Cyclades: l'extension

Publié il y a 5 ans par Nicolas L.

Le premier module présenté par ses créateurs

Les éditions du Matagot annoncent une extension au jeu Cyclades, qui sera présenté le 20 octobre prochain dans le cadre du festival d’Essen.

Cette extension se compose de quatre modules qui nécessitent forcément le jeu de base pour pouvoir jouer. Chacun de ces modules peut être incorporé un par un dans une partie, sachant que ce sont les parties intégrant les quatre modules qui s’avèreront les plus intéressantes.

Quant au nombre de joueurs, il reste au format standard de 2 à 5 participants. Grande nouveauté par contre, les joueurs découvriront des héros ainsi que de nouveaux dieux et créatures de la mythologie grecque. Ils apprécieront également les nouvelles règles et stratégies de conquête présentées dans l’extension.
Le premier module de « Cyclades : Hadès » vous est révélé dans son intégralité suite à un concours sur Tric Trac, le célébre website consacré aux jeux de plateau.

Grâce à ce module et contrairement au jeu de base, les joueurs pourront se placer en début de partie sur les îles de leur choix. Pour fonctionner, il nécessite simplement le matériel de Cyclades. Autre surprise en supplément de ce premier module, les participants du concours ont débloqué une récompense bonus, le making of de « Cyclades : Hadès ». Bruno Cathala et Ludovic Maublanc livrent ici leur parcours et les détails de l’élaboration du jeu.

« En fait, il s’agit du premier élément sur lequel nous avons travaillé, avant même de décider de véritablement développer une véritable extension. En effet, lors du travail sur le jeu initial, nous avons volontairement choisi une mise en place pré-établie en fonction du nombre de joueurs. Ce choix répondait à deux souhaits : une préparation du jeu la plus rapide possible (lorsque l’on découvre un nouveau jeu, il est bien difficile d’être pertinent sur des choix de placement initial, ce qui conduit une partie des joueurs à y réfléchir des heures, par peur de « mal » joueur). Et il était important pour nous de plonger le plus vite possible les joueurs dans le vif du sujet : un début de partie assez tranquille et équilibré au niveau des ressources, permettant à chacun, sur un ou deux tours, d’apprivoiser les mécanismes du jeu, afin d’être parfaitement sur ses gardes lorsque la tension commence à vraiment monter un peu plus tard dans la partie. Et notre placement initial, ne mettant jamais les adversaires en confrontation directe dès le tour 1, répondait parfaitement à ces attentes.

Après pas mal de parties, et surtout lorsqu’il n’y a plus de nouveaux joueurs à initier autour de la table, l’envie d’en découdre plus rapidement devient assez naturelle, d’où l’idée d’un placement libre. Encore fallait-il décider l’ordre dans lequel les joueurs allaient se placer. Un ordre des joueurs tiré de façon aléatoire n’était pas acceptable pour un tel jeu, de part l’avantage énorme de pouvoir choisir des îles offrant beaucoup de ressources pour le premier joueur.

Nous avons aussi essayé le système de placement des colons de catane (l’ordre des joueurs est défini aléatoirement, mais le premier joueur choisit une seule île, et ainsi de suite jusqu’au dernier joueur, qui, lui, choisit ses deux îles, et ensuite on revient en sens inverse pour terminer par le premier joueur). Si ce système fonctionnait, il n’était pas totalement satisfaisant car ne s’appuyant pas sur le coeur de jeu de Cyclades.

Et si finalement il n’était pas plus simple de déterminer l’ordre de placement en utilisant le système d’enchère propre au jeu de base ? En plaçant les dieux aléatoirement comme d’habitude, et en offrant un petit bonus spécifique à chaque dieu lors du placement. (une troupe de plus pour Arès, un bateau pour Poséidon, un prêtre pour Athéna, un philosophe pour Zeus et une corne d’abondance pour Apollon). Encore fallait-il trouver une astuce pour contrebalancer l’avantage d’un premier joueur choisissant les îles à 2 PO. Et cette astuce était assez évidente : Lors du premier vrai tour de jeu, pas de revenus… il va falloir faire avec l’argent que l’on n’a pas dépensé lors de la phase de placement initial. Du coup, si on veut absolument bénéficier du bonus de tel ou tel dieu, ou se placer très tôt, il va falloir payer… mais attention à ne pas payer trop, car l’absence de revenus du premier tour risque de générer de jolis retours de bâton !

Bref, le placement libre est maintenant une véritable première phase de jeu, tendue et agressive, et qui s’adresse à des joueurs ayant une bonne expérience du jeu. Cerise sur le gâteau, elle ne nécessite aucun matériel supplémentaire et peut donc être jouée avec le jeu de base sans l’extension ! L’essayer, c’est l’adopter ».

Bruno Cathala et Ludovic Maublanc.

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