutes ces bonnes (quoiqu’opportunistes) intentions. Etant zombies eux-mêmes, nos deux héros n'ont pas pour ennemis les zombies mais les humains (scientifiques et militaires), ce qui réduit amplement le potentiel de carnage, malgré quelques mises à (re)mort totalement gratuites (merci le chasseur de zombies) et une amusante exploitation organique des zombies (encore une fois après Dead Snow ou Machete, les intestins servent de corde). Le concept des héros zombies est peu exploité, si ce n’est pour des gags burlesques (le bras démontable), et l’intrigue est expédiée (cf. la backstory du héros), les frangins réalisateurs préférant s’attarder sur des pitreries pas drôles. Les quelques esquisses de bonnes idées (le héros zombifié qui va découvrir qui lui a collé une balle dans la tête) sont bazardées par un humour pas fin du tout, à la fois trop gonzo et pas assez, accumulant les gags poussifs et les vannes qui tombent à plat (ce que soulignerait presque la musique). C'est bruyant et hystérique pour pas grand-chose, et on dirait parfois que les clichés sont pris au premier degré. Dead Heads tombe dans la citation grossière (ça nous permet au moins de revoir un peu de Evil Dead), même si les références au cinéma de George A. Romero sont mieux digérées, par exemple le zombie adopté Cheese qui évoque le Bub du Le Jour des morts-vivants ou le chasseur de zombies qui ressemble étrangement aux héros black de La Nuit des morts-vivants et Zombie.

Le personnage principal, sosie de Stuart (mais en plus jeune) dans Spin City, est inoffensif et fade (il passe son temps à flipper et à pleurnicher), et certains personnages secondaires sont particulièrement insupportables, mention au sidekick stressant (sorti de nulle part) et au bad guy beauf qui cause en hurlant des « fuck ». Les caricatures sont faciles et peu inspirées. Seuls le zombie Cheese (qui créer un minimum d'empathie) et le vieux vétéran du Vietnam (qui trimballe avec lui les cendres de sa femme vietnamienne dans un bocal) sont attachants, et deux jolies séquences sortent du lot, non pas pour leur humour mais pour l'émotion qu'elles dégagent : celle sur la plage et les retrouvailles masquées du héros avec son ex (la rayonnante Natalie Victoria) pendant la soirée. Les quelques effets gore et les maquillages sont réussis (on sent que le maigre budget est passé là-dedans), mais la réalisation joue beaucoup trop (et maladroitement) sur le hors-champs afin de masquer les carences budgétaires, qui transparaissent quand même à l’écran (dés son générique bêtement grindhouse avec filtre Photoshop), entre une mise en scène plan-plan sans folie, un rythme mou (c’est très rébarbatif, le récit manque de ressources) et une image laide (ou est le chef opérateur ?). Cette comédie horrifique dégénérée fait très vieillot et eighties (sans en avoir le charme), on se croirait revenu au temps de Teen Wolf ou du film Buffy, la tueuse de vampires (qui, eux, étaient marrants). La musique achève de donner des airs de téléfilm allemand à cette zombie comedy loin d’égaler des réussites comme Le Retour des morts-vivants, Shaun of the Dead, La Main qui tue, Bienvenue à Zombieland, Flic ou Zombie ou La Revanche des loosers-vivants. Complètement inoffensif et anecdotique, trop sage (même quand des gamins se font trucider) et sans folie.


Cette parenthèse fermée, nous allons pouvoir revenir à notre ami Rutger Hauer. Ce même jour, nous avons ainsi pu découvrir The Mill and the Cross ou revoir sur grand écran La Chair et le sang et Hitcher.

The Mill and the Cross n’est guère aisé à aborder puisqu’on rentre dans un cadre de film purement expérimental. Durant 90 minutes il nous est donné de suivre 12 des 500 personnages représentés dans le tableau de Pieter Bruegel « La procession du calvaire ». Ce film quasiment muet - à quelques dialogues prêts - se situe bien plus une longue analyse de l'oeuvre du peintre, ainsi qu'un tableau vivant, qu'un film avec une trame scénaristique bien établie. On est très souvent captivé par le travail sur l'image qui d'un point de vue purement du rendu nous rappelle quotidiennement l'oeuvre de Pieter Bruegel, mais les choix de Lech Majewski restent tout de même trop égoïstes pour véritablement accrocher le spectateur. On est content de voir Rutger Hauer ou encore Michael York, mais malgré tout leur présence est anecdotique. The Mill and the Cross, malgré le gros travail qu'il a dû susciter pour arriver à un tel résultat, risque de ne pas rester dans les mémoires, l'émotion manquante.

 

L'avis de Jonathan C. : Le polonais Lech Majewski (scénariste de Basquiat) propose de nous plonger dans le tableau Le Portement de Croix/La Procession du Calvaire (1564) de Pieter Brueghel et de faire vivre une douzaine des personnages qui y figurent. Suivant ces quelques personnages en montage parallèle, Majewski imagine, en s’inspirant également des textes de l’historien et critique d’art Michal F. Gibson, une fiction dans l’Histoire à partir du tableau, fiction dont est témoin (et conteur) le peintre lui-même, incarné par Rutger Hauer (qui, quasiment en même temps, tournait Hobo With a Shotgun, ou comment passer du coq à l’âne dans une filmographie). Le film évoque également d'autres toiles de Brueghel. Quasiment sans dialogues (les seules et rares paroles prononcées le sont par Rutger Hauer, Michael York et Charlotte Rampling), The Mill and the Cross est une expérience visuelle et sensorielle assez unique, très contemplative et méditative, ou chaque plan, qui dure longtemps, s’admire et s’ausculte comme un tableau. Au fil de plans-séquences parfois impressionnants (notamment un plan-séquence vertigineux sur le moulin), dans des décors mi-naturels mi-dessinés, la caméra s’y ballade tel le regard d’un visiteur regardant de plus près une toile dans un musée. Reconstitué à l’écran (pendant une postproduction de plusieurs années) par des techniques artisanales et numériques, le tableau prend vie et la fresque s’anime devant les yeux du spectateur, qui a parfois l'impression d'être projeté dans une toile en 3D (alors que le film n'est pas en 3D) et de la parcourir. En contrepartie, bien qu’envoutant et surprenant, le film ne raconte pas grand-chose et provoque un ennui poli, malgré la beauté des images et le souci du détail. Même Rutger Hauer, Charlotte Rampling et Michael York (qu'on est bien content de revoir) n’ont pas grand-chose à y faire (ils ont plus une importance visuelle que narrative). Dans l’exploration de l’œuvre d’un peintre et dans le genre très rare de l'adaptation cinématographique d'un tableau  (ou, plus commun, la genèse d'un tableau célèbre, souvent à l'intérieur des biopics de peintres), La Jeune fille à la perle (visuellement proche de The Mill and the Cross, Moyen Age oblige) ou même le segment Crows (avec Martin Scorsese en Van Gogh) du Rêves de Kurosawa étaient autrement plus captivants, car plus cinématographiques que « simplement » picturaux…

La chair et le sang

Par la suite nous avons pu redécouvrir le chef-d'oeuvre de Paul Verhoeven, La Chair et le sang. Rarement un film sur une épopée médiévale aura réussi à être si intense, crédible, dur et si peu manichéen. Dans la La Chair et le sang il n'y a pas de bon ou de mauvais, mais des personnages troubles ou les victimes peuvent devenir les bourreaux et inversement. Il est difficile de trouver un moindre défaut à la La Chair et le sang tant ce dernier touche de la perfection, que ce soit pour la mise en scène ou pour le jeu des acteurs, ou encore pour le travail sur l'éclairage ou la fabuleuse musique de Basil Poledouris. Jennifer Jason Leigh est envoutante, touchante, manipulatrice et Rutger Hauer - au sommet de son charisme - livre un personnage aux facettes multiples et complexes. Revoir ce film dans une salle de cinéma permet une immersion encore plus ardente et ainsi offrir une expérience qui ne peut rester que dans nos mémoires.


Le cycle Rutger Hauer s’est terminé avec le grandiose Hitcher, autre film mettant en avant la faculté de l'acteur à pouvoir jouer tout type de rôles. Hitcher est un film fascinant du fait qu'il laisse beaucoup de zones d'ombre autour du personnage interprété par Rutger Hauer (on ne sait rien de ses motivations, de qui il est, d'où il vient). Si le nom de John Ryder est mentionné là encore, rien n’affirme qu'il donne son vrai nom. Robert Harmon – qui signait ici son premier film et meilleur film - pose les évènements de son histoire avec une telle aisance qu’on arrive à croire à la moindre des incohérences ou ellipses scénaristiques. Le talent des acteurs, les multiples péripéties, les cadrages et la lumière très soignés nous amènent à bord d'un film qui ne nous lâche jamais en cours de route. Rutger Hauer s'offre avec ce film un rôle en or, et nous terrifie à jamais par son regard et ses gestes anodins. Après Hitcher version 86 (oubliez le remake) plus personne n’aura envie de prendre quelqu'un en stop.

Egalement au programme de cette journée, une projection de La Griffe du passé (Out of the past), avec lequel Jacques Tourneur adaptait son style tout en suggestion (parfait pour le cinéma fantastique), dans un noir et blanc superbe, au film noir à la Faucon Maltais (dont La Griffe du passé est l'un des meilleurs rejetons). L'influence du Assurance sur la mort de Billy Wilder, ou même du Facteur sonne toujours deux fois (sorti l'année précédente) de Tay Garnett, se fait également ressentir dans ce film noir à priori guère original mais dans lequel le réalisateur et ses acteurs injectent une forte personnalité et un style unique. Tourneur se lance donc dans une intrigue tortueuse avec femme fatale vénéneuse et troublante (faut-il lui faire confiance ?), détective privée nonchalant et malmené, triangle amoureux teinté de pervesité, double jeu, récit en flashback, etc. L'intrigue, bien que captivante, a moins d'importance que l'atmosphère (longuement posée dans la fabuleuse séquence d'introduction) et que la représentation psychologique des personnages, ce qui intéresse plus le réalisateur de La Féline que de suivre les codes du film noir. La Griffe du passé mérite aussi le détour pour le face-à-face tendu entre deux acteurs légendaires, Robert Mitchum et Kirk Douglas (qui, pour son deuxième rôle seulement au cinéma, campe un méchant d'anthologie), qui se retrouveront 23 ans plus tard dans La Route de l'Ouest d'Andrew McLaglen. A noter (car c'est peu connu) qu'un bon remake de La Griffe du passé est sorti dans les années 80, l'exotique Contre Toute attente de Taylor Hackford, avec Jeff Bridges à la place de Mitchum, Rachel Ward à la place de Jane Greer et James Woods à la place de Kirk Douglas.

 

Griffe du passé

Enfin, Jonathan C. a vu Cold Fish, pour lui le meilleur film de cette sélection 2011 de l'Etrange Festival.

Réalisateur de Suicide Club et de Strange Circus, Sono Sion transcende une commande de la Sushi Typhoon, firme de la Nikkatsu spécialisée dans le trash et le nanar (c'est un peu du Cannon ou du The Asylum nippon). Deuxième opus (entre Love Exposure et Guilty of Romance) d'une trilogie thématique, Cold Fish n'a finalement plus rien à voir avec une production Sushi Typhoon si ce n'est qu'il respecte deux conditions (sans lesquelles la firme n'aurait sans doute pas produit le film) : beaucoup de gore et du sexe, avec des actrices sexy (l’idol top model Megumi Kagurazaka, la vénéneuse Asuka Kurosawa…). Pour le reste, Sono Sion a carte blanche et part donc en roue libre, pour notre plus grand plaisir.

Tenant une modeste boutique de poissons tropicaux, Shamoto est un gentil père de famille, dont la fille adolescente ne supporte plus de vivre avec sa nouvelle femme. Il fait la rencontre de Mr. Murata, patron d'un supermarché, qui tient également une boutique de poissons et qui sympathise avec la famille. Il propose un job à la fille, et une affaire à Shamoto. Mais tout ça est trop beau pour être vrai, et la collaboration avec ce trop attentionné Mr. Murata, dont l’un des sordides secrets est qu’il se révèle être un psychopathe, va virer au cauchemar et au carnage.
Cold Fish commence avec des personnages normaux, dans des situations normales, dans un contexte banal, pour finir dans la fureur et le sang ; entre les deux, une brillante progression dans la folie, montée en puissance lente et insidieuse dont l'explosion finale laisse pantois. En passant de la comédie de mœurs au thriller nerveux (un pauvre type embarqué dans une histoire impossible, manipulé par un gangster serial-killer qui tient sa famille en joue), et du thriller nerveux au film d'horreur trash, le tout avec un humour noir très méchant et des moments complètement décalés, Cold Fish surprend constamment, brise toutes les conventions, envoie valser le cahier des charges (si ce n’est, donc, pour le gore et l’érotisme) et instaure un rythme extrêmement tendu (avec les heures et le jour qui s'affichent régulièrement) et de plus en plus précipité. Il développe une véritable tragédie, qui explose dans des face-à-face intenses (ceux entre Shamoto et Murata sont à couper le souffle) dont le crescendo dramatique est accentué par une superbe musique opératique (et le thème au piano est très émouvant). L’impressionnante maitrise narrative et stylistique, instinctive et fulgurante (ça n'arrête jamais d'avancer), confine au tour de force et emporte le spectateur dans un tourbillon d’émotions fortes, si bien qu’on en s’ennuie pas une seconde (pas le temps !) pendant les 2h20 de cette descente aux enfers, encore moins quand elle verse dans le gore (les découpages de cadavres, très drôles et bien craspecs) et l’érotisme (pour le coup les scènes de sexe font un peu gratuites, notamment ces papouilles lesbiens pendant une discussion tendue).

Cold fish

En accumulant les humiliations et les élans de sadisme et d’inhumanité, le cinéaste explore les pulsions de l'être humain, dans ce qui s'apparente à un Chiens de paille nippon (un homme inoffensif et effacé poussé à bout par des psychopathes va faire ressortir toute sa rage et devenir une bête féroce), et continue dans le romantisme trash et les rapports hommes-femmes (ici très glauques et misogynes). Le tableau typique d’une famille japonaise en pleine reconstruction est brisé en morceaux dans l’envers du décor (Shion Sono y révèle de nouveau une jeunesse japonaise pleine de haine envers ses géniteurs), comme le rôle du père et l’image de la virilité. Tout est poussé au paroxysme par des fantasmes outranciers et par le personnage de Murata, qui fait office de révélateur (Shamoto se rend compte qu’il a une vie de merde et qu’il ne vaut rien, pas même aux yeux de sa famille). Cold Fish ressemble à s’y méprendre à un film coréen (on y retrouve même les éternels thèmes de la vengeance et de l’identité), mais à la sauce japonaise (la culture nippone a une grande importance ici). Cold Fish est d’une imparable cruauté, et finalement cynique et désespéré, sans concessions. Un film, excessif fou et impressionnant dont certaines séquences d’anthologie sont terrassantes, comme toute cette dernière demi-heure cathartique (à partir de la scène sur le pont), tétanisante, hallucinante, démentielle et d’une violence inouïe, ou le gore et le sexe se mélangent dans le grandguignolesque le plus total, qu’on suit les yeux ébahis et à coups de rires jaunes (l’humour est dévastateur, même dans ce qu’il y a de pire à l’écran, par exemple un viol). Mais ce qui aurait pu être un vulgaire Uncut Movie ou une farce potache à la Sushi Typhoon devient une bouleversante tragédie sanglante, habitée par des acteurs prodigieux qui n’ont peur de rien (Mitsuru Fukikoshi est très fort). Dans le rôle du démoniaque Mr. Murata, Denden (Cure) est aussi terrifiant que jubilatoire en patron psychopathe qui « rend les gens invisibles » en les hachant en petits morceaux.
Qu'on le considère comme un chef d'oeuvre ou comme un sommet de ridicule racoleur, ce film-choc ne laissera personne indifférent et devrait révéler le cinéaste en France (comme Old Boy pour Park Chan-Wook).

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  • je suis fan de cet acteur. J'ai du voir la chair et le sang un nombre incalculable de fois (idem pour The Hitcher).
    Que de souvenirs...
    Merci pour cet article!
    Phooka, le 12 septembre 2011 17:25